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Revue de presse Afrique

À la Une: dialogue politique en Côte d’Ivoire, un mois et demi de discussions sans accord

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Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly le 14 avril à Abidjan.
Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly le 14 avril à Abidjan. ISSOUF SANOGO / AFP

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Sans accord, effectivement. Et au lendemain de sa conférence de presse, c’est le Premier ministre Gon Coulibaly qui est à la Une de la presse ivoirienne.

Sur celle du quotidien gouvernemental Fraternité Matin, il « en appelle au sens de la responsabilité de chacun ».

Sur celle du journal Le Jour, il vante le bilan du président ivoirien Ouattara qui a « électrifié (quelques 3000) localités en 8 ans », tout comme sur celle de L’Intelligent d’Abidjan, où c’est plutôt le « nombre d’abonnés à l’électricité » qui est mis en avant.

Sur celle de ce quotidien proche du pouvoir qu’est Le Patriote, on signale qu’avec ce bilan économique « de tous les records », le Premier ministre ivoirien a été « convaincant ! ».

Justement non, estime celle du Quotidien d’Abidjan. Lequel journal proche de l’ex-président Laurent Gbagbo signale à ses lecteurs que « Amadou Gon s’est expliqué sans convaincre », tandis que la Une du Nouveau Courrier, autre titre proche de Laurent Gbagbo, se demande, au sujet du Premier ministre ivoirien, si « cet homme » est « à la hauteur ».

En tout cas, Norbert, la situation socio-politique en Côte d’Ivoire ne manque pas de préoccuper une partie de la presse régionale :

C’est ainsi que le journal en ligne Afrik Mag relève que le PDCI a désormais comme « préalable » de « récuser » le chef du gouvernement lors des discussions. Pour son secrétaire exécutif, Amadou Gon Coulibaly « a échoué », il n’est donc « plus question de continuer les échanges avec lui ». Pour Maurice Kacou Guikahué, « seul » Alassane Ouattara, le président de la République, peut « mener la discussion » avec les différents partis de l’opposition.

C’est aussi le cas, au Burkina Faso, voisin mitoyen de la Côte d’Ivoire, du quotidien Le Pays. Pour ce journal ouagalais, un mot s’impose au sujet du dialogue politique ivoirien, le mot « échec ». Car Le Pays trouve que la Côte d’Ivoire est aujourd’hui « divisée », que la situation politique « en Eburnie » ne « rassure guère », car l’atmosphère sociopolitique s’y est « chargée de souffre », depuis que les alliés d’hier sont devenus, plus que des adversaires, les ennemis jurés d’aujourd’hui, en référence au PDCI-RDA, désormais brouillé avec le RDR, allié qu’il est avec « le FPI de Laurent Gbagbo », mais aussi avec l’entrée en « dissidence » de l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro.

« On n’est pas loin de la veillée d’armes » en Côte d’Ivoire, prévient Le Pays. Lequel quotidien burkinabè se demande si, « en mettant dans la balance l’abandon des charges contre Laurent Gbagbo, l’opposition n’a pas mis la barre un peu trop haut ».

Le « danger » qui - selon Le Pays - guette la Côte d’Ivoire si la « fracture sociale » et la « réconciliation » demeurent « en chantier », c’est celui d’une « autre crise », une « déflagration », dont les « ingrédients » sont, « petit à petit », en train d’être « réunis », et dont elle risque d’avoir « du mal à se relever », avertit Le Pays.

La presse ouest-africaine s’intéresse aussi à l’Algérie, où il y a un an, débutaient les manifestations qui auront raison, non pas de tout, mais d’une partie du régime Bouteflika

Une partie en effet, ce qui laisse au quotidien burkinabè L’Observateur Paalga un « goût d’inachevé ». Car si de « vieux piliers » du régime Bouteflika se sont écroulés, « l’ossature » du système reste en place. Un an après, le régime algérien, « tel le roseau de la fable, a plié mais n’a pas rompu », pour mieux « opérer des changements dans la continuité de l’accaparement du pouvoir d’Etat », souligne ce journal burkinabè.

« A qui la faute ? », se demande-t-il. En Algérie, la rue milite donc pour un « gouvernement de transition » qui organiserait des élections consensuelles de façon à ce que ne soient pas trahis les « idéaux » de cette « révolution » pacifique « en marche » depuis un an, pointe encore L’Observateur Paalga.

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