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Revue de presse Afrique

À la Une: le retour de l’armée malienne à Kidal

Audio 03:51
Patrouille de l'armée malienne dans les rues de Kidal en 2006.
Patrouille de l'armée malienne dans les rues de Kidal en 2006. AFP/Kambou Sia

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Escortées par les Casques bleus des Nations unies, les Forces armées maliennes, pour la première fois depuis six ans, ont jeudi (hier) soir fait entendre leurs godillots dans les faubourgs de l’irrédentiste ville du Nord.

« Pour la première fois depuis les violents combats de 2014 qui l’ont opposée aux séparatistes de l’Azawad, l’armée va reprendre position dans cette région, bastion de la rébellion touarègue », complète Jeune Afrique.

« Tout le Mali retient son souffle !!! », lance le journal malien Le Combat. Via une telle exclamation, ce journal malien, diffusé pour l’occasion par la plate-forme Malijet, signale le « premier retour officiel de l’État et ses symboles depuis l’éclatement de la crise en 2012 », souligne-t-il.

Le Mali retient son souffle ? Au contraire, c’est « un ouf de soulagement pour Bamako qui a perdu l’autorité sur la ville depuis mai 2014, pointe Malijet. (…) Après 72 heures de route, les forces constituées ont foulé le sol kidalois, après six ans d’absence pour l’armée régulière, à la suite de la débâcle causée par la visite de Moussa Mara, alors Premier ministre ». Et cette plate-forme de presse en ligne se félicite de ce « pas (qui) a été ainsi franchi dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ».

Malijet, par ailleurs, a mis en ligne sur son fil d’actualité le communiqué de la Minusma, qui salue ce que la mission des Nations-Unies au Mali appelle une « avancée majeure » dans la mise en œuvre de l’Accord de paix.

De son côté, le journal Nouvelle Libération salue, lui, les efforts de la Minusma, laquelle « a négocié, discuté (…) avec tous les protagonistes, convaincu les plus sceptiques, dissuadé les quelques récalcitrants, mis les moyens et rassuré les uns et les autres de son implication et de son accompagnement jusqu’au bout. La hiérarchie de l’armée malienne, les représentants et représentantes des ex-mouvements armés, les jeunes du Nord, tous ont eu droit à des assurances au niveau de la Mission onusienne au Mali, souligne Nouvelle Révolution. (…) Toute la logistique est prise en charge par la Minusma qui a mis à la disposition du nouveau bataillon une ration alimentaire pour une durée de 3 mois ».

L’armée malienne à Kidal, c’est donc une première depuis six ans, mais il convient toutefois de conserver… la tête froide

Le journal burkinabè Le Pays n’écrit pas autre chose, qui invite ses lecteurs à « se garder de tout triomphalisme ». Certes, admet-il, ce retour de « la Grande muette » à Kidal permet de dire, avant toute chose, que l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger « n’a pas été froissé et jeté à la poubelle » et que « petit à petit et à petits pas, Kidal, l’emblématique ville rebelle du Nord, est en train de marquer son retour dans la République ».

Toutefois, modère ce quotidien ouagalais, le pouvoir de Bamako « aurait tort de verser dans le triomphalisme. Car, les rares petites avancées (…) dans la mise en œuvre de l’accord d’Alger, sont mouvantes comme les dunes de sable de Kidal. Dans la même journée, ce qui est perçu comme un acquis le matin peut, le soir venu, se muer en mirage ».

EtLe Pays pointe « le manque de sincérité de tous les acteurs de la crise malienne (qui) se limitent aux déclarations de bonnes intentions », Le Pays regrettant le « refus maladif » des uns et des autres « d’aller à l’essentiel », et soulignant qu’à la veille de ce redéploiement de l’armée malienne à Kidal, « le chef militaire de la plateforme, Yoro Ould Daha, a été assassiné par des hommes armés non identifiés ».

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