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Revue de presse Afrique

À la Une: des sommets qui se suivent et se ressemblent

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Les ministres des Affaires étrangères des 55 pays-membres de l'Union africaine, le 7 février 2020 à Addis-Abeba.
Les ministres des Affaires étrangères des 55 pays-membres de l'Union africaine, le 7 février 2020 à Addis-Abeba. RFI/Paulina Zidi

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« L’Union africaine va clore ce lundi à Addis-Abeba la 33e conférence de ses chefs d’État. Pendant deux jours, pointe L’Observateur Paalga, ces derniers, et avant eux, les experts et les ministres des Affaires étrangères, ont discuté du thème "Faire taire les armes : créer les conditions propices de développement de l’Afrique". Que retenir des débats sur cette question d’une brûlante actualité ?, s’interroge le quotidien burkinabè. (…) Rien de nouveau sous nos tropiques, répond-il. Ces sommets de l’UA (…) se suivent et se ressemblent. On y entend des discours savants faisant un diagnostic clinique perspicace des maux dont souffre notre continent, avec à la clef des propositions de solutions qui font rêver. Hélas, le bât blesse toujours quant à leur mise en œuvre. Pourquoi ? Parce que la volonté politique de nos gouvernants n’est pas aussi forte que la tonalité de leur discours, estime L’Observateur Paalga, et surtout parce qu’ils ont la fâcheuse habitude de tendre la sébile pour avoir le nerf de la guerre. Quand s’y ajoutent la mauvaise gestion des maigres ressources dont disposent nos Etats et aussi leur prédation par les multinationales, rien d’étonnant que le sous-développement devienne endémique sous nos tropiques en proie à des crises inextricables. »

En effet, renchérit Le Pays, toujours à Ouagadougou, « au risque d’être toujours taxé de "machin" qui regroupe 2 fois par an le syndicat des chefs d’Etat pour énoncer des vœux pieux, il faudra agir sur le terrain. » Cette année, le thème principal est donc la sécurité, notamment au Sahel. Alors, estime Le Pays, « à l’heure où Takuba, la force conjointe, monte en puissance, à l’heure donc de la mutualisation des efforts, les 54 pays de l’UA devront jouer leur partition salutaire. Hier, Moscou, Berlin et Genève, demain Pretoria en mai consacré au silence des armes promis par le nouveau président de l’UA, le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, et pourquoi pas après-demain, un sommet Alger consacré à la paix en Afrique ? »

Plus de 20 ans d’abus sexuels…

À la Une du quotidien Enquête au Sénégal, un scandale de pédophilie qui fait des vagues… Un maître coranique de Ouakam, âgé de 40 ans, vient d’être incarcéré pour viols répétés sur ses élèves. Il les utilisait comme « objets sexuels », précise le journal et les obligeait également à avoir des rapports entre eux. Ce maître coranique agissait ainsi depuis une vingtaine d’années et le nombre de ses victimes serait, aux dires du journal, « faramineux ». Pour sa défense, l’homme a évoqué « l’emprise de Satan ». Vive réaction, toujours dans Enquête, de l’ONG islamique Jamra qui « s’insurge contre l’omerta et qui estime qu’il est grand temps que les chefs religieux des grandes confréries, garants de l’orthodoxie, prennent ce fléau à bras-le-corps, en exigeant désormais que, préalablement à tout exercice de cette noble charge de maître coranique, une enquête de moralité soit requise. »

« Qui a brisé la kora de Ballaké Sissoko ? »

Et puis cette question dans Le Monde Afrique : « Qui a brisé la kora de Ballaké Sissoko ? Mardi dernier, en rentrant chez lui à Paris après une tournée de deux semaines aux États-Unis, l’artiste malien a constaté que son instrument était en morceaux et raconte avoir retrouvé un mot des douaniers américains s’excusant des "inconvénients causés par la vérification des bagages". (…) "Le choc a été énorme pour lui", raconte sa manageuse. » Pour sa part, « la Transportation Security Administration, la TSA, qui réalise les contrôles, nie toute responsabilité. (…) De son côté, rapporte encore Le Monde Afrique, la productrice Lucy Durán, ethnomusicienne de formation, qui s’aligne sur la version de Ballaké Sissoko, s’interroge, elle, sur la portée culturelle de ce geste, se demandant si "les douanes américaines auraient osé démanteler un violon Stradivarius ? Auraient-elles fait une telle chose à un musicien blanc jouant d’un instrument classique ?" En attendant que la lumière soit faite, Ballaké Sissoko, lui, se trouve en vacances forcées, dans l’incapacité de poursuivre les sessions d’enregistrement de son prochain album qui devaient avoir lieu cette semaine. »

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