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Revue de presse Afrique

À la Une: les conditions d'assignation à résidence de Laurent Gbagbo jugées à la CPI

Audio 03:49
Laurent Gbagbo le 6 février 2020 devant la CPI.
Laurent Gbagbo le 6 février 2020 devant la CPI. AFP/Jerry Lampen

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Et ses titres en attestent. À commencer par ceux de la presse dite « bleue », celle proche de l’ex-président de la République Laurent Gbagbo.

« Pourquoi il faut croire au retour de Gbagbo », lance ainsi la manchette du journal Le Temps.

« Les avocats de Gbagbo humilient les "envoyés" du régime Ouattara », clame celle du quotidien Le Nouveau Courrier.

« Humiliés, les avocats de Ouattara quittent la salle la queue entre les jambes », enchérit celle du journal le Quotidien d’Abidjan.

Référence à un moment fort de l’audience : la projection d’une récente video dans laquelle l’actuel président Ouattara affirme que l’État ivoirien n’est pas intervenu dans la démarche de ses avocats, présent hier à cette audience :

Comme le résume d’un titre Le Nouveau Réveil, « Ouattara contredit les avocats de l’Etat envoyés à La Haye ». Pour ce quotidien, c’est « la vidéo qui désarçonne l’accusation ». Et ce journal proche du PDCI d’HKB le prédit : « Gbagbo et Blé Goudé vers la liberté totale ».

Perspective qui effraie manifestement le journal L’Essor. Lequel, en Une, pose l’équation suivante : « Une libération sans condition = désordre en Côte d’Ivoire ». Et L’Essor se demande si la CPI va « prendre ce risque ».

Dans la sous-région cette audience à la CPI suscite le plus vif intérêt :

Pour n’en citer qu’un, le journal Wakat Sera se demande si les projecteurs de l’actualité à la Cour pénale internationale vont « rester éternellement braqués sur l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et son ancien lieutenant Charles Blé Goudé ? ». Selon ce quotidien ouagalais, « la réponse est visiblement oui, tant que les deux têtes de Turc du pouvoir d’Abidjan continueront à hanter les nuits et les esprits au Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et son président Alassane Ouattara ».

Étant rappelé que, selon les avocats - français - de la Côte d’Ivoire, « laisser Gbagbo et Blé Goudé revenir en Côte d’Ivoire, leur pays, ravivera le désordre », Wakat Sera estime qu’il faut pourtant « reconnaître que ce qui pourrait créer le désordre, voire le chaos, ce sont les intrigues politico-administratives nouées autour de certaines personnes dont le pouvoir a visiblement peur dans la perspective de la présidentielle prévue en octobre prochain ».

Et pour ce journal, ce qui peut « faire le terreau d’affrontements fratricides en Côte d’Ivoire c’est la sauce mal cuite d’une réconciliation criée sur tous les toits mais à la place de laquelle la graine de division est semée et entretenue pendant que la persécution contre tout ce qui n’est pas aux couleurs du RHDP est le sport le mieux pratiqué par les tenants du pouvoir d’Abidjan », estime donc Wakat Sera, en appelant ce matin à « mettre fin à cette politique d’exclusion ».

Soir Info annonce en Une que « le juge Tarfusser livre des informations confidentielles sur le dossier Gbagbo » :

Référence à un article du site Mediapart, lequel révèle les principales conclusions du juge italien Cuno Tarfusser, qui avait présidé la chambre de première instance de la CPI ayant acquitté Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé le 15 janvier 2019.

Selon ce magistrat, donc, « la thèse du procureur s’est révélée être "un théorème fragile et non plausible, reposant sur des bases instables et douteuses", un "récit caricatural et déséquilibré"». Pire, « les preuves (testimoniales et documentaires) produites par le procureur ont fait émerger de nombreux éléments qui, tout simplement, suggèrent un récit radicalement différent de celui qu’elle proposait ».

Par ailleurs, « le mémoire principal présentant les analyses de Tarfusser et du juge Henderson constate de son côté que Fatou Bensouda a "balayé" le rôle et "l’influence des troupes françaises", pourtant centraux, et n’a pas pris en compte les événements antérieurs à 2010, dont la tentative de coup d’État de 2002 qui a eu un impact considérable sur le pays et la présidence Gbagbo », énonce Mediapart.

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