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Revue de presse Afrique

À la Une: Macky Sall reste inflexible sur l’homosexualité

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C'est le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, qui a amené le président sénégalais, Macky Sall, à se prononcer sur les droits des homosexuels.
C'est le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, qui a amené le président sénégalais, Macky Sall, à se prononcer sur les droits des homosexuels. REUTERS/Moustafa Cheaiteli

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« Rien ne bouge ! », s’exclame le quotidien 24 h à Dakar. « Le président Macky Sall maintient sa position », pointe le journal.

La question de la dépénalisation de l’homosexualité a été relancée hier à l’occasion de la visite à Dakar du premier ministre canadien Justin Trudeau, défenseur de la cause LGBT.

« Tout se passait si bien, à la salle des banquets du palais de la République, relate Enquête, autre quotidien sénégalais. De part et d’autre, entre Macky Sall, et son hôte du jour, Justin Trudeau, on semblait être d’accord sur tous les sujets. Ou presque. Jusqu’au moment où arriva la question qui fâche : les droits des homosexuels. La gêne se substitue alors aux airs décontractés chez les officiels sénégalais. L’atmosphère devenue, d’un coup, on ne peut plus lourde. Mais contrairement à ses ministres, le président Macky Sall, lui, est resté droit dans ses bottes. Envoyant même, parfois, un rire presque narquois. D’abord, c’est le Premier ministre canadien, grand défenseur des gays, qui se lance le premier. Il confie, d’emblée, avoir "abordé brièvement" la question avec son homologue. »

Macky Sall se lance alors dans une longue tirade, poursuit Enquête : « Les lois de notre pays obéissent à des réalités qui sont le condensé de nos valeurs culturelles. Elles sont le reflet de notre vision, de notre manière de vivre et d’être. Et ces lois interdisent l’exhibition, les relations contre nature. Cela n’a rien à voir avec l’homophobie. »

Qui plus est, rajoute le président sénégalais, « on ne peut pas dire au Sénégal qu’il faut, demain, légaliser l’homosexualité ; et que demain c’est la Gay Pride… Ce n’est pas possible. Notre société ne l’accepte pas. »

Il a encore dit non…

Du coup, « Macky résiste à la pression internationale », s’exclame Walf Quotidien. « Il a encore dit non. Le chef de l’Etat tient toujours tête aux puissances occidentales (…). »

En effet, en 2013, rappelle le journal, « le chef de l’État sénégalais avait servi pratiquement la même réponse à l’ancien Président américain, Barack Obama. En visite au Sénégal, il avait alors demandé à Macky Sall, comme l’a fait Trudeau hier, de légaliser l’homosexualité. » Macky Sall avait alors répondu : «  le Sénégal est un pays tolérant qui ne fait pas de discrimination en termes de traitement sur les droits. Mais on n’est pas prêts à dépénaliser l’homosexualité. C’est l’option du Sénégal pour le moment. Cela ne veut pas dire que nous sommes homophobes. Mais il faut que la société absorbe, prenne le temps de traiter ces questions sans qu’il y ait pression. »

Les limites du dialogue avec les jihadistes au Mali

À la Une également, encore beaucoup de réactions au Mali après l’annonce par le président IBK de l’amorce d’un dialogue avec les jihadistes…

Le quotidien Malikilé, notamment, affiche son scepticisme. Malikilé qui croit savoir que « d’après certaines sources, le retour des missions dépêchées par Dioncounda Traoré n’est pas encourageant dans la mesure où (le chef jihadiste) Amadou Koufa exigerait l’application inconditionnelle de la charia et le départ de toutes les troupes étrangères du Mali comme préalable à tout dialogue. Voilà un goulot d’étranglement absolument insurmontable, s’exclame le journal. On ne voit pas quel dialogue peut s’instaurer sur une telle base qui met en cause les fondements mêmes de la République du Mali. Cette détermination à changer la Loi fondamentale du Mali n’est pas nouvelle, pointe Malikilé. Elle a été celle des terroristes depuis 2012. L’application de la charia dans toute sa rigueur est le but recherché par Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa et on ne voit pas ce qu’IBK a à négocier devant une telle exigence. Le chef du GSIM et de la Katiba du Macina seront d’autant plus exigeants et  intransigeants sur la question qu’ils sont en situation de force par rapport à l’État malien. Dans la guerre, conclut Malikilé, c’est toujours la partie faible qui recherche le dialogue. Et la partie faible dans le conflit qui meurtrit nos cœurs, c’est l’État du Mali. »

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