Accéder au contenu principal
Revue de presse française

À la Une: un nouveau plan pour le handicap

Audio 06:05
En France, les personnes handicapées sont deux fois plus exposées au chômage que le reste de la population.
En France, les personnes handicapées sont deux fois plus exposées au chômage que le reste de la population. pixabay

Publicité

« 'C’est un dossier qui lui tient à cœur, important, primordial, même prioritaire', jure un proche d’Emmanuel Macron. Ce matin à l’Élysée, pointe Le Parisien, le chef de l’État préside devant un parterre de 500 personnes   responsables associatifs, chefs d’entreprise, citoyens, élus et directeurs d’école   la conférence nationale du handicap. A la clé notamment, améliorer la scolarisation et créer des places en établissements spécialisés. »

« Douze millions de Français handicapés, un sur cinq, rappelle La Nouvelle République. Vous, peut-être, à l’issue d’un accident de la vie, selon l’expression consacrée. Et ensuite ? Aide-toi, le Ciel t’aidera. C’est un peu cela encore aujourd’hui, déplore le journal, en dépit d’une loi généreuse et ambitieuse adoptée sous le président Chirac voici quinze ans. Généreuse, mais en mots surtout. Modestement revalorisées, les allocations serpentent dans des méandres administratifs et procéduriers. Deux millions de nos concitoyens ajoutent aux contraintes de leur handicap celles de la misère. »

Libération rappelle les propos d’Emmanuel Macron en mai 2017, entre les deux tours de la présidentielle : « 'Je ne veux plus de personnes vivant en situation de handicap qui soient sans solutions, avait-il déclaré. Parce qu’aujourd’hui, il y a des dizaines de milliers de nos concitoyens qui sont sans solutions, livrés à eux-mêmes, à un quotidien où on n’apporte aucune réponse'. Autant dire, commente Libération, que les annonces du jour, axées principalement sur l’accompagnement, l’école et l’accès aux aides, sont attendues au tournant. 'Le Président nous fait miroiter des mesures fortes et concrètes depuis bien trop longtemps. Le lien de confiance est déjà abîmé', met en garde Meryem Duval, vice-présidente du Collectif citoyen handicap. 'Il ne suffira pas d’un beau discours pour nous convaincre', prévient de son côté Arnaud de Broca, président du collectif Handicaps. Et ce n’est ni la date symbolique de ce 11 février (quinze ans pile après l’adoption de la loi Chirac), ni le cérémonial en grande pompe de cette 'Conférence national du handicap' (500 invités assisteront au discours présidentiel), qui feront oublier les tensions passées. »

Coronavirus : stop ou encore ?

Dans les journaux également, l’épidémie de coronavirus. « Les jours à venir pourraient être décisifs, tant sur le plan sanitaire que politique » : c’est ce qu’affirme Le Monde.

« Si l’on en croit les chiffres officiels, le nombre de nouveaux cas enregistrés quotidiennement commence à diminuer tant dans le Hubei que dans le reste de la Chine. (…) Une tendance à la stabilisation davantage qu’à l’amélioration. » Mais, « l’un des motifs de crainte, poursuit le quotidien du soir, est que les fêtes du Nouvel An lunaire, qui ont été prolongées pour retarder la reprise du travail, devaient, malgré tout, prendre fin avant-hier. Tant les employeurs que les salariés ont besoin, pour des raisons économiques évidentes, de reprendre leur activité. Du coup, les Chinois confinés chez eux devraient progressivement recommencer à sortir et à voyager. » Alors, s’interroge Le Monde : « peut-on éviter que ce retour à une certaine normalité ne débouche sur une nouvelle aggravation de l’épidémie hors du Hubei ? C’est toute la question pour les autorités, qui multiplient les contrôles un peu partout dans le pays, afin de mettre en quarantaine la moindre personne ayant de la fièvre. »

Xi Jinping va-t-il lâcher du lest ?

Parallèlement, la contestation s’amplifie contre un pouvoir opaque qui a trop tardé à réagir…

« Les réseaux sociaux chinois sont en ébullition, constate Le Figaro. La police de la Toile ne sait plus où donner de la tête, tant les internautes chinois sont inventifs pour contourner sa censure. Les Chinois ne sortent pas dans les rues mais ils protestent quand même, en masse, armés de leurs seuls ordinateurs et smartphones. Ils ne supportent plus qu’on étouffe la vérité. Ils ne font plus confiance au parti pour les gouverner. L’autorité absolue de son chef, le président Xi, est désormais remise en cause. » Alors, s’interroge Le Figaro, « pour sauver son avenir, le Parti communiste chinois est-il prêt à lâcher du lest ? Va-t-il obliger Xi Jinping à revenir à un exercice plus collégial du pouvoir ? Va-t-il encourager une décentralisation qui soit fondée sur un réel État de droit ? Va-t-il enfin appliquer les droits de l’homme et du citoyen prévus dans la Constitution ? Va-t-on au contraire assister à un durcissement du régime, une fois passée l’alerte de l’épidémie ? Xi Jinping est aujourd’hui confronté à un choix crucial. »

L’Allemagne en crise

L’Allemagne s’essouffle… tant sur le plan économique que politique.

« Mauvaise pioche, s’exclame Le Figaro. Annegret Kramp-Karrenbauer, la dauphine choisie par Angela Merkel pour lui succéder, jette l’éponge quatorze mois après avoir été élue sur le fil à la tête de la CDU. Elle n’est jamais parvenue à asseoir son autorité sur des chrétiens-démocrates profondément divisés entre le courant social de la chancelière, qui a ancré son parti au centre, et une aile conservatrice qui lui reproche d’avoir ainsi ouvert l’espace à l’extrême droite. (…) Après plus de quatorze ans de pouvoir, Angela Merkel vérifie une loi d’airain, déjà subie par Konrad Adenauer et Helmut Kohl, pointe Le Figaro : le quatrième mandat est toujours le mandat de trop. Fatiguée, passive et sans idées nouvelles, la chancelière navigue à vue sur une scène politique de plus en plus morcelée, sous les nuages d’une économie qui patine. L’élection du prochain patron de la CDU, annoncée pour l’été, scellera son héritage : soit un autre centriste à son image, capable de nouer une alliance avec les Verts, voire de laisser la Chancellerie à leur populaire leader, Robert Habeck ; soit son ennemi intime Friedrich Merz, conservateur libéral qui veut chasser sur la droite et récupérer les déçus de la politique migratoire, partis en nombre à l’AfD. »

Finalement, relève Le Journal de La Haute Marne, « la fragmentation de la classe politique n’est pas une spécialité française. Elle traverse bon nombre de pays européens, avec la montée en puissance de l’extrême droite. L’Allemagne semblait échapper à ce délitement. Elle vient de plonger dans le chaudron des incertitudes. »

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.