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Revue de presse française

À la Une: Agnès Buzyn, désignée candidate LaREM à la mairie de Paris

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Agnès Buzyn, candidate à la mairie de Paris.
Agnès Buzyn, candidate à la mairie de Paris. AFP/Lucas Barioulet

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Tour à tour grave ou souriante, la photo d'Agnès Buzyn fait la Une de la plupart des journaux nationaux ce lundi. Car elle a finalement accepté de remplacer Benjamin Griveaux, et de se lancer dans la course à la mairie de Paris. Pour Aujourd'hui en France, c'est « Le quitte ou double de la République en marche dans la capitale ». « En pleine crise, Macron propulse Agnès Buzyn à Paris », titre de son côté Le Figaro, alors que Libération affiche en Une, une photo d'Agnès Buzyn plutôt soucieuse et titre : « Buzyn, au chevet de la REM ». Libération qui rappelle que jusque- là, « elle déclarait vouloir se concentrer sur la crise des hôpitaux et le coronavirus ». « N’a-t-elle pas elle-même répété jusqu’à ces derniers jours que ses responsabilités ne lui laissaient pas la possibilité de s’engager dans cette bataille ? » poursuit le quotidien qui parle d'un « choix risqué » : « Pour ne pas perdre la face dans la périlleuse bataille de la capitale, les dirigeants de la majorité ont considéré que le gouvernement pouvait être remanié au plus mauvais moment. »

Un choix risqué pour Libération, alors que Le Figaro évoque une partie perdue d'avance. « Faute de pouvoir concourir lui-même ou d'avoir mis son camp au pas, Emmanuel Macron savait depuis longtemps que la bataille de Paris était de toute manière perdue. Bien avant la chute de Benjamin Griveaux, qui n'a jamais eu le vent en poupe dans les sondages. »... La Croix est un peu plus optimiste : « Avec Agnès Buzyn, LREM fait le choix d’une personnalité reconnue, peut être susceptible de relancer leur campagne. Jugée consensuelle, voire populaire, Agnès Buzyn incarne aussi une figure sociale, dans un gouvernement surtout pourvu en personnalités politiques issues de la droite. » Le Parisien est lui aussi plus optimiste, car pour lui « Buzyn relance le match à Paris ».

Mais les voix critiques ne manquent pas parmi les opposants d'Agnès Buzyn. Un proche de sa rivale Anne Hidalgo parle « d'irresponsabilité » alors que pour un responsable du collectif Inter Urgences, l'un des initiateurs du mouvement de grève dans les hôpitaux publics, « elle est le capitaine de bateau qui abandonne son navire en pleine tempête ».

Les déboires de celui qu'Agnès Buzin va remplacer : Benjamin Griveaux

Il a abandonné vendredi la course à la mairie de Paris, après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo à caractère sexuel. Et Le Figaro de dénoncer les « vieilles ficelles du Kompromat ». L'artiste-activiste russe Piotr Pavlenski se dit à l'origine de cette diffusion. Sa méthode, estime le journal, « ressemble fort à celle utilisée depuis longtemps par les "services" russes et soviétiques. C'est donc le "Kompromat", ou dossier compromettant, lancé dans les pattes de quelqu'un pour le mettre sous pression, l'amener à collaborer, le discréditer ou instruire son procès avec des "preuves" souvent forgées de toutes pièces. » Libération précise de son côté, que la compagne de Piotr Pavlenski, une jeune femme de 29 ans, est suspectée d'être la destinataire d'images à caractère sexuel envoyées par benjamin Griveaux. Elle a été placée en garde à vue, de même que Piotr Pavlenski.

Quant à la diffusion de la vidéo en question sur les réseaux sociaux, les avis divergent. Pour l'Humanité, aucun doute : « L'atteinte à la vie privée dont est victime Benjamin Griveaux est une grave remise en cause des droits humains. Elle doit être condamnée et sanctionnée sans appel. »

« Haro sur les réseaux ! » ironise de son côté l'Opinion. Depuis vendredi, les appels à cadenasser les réseaux sociaux, à rendre l'anonymat hors-la-loi et à restreindre la liberté d'expression fusent. Observateurs et élus sont d'accord : si Benjamin Griveaux a jeté l'éponge, c'est à cause des dérives de la société numérique qui fragilisent notre démocratie. Mais, pour l'Opinion, « les réseaux sociaux marquent surtout la fin de la transparence à géométrie variable. Celle qui fait qu'on salue leur usage pour libérer la parole en Chine face à des autorités à la vérité sélective, mais qu'on les disqualifie dès qu'ils deviennent inconvenants à domicile. »

Le coronavirus

Les Echos nous racontent : Vivre à Pékin, au temps du coronavirus. « Depuis l'irruption galopante de l'épidémie pulmonaire fin janvier en Chine, la peur s'est immiscée dans les foyers. Quartier par quartier, résidence par résidence, l'immense mégapole de 22 millions d'habitants se barricade. » « La capitale chinoise ne compte officiellement que 380 malades et 4 décès », on est loin des chiffres de la province du Hubei, à mille kilomètres de là. « Mais le virus a contaminé les esprits. »

Exemple « devant le complexe » Evergrande Jiangwan, les gardiens sont particulièrement à cran. Une personne contaminée par le « Covid-19 » (ainsi nommé désormais) habitait dans l'une des tours, avant d'être transférée à l'hôpital. L'immeuble est depuis régulièrement désinfecté, mais le voisinage est en émoi. Personne n'ignore l'information. Sur WeChat, le réseau social utilisé par un milliard de Chinois, une application permet de repérer sur une carte les résidences à proximité de chez soi ayant connu la même mésaventure. « Un mètre de distance entre vous ! », nous hurle une passante angoissée alors que nous interrogeons une voisine.

Le Monde évoque de son côté la vie, à Wenzhou, où toute sortie est désormais interdite. « Whenzou, une ville durement frappée par le virus, à 400 km au sud de Shanghaï », les habitants n’ont plus le droit de sortir de chez eux. « Dans certains villages les plus touchés, les maisons ont même été fermées par des scellés en papier. Les membres des comités de quartier passent distribuer des vivres par la fenêtre, raconte un habitant de Xitang, petit village de Yueqing, le comté qui compte le plus de cas à Wenzhou. "Au début", dit-il, "on avait le droit de sortir une fois tous les deux jours, mais maintenant on n’a plus le droit du tout." »

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