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Revue de presse Afrique

À la Une: l’armée malienne en route vers Kidal

Audio 04:04
Soldats maliens à Kidal en juillet 2013
Soldats maliens à Kidal en juillet 2013 AFP/Kenzo Tribouillard

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Une longue file de véhicules tout-terrain et des hommes en treillis : les photos sont à voir sur le site d’information malien Malijet : hier à 14h30, relate-t-il, « Le Bataillon des Forces Armées Reconstituées a pris la route pour Kidal, en présence du Chef d’État-major Général des Armées, le général de Division Abdoulaye Coulibaly, des membres des parties signataires de l’accord pour la paix et des partenaires du Mali. (…) Ce nouveau bataillon des Forces Armées reconstituées est composé de militaires de l’armée régulière, de la CMA et de la plateforme. Ils devraient arriver à Kidal après-demain jeudi. »

Au total, 428 hommes, précise Le Républicain. Fin janvier, Tiébilé Dramé, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali affirmait : « très bientôt, les forces de la nouvelle armée malienne seront en route pour Kidal et pour toutes les régions du nord du pays, Ménaka, Tombouctou, Gao. Faisons en sorte que d’autres bataillons suivent dans la confiance réciproque'. Reporté à deux reprises, ce retour de l’armée malienne recomposée à Kidal fait espérer beaucoup d’observateurs, pointe Le Républicain. C’est un grand pas dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu des pourparlers d’Alger (…). »

Le Mali va-t-il retrouver le Nord ?

Le Challenger à Bamako renchérit : c’est en effet un « grand pas en avant. Mais ce retour de l’armée reconstituée n’est qu’une étape et doit être renforcé dans les prochaines semaines par l’octroi de plus de prérogatives et de marges de manœuvre au gouverneur de la Région de Kidal. La tenue des élections législatives dans les circonscriptions électorales de la 8ème région administrative permettra de juger de la bonne foi des responsables de la CMA dans l’amorce de ce retour à la normale. Mais, il faut nécessairement continuer à 'désintoxiquer' les jeunes endoctrinés par les idéologues du MNLA, le Mouvement pour la Libération de l’Azawad. »

« Enfin ! Est-on tenté de dire, s’exclame le quotidien Aujourd’hui  à Ouagadougou. Kidal, c’était un caillou dans le soulier d’IBK (…). Si tout se passe sans anicroches, on pourra dire que le pouvoir malien retrouve le Nord, car Kidal symbolisait à lui seul, l’absence du gouvernement central dans cette zone. »

33e sommet de l’UA : rien de décisif sur la Libye

À la Une également, la fin du 33e sommet de l’Union africaine à Addis- Abeba… « Les Africains avancent à pas de tortue sur le dossier libyen », s’exclame Jeune Afrique. « Ce devait être le sommet de la Libye. Mais le grand rendez-vous annuel des États-membres de l’Union africaine n’a pas permis d’unifier la voix de l’Afrique sur la crise libyenne. »

En effet, précise le site de l’hebdomadaire panafricain, « partie prenante du conflit libyen du fait de son soutien assumé au maréchal Haftar, l’Egypte est accusé – mais en coulisses seulement – d’avoir entravé la médiation africaine durant son année de présidence de l’UA. » Mais, « 'En réalité, ce sont les Libyens eux-mêmes qui sont sceptiques sur le rôle de l’Afrique', glisse un familier du dossier à Addis-Abeba. Comme pour le confirmer, le chef du gouvernement libyen Fayez al-Sarraj ne s’est finalement pas rendu dans la capitale éthiopienne, alors que sa présence était espérée. »

En fait, conclut JA, « pour l’essentiel, l’UA a repris les mots d’ordre de la conférence de Berlin du 19 janvier : appel à la cessation des hostilités, au respect de l’embargo et à la fin des interférences extérieures. Le commissaire Paix et Sécurité de l’UA a également mentionné sa participation à une réunion sur la Libye qui se tiendra à Munich le 16 février. »

Peine confirmée en appel pour Teodorin Obiang

Enfin, l’affaire des biens mal acquis… Condamnation confirmée et même alourdie en appel pour Teodorin Obiang…

Trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende pour s’être frauduleusement bâti un patrimoine considérable en France. La justice française a ainsi alourdi la condamnation prononcée en première instance. Pour Le Pays au Burkina, « ça n’est que justice. (…) C’est une victoire pour les partisans de la transparence financière (…). Et il faut souhaiter que ce procès ouvre la voie à bien d’autres dans le cadre de l’affaire des 'biens mal acquis' qui ne concerne pas uniquement la Guinée Équatoriale. (…) Ce procès doit servir de leçon à tous ces fils de présidents qui s’octroient indûment des privilèges avec l’argent du contribuable. »

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