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Politique, le choix de la semaine

Agnès Buzyn à Paris: la macronie se met à rêver

Audio 02:40
Agnès Buzyn, candidate de la République En Marche à la mairie de Paris.
Agnès Buzyn, candidate de la République En Marche à la mairie de Paris. RFI/Edmond Sadaka

Après la déflagration du retrait de Benjamin Griveaux, la macronie retrouve des raisons d'espérer à Paris. La candidature d'Agnès Buzyn relance la course selon le camp d'Emmanuel Macron. Les marcheurs sont passés des larmes au sourire en quelques jours.

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Les larmes après l'abandon fracassant de Benjamin Griveaux, « empêché » de continuer sa campagne à cause des vidéos intimes diffusés sur les réseaux sociaux.

Les sourires avec Agnès Buzyn, sa remplaçante deux jours plus tard. Les marcheurs étaient au fond du trou. Ils ont vite retrouvé la surface.

Une candidature au pied levé, mais pas imposée, assure-t-on au parti En Marche : « Elle en avait envie depuis longtemps, elle avait juste un peu peur ».

Une « envie » de Buzyn chez les marcheurs

Clairement, vous ne trouverez pas grand monde pour critiquer cette candidature. « Je pensais que c'était une connerie, je l'ai dit au président », reconnaît un membre de l'état major d'En Marche, finalement converti à Agnès Buzyn. Selon lui, la candidate a plusieurs atouts, d'abord celui d'être l'anti-Griveaux : « humaine », compétente, appréciée par ses équipes, épargnée de toute polémique, seule capable de rassembler le plus de voix.

« C'est surtout l'anti-Hidalgo et l'anti-Dati : venue de la société civile, une médecin reconnue, avec un sens politique sans être une apparatchik, en phase avec une bonne partie de l'électorat parisien », s'enthousiasme un autre député.

Même si un responsable du MoDem garde un mauvais souvenir de ses discussions avec elle : « Agnès quand elle négocie, c’est avec un bras d’honneur ».

Mais depuis son entrée en campagne, les marcheurs se remettent carrément à rêver tout haut.

« C'est pas dit qu'on puisse pas faire un bon score, pourquoi pas deuxième », parie un député parisien. « Avec Agnès, on a encore plus de chances de gagner », espère un membre du gouvernement.

Bref, la macronie est finalement soulagée d'être débarassée du « problème Griveaux »...

Rien n'est gagné pour Agnès Buzyn

Le défi est immense : relancer une campagne qui n'a jamais vraiment décollé, maintenir à distance le toujours dissident Cédric Villani, montrer qu'elle maîtrise les dossiers parisiens et surtout s'imposer dans le duel entre Anne Hidalgo et Rachida Dati.

Les derniers sondages montrent que le camp d'Emmanuel Macron n'a pas perdu de points dans la capitale, il en gagnerait même quelques-uns... C'est déjà une bonne nouvelle. Mais il est encore trop tôt pour mesurer l'impact d'Agnès Buzyn.

« Le vrai enjeu pour elle, explique un sondeur, c'est de recréer une dynamique dans les 15 prochains jours, de s'approcher des 20% d'intentions de vote... et d'arriver à dépasser Rachida Dati ».

Une bonne opération pour François Bayrou

Le chef du MoDem poussait depuis plusieurs mois pour qu'elle remplace Benjamin Griveaux. Il y est arrivé.

Une ministre raconte : « Dès la diffusion des vidéos, François Bayrou a appelé Emmanuel Macron pour lui dire : "maintenant, t'as plus le choix!" ».

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