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Revue de presse française

À la Une: la recherche mondiale se mobilise contre le coronavirus

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Une scientifique fait des recherches sur le coronavirus, au laboratoire de l'Institut Pasteur à Dakar, le 3 février 2020.
Une scientifique fait des recherches sur le coronavirus, au laboratoire de l'Institut Pasteur à Dakar, le 3 février 2020. AFP/Seyllou

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Avec cette question lancinante, pointe La Croix, à quand un traitement efficace et un vaccin ? Eh bien il va falloir être patient…

« Pour l’heure, rappelle le journal, alors que la Chine dénombre plus de 900 morts et plus de 40 000 contaminations, et que plus de 300 cas ont été déclarés dans une vingtaine de pays, l’OMS rappelle qu’il n’existe pas de traitement anti-coronavirus homologué. Début février, l’OMS devait commencer assez rapidement un essai clinique international. » On n’en sait pas plus…

« Côté vaccin, poursuit La Croix, la recherche et la mise au point devraient nécessiter de nombreux mois. En effet, après la construction du vaccin, qui pourrait prendre entre deux et trois mois, viendront ensuite les essais précliniques chez l’animal (innocuité, tolérance, pouvoir immunogène) et les véritables essais cliniques chez l’homme (phases I, II et III). "Une démarche qui devrait durer au moins trois ans", selon Bruno Lina, virologiste de l’Inserm à Lyon. La durée peut cependant varier selon le type de vaccin. L’Institut Pasteur mise ainsi plutôt sur une durée de vingt mois. »

« Avec les chercheurs qui pistent le coronavirus », s’exclame pour sa part Le Parisien. Le Parisien qui a pu pénétrer dans le centre national de référence des virus respiratoires de l’Institut Pasteur à Paris où les chercheurs déterminent si les cas suspects sont contaminés. Ou pas : « loin de la panique et des rumeurs, le long des couloirs, des blouses blanches concentrées, l’œil sur un microscope ou leur ordinateur, sont sur le pont jour et nuit depuis le début de l’épidémie (…). À l’intérieur des paquets, protégés d’un triple emballage et livrés par des transporteurs spécialisés, les chercheurs récupèrent des prélèvements respiratoires ou des échantillons de sang, d’urine, de selles de patients peut-être infectés par le coronavirus. Sont-ils contaminés ? Aux chercheurs de réaliser les tests. Leur mission : signaler le plus rapidement possible une infection. Surtout éviter la propagation. "Ce sont des échantillons suspects, envoyés par des hôpitaux, prévient Vincent Enouf, directeur adjoint du centre. On a besoin de quatre heures pour dire si la personne est positive ou non". Cinq malades ont déjà été diagnostiqués par cette équipe de sept laborantins de Pasteur. »

Le masque et le bâillon…

De son côté Libération s’attarde ce matin sur le côté politique de cette épidémie, plus précisément sur l’attitude des autorités chinoises…

« En tentant de dissimuler l’arrivée du virus, en arrêtant et punissant les lanceurs d’alerte et en minimisant la gravité de la maladie, le pouvoir de Pékin a en fait aggravé la situation », affirme Libération.

« Parmi des centaines, c’est une mort qui ne passe pas, relate le journal. Celle, vendredi, du docteur Li Wenliang pose un défi politique d’une nouvelle ampleur au pouvoir chinois. Depuis trois jours, l’ophtalmologue de 34 ans - dont le jeune âge contribue à son aura posthume - est devenu, aux yeux des Chinois, la victime symbole de l’opacité du système. Il avait été le premier à alerter sur un "mystérieux virus" en décembre, dans son hôpital de Wuhan, avant d’être arrêté pour avoir diffusé de "fausses rumeurs". Après sa libération, il était reparti sur le front où il avait été contaminé. A l’annonce de sa mort par les médias d’Etat, les commentaires indignés et les critiques ont déferlé sur les réseaux sociaux et dans les médias chinois (…). »

En effet, pointe Libération, « confrontées à l’apparition du coronavirus, les autorités chinoises ont tout fait pour empêcher les nouvelles de circuler, les lanceurs d’alerte de s’exprimer, l’opinion de s’alarmer. Le masque hygiénique destiné à protéger les Chinois de la contamination s’est symboliquement doublé d’un bâillon censé cacher (en vain) l’impéritie d’un régime totalitaire. Dans ces systèmes opaques et pyramidaux, la périphérie a peur du pouvoir central plus que de la maladie, relève encore le journal : les autorités locales minimisent, mentent, truquent les chiffres et taisent les nouveaux cas. Le gouvernement central manie la langue d’acier à qui mieux mieux de peur d’abîmer l’image du régime. Sous cette chape propagandiste, les médecins ne peuvent agir efficacement et ceux qui veulent alerter l’opinion sont impitoyablement réprimés. On croit parfois que les régimes autoritaires sont mieux à même de faire face à des défis majeurs que les démocraties, réputées bavardes et hésitantes. C’est le contraire qui est vrai, affirme Libération. Les dictateurs cachent leurs erreurs. Les démocraties les exposent pour mieux les combattre. Face à l’épidémie, conclut le journal, la liberté est un antidote. »

Retraites : pilule amère

À la Une également en France, l’interminable feuilleton de la réforme des retraites…

« De semaine en semaine, le projet de réforme des retraites oscille entre le surplace et l’enlisement, soupire La Charente. Pris sous le feu de 20.000 amendements d’obstruction délibérée, dont 15 000 restent à débattre, l’examen en commission parlementaire du projet de loi risque fort de ne pas pouvoir être mené à son terme, mercredi soir comme prévu. Et de servir de tour de chauffe à une foire d’empoigne en séance plénière, sans fin prévisible sauf le recours à l’arme absolue de l’article 49.3 (adoption sans débat) dont le gouvernement "ne veut pas", selon son ministre chargé des relations avec le Parlement Marc Fesneau. Et c’est dans cette impasse qu’Emmanuel Macron recevra ce mardi à l’Élysée l’ensemble des parlementaires d’une majorité déboussolée par les oukases présidentiels. »

En fait, remarque Le Courrier Picard, « la réforme des retraites est en train de ressembler, pour l’exécutif et sa majorité, au sparadrap du capitaine Haddock. Cela n’empêche pas d’avancer, mais cela devient très vite obsédant, surtout quand il est impossible de s’en débarrasser. Aux yeux de l’opinion, la bataille paraît définitivement perdue pour le pouvoir, qui n’a jamais réussi à imposer son discours et fait face désormais à une sourde résignation de la majorité de la population, persuadée - difficile de la détromper - que cette réforme vise avant tout à reculer l’âge de la retraite et à baisser le montant des pensions. »

Trop chaud !

Enfin, « en 2050, l’Occitanie va suffoquer » : cri d’alarme en Une du Midi Libre

« Au cours des trente prochaines années, les épisodes de fortes chaleurs seront de plus en plus fréquents dans notre région, selon une étude de l’Insee, rapporte le journal. Un habitant sur deux sera potentiellement exposé à de fortes chaleurs à répétition et devra donc s’adapter. »

Commentaire du Midi Libre : « cette enquête vient illustrer la nécessité impérieuse de changer. Changer nos propres comportements. Changer notre vision de l’habitat comme celle de l’aménagement du territoire, faire évoluer profondément nos réflexions sur les transports en ville comme sur la consommation des énergies, de l’eau… Se transformer malgré les contraintes. (…) Reste un trouble : quels moyens, s’interroge Le Midi Libre, seront réellement engagés derrière l’ambition grandiloquente des élus ? Car on l’a compris, dans cette affaire, le ripolinage est définitivement proscrit. »

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