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Bonjour l'Europe

Grèce: hausse du nombre de demandeurs d’asile en provenance de Turquie

Audio 02:53
À Mytilène, sur l'île grecque de Lesbos, les habitants ont manifesté, mercredi 22 janvier, contre les camps de migrants surpeuplés.
À Mytilène, sur l'île grecque de Lesbos, les habitants ont manifesté, mercredi 22 janvier, contre les camps de migrants surpeuplés. REUTERS/Elias Marcou

La Grèce connaît, depuis l’été dernier, un regain du nombre de demandeurs d’asile en provenance de la Turquie voisine. En particulier sur cinq îles de la mer Égée qui servent de centres d’accueil et d’enregistrement de ces demandeurs d’asile. L’an dernier, plus de 55 000 personnes ont ainsi débarqué sur ces îles comme à Lesbos ou à Samos.

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C’est sur l’île de Lesbos que se concentre la majorité des demandeurs d’asile présents sur les îles de la mer Égée. Ils sont actuellement plus de 20 000 à être regroupés dans et autour de Moria, le plus grand camp d’Europe où les structures ne sont prévues que pour 3 000 personnes.

À Samos, les demandeurs d’asile sont, eux, amassés sur les hauteurs qui dominent Vathy, la capitale, qui est une petite ville portuaire avec une population d’environ 9 000 habitants. À l’heure actuelle, les demandeurs d’asile sont presque aussi nombreux, c’est-à-dire près de 7 000, alors que le camp de départ ne compte qu’un peu plus de 600 places. Les capacités de réception initiales sont donc dépassées plus de onze fois.

Résultat : si vous quittez le front de mer où se trouvent des cafés, des restaurants et des petits commerces pour remonter vers la vieille ville de Vathy, vous apercevez, au bout d’environ dix minutes de marche, des centaines de tentes de fortune agglutinées sur le sol incliné de la colline qui domine la cité. Ironie de la topographie, c’est juste au-dessus du cimetière de la ville que se déploie cette sorte de bidonville géant. Un bidonville que l’on aperçoit de loin sur la route qui mène à Vathy, en raison de nombreuses bâches bleues qui tranchent sur la verdure des oliviers et des pins, au milieu desquels elles sont plantées de manière anarchique.

Comment se passe la cohabitation entre ces deux mondes ?

Lorsque l’on se promène dans les rues et les ruelles de Vathy, on croise autant de Grecs que de ressortissants de pays en proie à des violences, comme l’Afghanistan, la Syrie ou encore la République démocratique du Congo. Au sein de l’espace public, demandeurs d’asile et population locale sont donc contraints à la cohabitation.

Face à une situation qui s’enlise et s’inscrit dans la durée, en raison notamment de la lenteur des procédures en cours, cette cohabitation s’avère de plus en plus difficile, comme l’a illustré une grève accompagnée de manifestations sur les îles, dont celle de Samos, il y a tout juste un mois.

Les autorités grecques ont récemment annoncé la fermeture de ce camp de Samos et l’ouverture, d’ici peu, d’un autre centre.
L’ouverture du nouveau centre est prévue au plus tôt pour le mois de mars. Et il ne devrait pouvoir accueillir que 1 200 personnes alors que le camp actuel en compte 7 000. Si des mesures d’urgence ne sont pas mises en place par les autorités, il paraît difficile de concevoir que le camp actuel, où les demandeurs d’asile continuent à s’entasser dans des conditions misérables, ne ferme rapidement. Et que, donc, la situation ne s’améliore durablement sur l’île de Samos.

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