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Chronique des matières premières

Coronavirus: les pays exportateurs vers la Chine à la peine

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Pékin, le 1er févier 2020.
Pékin, le 1er févier 2020. REUTERS/Jason Lee

Depuis le début de la crise du nouveau coronavirus chinois, les prix des matières premières sont à la baisse. Les pays émergents qui exportent beaucoup vers la Chine sont les premières victimes.

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En première ligne, on retrouve les pays producteurs de pétrole. La Chine consomme plus de 10% de la production mondiale d’or noir. Et depuis le début de l’épidémie, les importations chinoises de brut sont en chute libre. Elles seraient passées de 11 millions de barils par jour à un peu plus de 7 millions début février.

Après le pétrole, d’autres métaux évoluent en net recul. C’est le cas du cuivre, de l’acier, du zinc ou de l’aluminium. La Chine représente, aujourd’hui, 50% de la demande mondiale d’acier. En Asie, la Corée du Sud et la Malaisie sont pénalisées.

Viennent ensuite les pays d’Amérique Latine qui fournissent la Chine, en matières premières et en produits agricoles. Les premiers touchés sont le Chili et le Pérou qui livrent du cuivre vers la Chine. Les prix de ce métal ont baissé de 10%. Autre pays touché : le Brésil. Près de 30% des exportations du géant brésilien vont vers la Chine. Le Brésil vend du pétrole, du minerai de fer, mais également du soja et du café.

Autre indicateur qui montre que le commerce mondial est orienté à la baisse. C’est celui du BDI (Baltic Dry Index), l’indice du prix du fret maritime. Cet indice qui évalue la demande de bateaux chargés de céréales ou de minerais a plongé à son plus bas niveau depuis quatre ans. Une chute qui ne sera pas sans conséquence sur l’état de l’offre et de la demande de matières premières et sur la conjoncture économique mondiale.

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