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Revue de presse française

À la Une : l’onde de choc de l’affaire Griveaux

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Benjamin Griveaux a annoncé le retrait de sa candidature à la mairie de Paris le 14 février 2020.
Benjamin Griveaux a annoncé le retrait de sa candidature à la mairie de Paris le 14 février 2020. Lionel BONAVENTURE / AFP

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Le « choc », en effet, c’est bien ce même mot qu’a choisi la presse dominicale pour ses Unes et ses titres, après le foudroyant retrait de Benjamin Griveaux à Paris.

Un retrait consécutif à la diffusion, sur les réseaux sociaux, de vidéo à caractère pornographique du désormais ex-candidat macroniste à la prochaine élection municipale dans la capitale française.

Retrait ? « Explosion en vol » plutôt, formule Le Parisien Dimanche.

Depuis, c’est un vrai casse-tête pour Emmanuel Macron. Qui pour remplacer Griveaux à Paris ? Mission « délicate », voire mission « impossible » confiée par le président au patron de La République en Marche, Stanislas Guerini, et à son conseiller spécial à l'Élysée, Philippe Grangeon, signalent en chœur Le Journal du Dimanche et Le Parisien Dimanche.

Le Parisien Dimanche avise du reste ses lecteurs que le parti présidentiel « cherche candidat désespérément ».

Des volontaires ? Le Journal du Dimanche avance « l’hypothèse Buzyn », du nom de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui « doit aujourd’hui rencontrer le chef de l’État à ce sujet », rapporte Le JDD. Mais comme l’admet cet hebdomadaire, l’intéressée « hésite ».

Dans Le Parisien Dimanche, un « macroniste » ironise : « Une médecin pour une campagne en soins palliatifs, pas mal ! »…

Vous le disiez hier, « l’affaire Griveaux » est un vrai séisme pour la macronie. Qui dit séisme dit possibles répliques. Faut-il s’attendre, à présent, à de nouvelles révélations ? :

« Peut-être », dit au JDD Juan Branco, « j’ai connaissance d’éléments sur cette affaire qui vont peut-être sortir », déclare l’avocat de l’artiste russe Piotr Pavlenski, l’homme qui revendique avoir diffusé les vidéos chocs que Benjamin Griveaux n’a pas contestées. Juan Branco affirme encore que son client « n’est manipulé par personne. Et surtout pas par le Kremlin il l’assure, il l’a vérifié », énonce encore Le Journal du Dimanche.

Pour ne rien arranger, cette semaine, Norbert, avant-même « l’affaire Griveaux », les députés macronistes avaient été critiqués dans une affaire de football, cette fois-ci :

Avec ce texte de loi adopté cette semaine par l’Assemblée nationale, et qui vise à interdire les matchs de foot professionnels en France tous les 5 mai, jour de la catastrophe de Furiani.

Pour bien comprendre cette histoire, précisons tout de suite que ce texte de loi a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale. Il doit donc être encore examiné dans les mêmes termes par le Sénat.

Les députés français se sont dits favorables à ce qu’aucun match de pros ne soit joué le 5 mai, en mémoire des victimes de l’effondrement d’une tribune lors d’un match disputé le 5 mai 1992 en Corse, catastrophe qui avait coûté la vie à 18 personnes et qui en avait blessé 2 357 autres.

Le lendemain, sur place, François Mitterrand, alors président de la République, avait pris l’engagement que plus aucun match professionnel ne serait programmé le 5 mai en France. Depuis, la promesse présidentielle était de moins en moins respectée, et avec elle, les victimes de Furiani.

Grand amateur de sémantique générale, et à la manière, tout à la fois, du peintre Magritte et du philosophe Michel Foucault, le magazine L’Express l’affirme : « ceci n’est pas une loi » ! Autrement dit, derrière la stricte lecture du texte interdisant les matchs le 5 mai, c’est autre chose qu’il faut voir, ou entrevoir.

Et cet hebdomadaire fait référence à un incident parlementaire qui a récemment secoué la vie politique française, quand des députés macronistes se sont récemment opposés à l’instauration d’un congé de douze jours pour les parents d’un enfant décédé. Ayant alors été accusés « d’inhumanité », comme le rappelle L’Express, les élus macronistes, avec cette histoire de Furiani, n’ont donc pris aucun risque. D’où le « ceci n’est pas une loi » de L’Express.

Mais justement, fallait-il en passer par la loi ?

Si l’on ne se fie qu’aux seules apparences, il semblerait que « oui ». Mais au-delà de votre question, cette pusillanimité des élus de la majorité, ce souci manifeste de l’opinion, qui en disent long sur la gouvernance macronienne, ne manquent pas – en fait de questions - d’en inspirer d’autres à cet hebdomadaire, comme celle-ci : « Fait-on de bonnes lois avec de bons sentiments ? »

On devine bien sûr la réponse de ce journal, mais je vous la livre quand même. Fait-on de bonnes lois avec de bons sentiments ? « Sans doute pas plus que de bonne littérature ». En tout cas, signale ce magazine, « l’affaire est surveillée de près en haut lieu ». Comme le souligne L’Express, « tout cela n’a plus grand-chose à voir avec le football, mais qu’importe ».   

Au Sénégal, Norbert, cette polémique au sujet d’une arme historique restituée par la France, le sabre d’El Hadji Oumar Tall. Selon un Sénégalais qui se dit archéologue, ce sabre n’aurait aucune valeur :

Précisons-le tout de suite, cette polémique, depuis quelque temps déjà, agite la presse sénégalaise, et en France, c’est à présent le magazine Society qui s’en saisit, pour raconter l’histoire de ce que ce journal appelle « le sabre de la discorde ». Rappel des faits.

Le 17 novembre dernier, à Dakar, le Premier ministre français, Édouard Philippe, a restitué au président Macky Sall cette relique qui était auparavant conservée en France, et qui est présentée comme un sabre ayant appartenu à une figure très respectée de l’histoire sénégalaise, El Hadji Oumar Tall. Depuis, l’arme est exposée au musée des civilisations noires de Dakar où l’on se bouscule pour l’admirer.

« Las, c’était sans compter le surgissement inopiné d’une théorie dont l’écho fissure aujourd’hui l’opinion, énonce Society. Le prophète, le soldat, le khalife El Hadji Oumar Tall, n’aurait jamais possédé de sabre de toute sa vie » ! Allons, bon…

Et qui est à l’origine de cette… « théorie » ? 

Son nom est Abdoulaye Sokhna Diop. Society rappelle qu’il fut « un temps » directeur du patrimoine du ministère de la Culture au Sénégal. Et selon lui, « personne aujourd’hui ne peut (…) dire que ce sabre appartenait à El Hadji Oumar Tall », dit-il à ce magazine, en signalant au passage que ce personnage historique « trimballait seulement avec lui une bouilloire, un chapelet et une canne » !

Abdoulaye Sokhna Diop déclare encore à Society qu’il y a « des gens qui ont besoin de ce sabre pour se donner de l’importance ». Sans citer les gens en question.

Avec le célèbre sabre de son père, la Grande-duchesse de Gerolstein, d’Offenbach, n’a plus qu’une chose à faire, le ranger dans son fourreau. Le sabre d’El Hadji Oumar Tall ? Un vrai opéra-bouffe au pays de la Téranga.

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