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Revue de presse française

À la Une: l’impact du coronavirus chinois

Audio 06:17
Un homme porte un masque pour se protéger du coronavirus, en Chine.
Un homme porte un masque pour se protéger du coronavirus, en Chine. REUTERS/Aly Song/File Photo

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C’est un « immense défi » pour la Chine de Zi Jinping, certes. « Mais aussi pour l’économie mondiale », souligne Challenges, car ses conséquences iront « au-delà des frontières » et « impacter l’économie française ». C’est ainsi, « le moteur chinois se grippe, le business tousse » formule cet hebdomadaire, en relevant que les économistes de la banque d’affaires américaine Morgan Stanley ont calculé le montant de la « facture » pour la croissance mondiale : à grands traits, un recul de 0,15 à 0,3 % de la richesse mondiale.

En tout cas, même si les projections de conjoncture vont du simple au double, le mécanisme, en revanche, est clair : « la santé de l’économie mondiale dépend beaucoup plus de la Chine qu’il y a dix-sept ans lors de l’épisode du SRAS », explique Challenges, sachant que l’actuel virus a déjà fait plus de morts que le SRAS.

En France aussi, certains secteurs sont directement exposés, comme le luxe par exemple. Dans un raccourci qui frise la généralité de comptoir, Challenges explique en conséquence à ses lecteurs que les Chinois ont décidemment le goût du luxe, en soulignant que « la clientèle chinoise ne représentait que 2 % des achats mondiaux du luxe il y a vingt ans. Aujourd’hui c’est plus du tiers », pointe en orfèvre cet hebdomadaire économique. Le coronavirus ? Microscopique cause, macroscopiques effets...

« L’affaire Mila », du prénom de cette jeune-fille menacée de mort sur les réseaux sociaux pour avoir tenu des propos hostiles à l’Islam :

L’affaire a pris une telle ampleur que la ministre de la Justice Nicole Belloubet s’est fendue d’une tribune publiée par le journal Le Monde daté d’aujourd’hui. Nicole Belloubet y assure que « le crime de lèse-Dieu n’existe pas » en France.

Si la Garde des Sceaux met ainsi les points sur les « i », c’est parce qu’en dix secondes, « à brule pourpoint » à la radio, Nicole Belloubet a utilisé une expression qu’elle-même, dans sa tribune au Monde, qualifie de « maladroite », mais aussi « regrettable » et « inexacte », en affirmant que « l’insulte à la religion, c’est évidemment une atteinte à la liberté de conscience ».

Vrai coup de tonnerre, car la gardienne de la loi ne saurait ignorer la loi : depuis 1792, le blasphème n’est plus un délit en France :

Gare aux velléités de retour à l’Ancien Régime. Les intellectuels français y veillent, qui montent la garde. L’hebdomadaire L’Express publie ainsi une tribune, une autre, signée cette fois-ci Elisabeth Badinter, Elisabeth de Fontenay, Marcel Gauchet, Jacques Julliard et Jean-Pierre Le Goff, rien que ça !

Tribune dans laquelle ces cinq intellectuels de renom s’indignent. « Ce qui s’est passé ces derniers jours est inédit et plante les jalons inquiétants d’un "deux poids deux mesures" qui s’installe durablement de notre nation. Pourquoi, dès lors que la cible du blasphème est l’islam, tord-on nos principes républicains, interroge ce texte ? (…) La réponse est à aller chercher dans la lâcheté de la justice de la politique, désormais obsédées par l’acrobatie du "en même temps" sur les sujets de liberté d’expression quand ils concernent l’islam. Nous paierons cher cette lâcheté », préviennent ces cinq « grandes voix » dans L’Express.

Quand à l’hebdomadaire Le Figaro Magazine, il se déchaine contre « les féministes », dont il dénonce ce qu’il appelle « la grande lâcheté » dans l’affaire Mila. « Pas un jour, pas un média sans sa dénonciation de harceleurs ou violeurs dans le monde du cinéma, de la littérature ou du sport, énonce Le Fig Mag. (…) Mais les mêmes regardent leurs chaussures ou appellent au respect et à la dignité des religions quand des musulmans insultent ou menacent femmes et homosexuels. Le féminisme contemporain poursuit de sa vindicte un patriarcat qui se cache pour mourir ; et regarde avec les yeux de Chimène un patriarcat d’une violence jamais vue dans nos contrées. Il ajoute l’incohérence intellectuelle à la lâcheté morale », bucheronne Le Figaro Magazine. A son corps défendant, Mila a mis la France en émoi.

« L'affaire Barbarin », du nom de l’archevêque de Lyon, accusé d’avoir couvert les agressions sexuelles sur mineurs d’un prêtre de son diocèse, et qui a finalement été innocenté par la justice :

Le 30 janvier dernier, l’archevêque Philippe Barbarin a été relaxé par la Cour d’appel de Lyon. Il était jugé pour ne pas avoir dénoncé le père Preynat pour agression sexuelle sur mineurs. Et cette décision de justice, qui infirme la condamnation de Philippe Barbarin en première instance est vivement dénoncée cette semaine par l’hebdomadaire Politis. Lequel s’indigne contre ce qu’il appelle la « relaxe honteuse » de l’archevêque.

Le prélat, lui, se confie longuement dans Le Point. Dans ce long entretien, l’archevêque de Lyon bat sa coulpe, reconnaissant « des erreurs de gouvernement ». Une affaire qui « restera attachée à mon nom et me colle aura toujours au visage… Je resterai celui qui n’a pas ? », dit-il, hésitant, au Point, avant de poursuivre : « celui qui n’a pas dénoncé des acteurs odieux », avant de conclure : « L’essentiel, comme le dit Saint-Paul, est que la Parole de Dieu poursuivre sa course ».

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