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Revue de presse française

À la Une: le retour des conservateurs religieux se profile en Iran

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Le président iranien Hassan Rohani lors d'une conférence de presse à Téhéran, le 16 février 2020.
Le président iranien Hassan Rohani lors d'une conférence de presse à Téhéran, le 16 février 2020. Official Presidential website/Handout via REUTERS

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L’Iran est « sur le point de basculer entre les mains des durs du régime », prévient  en Une Le Figaro.

Ces élections, les premières après le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire, devraient être la « première étape d’un repli sur soi » d’un pouvoir iranien qui sera contrôlé par les « ultras », prédit Le Figaro, ce quotidien expliquant que la « seconde étape », l’an prochain, sera l’élection du successeur du président iranien Hassan Rohani. Et ce successeur sera « un dur, vraisemblablement », pour s’opposer à un Donald Trump « que les dirigeants iraniens voient réélu », complète ce quotidien.

Un scrutin sans enjeu, donc ? Si, justement, précise Libération, le seul enjeu, c’est l’abstention qui « défiera les conservateurs durs et ultras », résume Libération. Lequel quotidien prédit une défaite des modérés au pouvoir et leurs alliés, qui devraient « laisser leur siège aux partisans de la ligne dure ».

L'abstention ? Elle devrait être à la mesure du « découragement », surtout chez les jeunes Iraniens qui n'ont connu que le régime des ayatollahs, anticipe La République des Pyrénées. Aujourd'hui, ils « n'en peuvent plus », n'ont « plus aucune illusion » et n'espèrent plus voir, de leur vivant, « tomber » cette théocratie, soupire ce quotidien du sud de la France.

En Allemagne, c’est le choc au lendemain de la tuerie de Hanau. La piste d’extrême droite est pointée par la justice allemande pour cet attentat qui a fait neuf morts.

Deux bars à chicha ont été visés par un homme tirant sur des clients dans cette ville proche de Francfort. La chancelière allemande Angela Merkel a dénoncé jeudi le poison du racisme.

« Le fascisme tue près de Francfort », accuse le journal L'Humanité, en mettant Emmanuel Macron en garde. « Au moment où chef de l'État braque les projecteurs sur les dangers d'un "séparatisme islamiste" qui aurait fait sécession des lois de la République, l'attentat d'outre-Rhin nous rappelle qu'un autre péril monte aux portes de notre pays, affirme le quotidien communiste. Ce péril, (…) c'est celui de la haine raciste qui échauffe les esprits avant d'armer les bras de dangereux illuminés ». Attention à ce « que le virus du terrorisme d'extrême droite ne soit pas en train d'incuber chez nous aussi, dans les méandres de cerveaux excités par la dose de stigmatisation médiatique quotidienne », avertit L’Huma.

La Voix du Nord n’écrit guère autre chose et affirme que le terrorisme d'ultra-droite est une « réalité occidentale », on aurait « tort de se focaliser sur l'Allemagne. Le toxique suprémacisme blanc se répand », avertit ce quotidien du septentrion français.

La peste brune, le retour ? Prudence, modère le journal La Croix. « À lire les premières indications sur l'auteur présumé des fusillades de Hanau, près de Francfort, on est enclin à penser qu'il s'agissait d'une personne isolée à l'existence malheureuse, sans doute en difficulté psychique. Et dont les actes relèveraient peut-être d'une aberration, non significative ». Pour le quotidien catholique, « ce serait une erreur de retenir cette hypothèse » d’extrême-droite.

En France, l’ancien ministre et ancien trésorier de Nicolas Sarkozy Éric Woerth est de nouveau rattrapé par l’affaire Tapie. Un de ses ex-collaborateurs est soupçonné par la justice d’avoir accordé des largesses fiscales à l'homme d'affaires.

Selon Mediapart, l’un des anciens membres du cabinet d’Éric Woerth, du temps où ce dernier occupait les fonctions de ministre du Budget, a été mis en examen pour « concussion » dans l’affaire Tapie.

Thierry Métais, c’est son nom, était alors responsable de la « cellule fiscale » chargée des hautes personnalités au ministère de l’Économie et des Finances. Aujourd’hui directeur fiscal de la banque Société Générale, il est « soupçonné d’avoir été l’exécutant de l’opération » consistant à accorder à Bernard Tapie une « énorme ristourne fiscale », énonce ce journal en ligne, selon lequel « Éric Woerth a fait économiser 52 millions d’euros d’impôts à Tapie en 2009 ».

Thierry Métais, toutefois, a « démenti toute irrégularité », affirmant qu’aucun « traitement de faveur » n’a été accordé à Bernard Tapie.

Étant rappelé que, selon Mediapart, l’État a été lésé de « 52 millions d’euros » de rentrées fiscales non prélevées au contribuable Bernard Tapie, ce site Internet a cherché à savoir si l’État s’était porté partie civile dans l’affaire Tapie. Réponse des services du ministre du Budget Gérald Darmanin : « Cela est couvert par le secret fiscal. Pas de commentaire », rapporte Mediapart.

Du nouveau dans l’affaire Nasser Al-Khelaïfi. L’accord passé avec la Fifa par le patron du groupe de télévision beIN Media et du PSG, comportait un volet financier.

Étant rappelé que le patron du PSG vient d’être inculpé par la justice suisse dans une affaire de corruption liée à l'attribution de droits TV de plusieurs Mondiaux de football, le journal L’Équipe révèle qu’il a aussi passé un « accord amiable » avec la Fondation Fifa pour la dédommager.

Libération, enfin, rend ce matin un hommage appuyé à l’homme de presse Jean Daniel, disparu avant-hier à l’âge de 99 ans. Le quotidien lui reconnaît une invention, celle du « journalisme d’idées », via l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur qui devient l’organe central de la « deuxième gauche » dont Jean Daniel était le « pape ».

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