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Chronique des matières premières

Le café, matière première la plus touchée par le coronavirus

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Une femme portant un masque passe devant un coffee shop à Kunming, dans la province du Yannan, le 2 février 2020, en Chine où le pays a décidé de fermer des milliers de ces boutiques pour éviter la propagation du 2019-nCoV.
Une femme portant un masque passe devant un coffee shop à Kunming, dans la province du Yannan, le 2 février 2020, en Chine où le pays a décidé de fermer des milliers de ces boutiques pour éviter la propagation du 2019-nCoV. REUTERS/Wong Campion

Le cours du café arabica a perdu 20% depuis le début de l'année. C'est la matière première la plus touchée par le coronavirus chinois.

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Le café subit plus que toute autre matière première le coronavirus chinois. Depuis début janvier le cours de l'arabica a chuté plus durement même que le pétrole : -20% ! Il faut dire que la Chine a imposé la fermeture de plus de 2 000 boutiques de la multinationale américaine Starbucks dans le pays, mais aussi des nombreux points de consommation du champion national Luckin, pour contenir la propagation de l'épidémie. La Chine n'est encore qu'un tout petit consommateur, 2% de la demande mondiale de café. Mais elle a plus que triplé ses importations en 10 ans. Avec un potentiel de croissance sur lequel compte le marché mondial.

Starbucks et Luckin ferment leurs boutiques en Chine

Un marché mondial du café décidément très éprouvé. Après une année catastrophique où la livre d'arabica était passée sous le seuil du dollar à la bourse de New York, décourageant les producteurs du monde entier, et particulièrement ceux d'Amérique centrale, les cours s'étaient ressaisis depuis octobre dernier. Ils avaient gagné près de 30% jusqu'à la mi-décembre.

Depuis, l'annonce d'une récolte record au Brésil pour 2020-2021 pèse à nouveau sur les prix. On devrait passer d'un léger déficit l'an dernier à un excédent de près de trois millions de sacs.

Le coronavirus renforce le sentiment baissier

Le café robusta n'est pas épargné. À la bourse de Londres où est cotée cette variété, les prix sont passés sous les 1 300 dollars la tonne. Une baisse moins forte, mais tout de même de 14% depuis la mi-décembre.

Au Vietnam champion du robusta, les vendeurs de café des hauts plateaux constatent sur le terrain une petite baisse des prix intérieurs cette semaine et ils l'attribuent au coronavirus, qui renforce le sentiment baissier sur le marché du café. Son évolution, estime un analyste de Rabobank, dépendra de la durée de l'épidémie et de l'impact qu'elle aura sur la demande de café ailleurs en Asie.

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