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Revue de presse française

À la Une de la presse hebdomadaire et magazine: l’après «Griveauxgate»

Audio 05:50
Benjamin Griveaux lors de l'annonce du retrait de sa candidature à la mairie de Paris, le 14 février 2020.
Benjamin Griveaux lors de l'annonce du retrait de sa candidature à la mairie de Paris, le 14 février 2020. LIONEL BONAVENTURE / AFP

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Selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche et Sud-Radio, avec 24% des intentions de vote, la maire socialiste sortante Anne Hidalgo arriverait en tête des intentions de vote au premier tour pour les municipales à Paris, deux points devant la candidate Les Républicains Rachida Dati (22%, donc), elle-même suivie par Agnès Buzyn, désormais candidate de La République en Marche, qui se voit créditer de 19% des intentions de vote par cet institut de sondage.

Lequel place le candidat écologiste David Belliard en quatrième position, à 12%, suivi du candidat dissident de La République en marche, le mathématicien Cédric Villani à 9%.

Au second tour, quel que soit le cas de figure, ce serait Anne Hidalgo qui gagnerait, que Cédric Villani maintiennent ou non sa candidature, signale Le JDD.

Peu de changements également sur les programmes des principales candidates, qui en dévoilent les principales mesures :

C’est demain lundi 24 février, que Rachida Dati dévoilera son programme. Mais dans Le Parisien Dimanche, elle en présente ce matin l’essentiel, axé sur « le triptyque propreté-sécurité-logement », résume ce journal.

Dans Le Journal du Dimanche, Agnès Buzyn présente le sien, axé sur « deux priorités : la sécurité et la propreté » !

La candidate macroniste « peut-elle gagner à Paris ? », se demande  en Une  Le JDD. L’hebdomadaire L’Express a sa réponse. « Agnès Buzyn, du ministère aux crottes de chiens », lance-t-il, railleur, en se demandant si l’ex-ministre de la Santé est vraiment faite pour une campagne « au ras du bitume ».

Or donc, « le Griveauxgate ». C’était tentant… Et c’est bien sûr la Une de la presse magazine cette semaine en France.

Les hebdomadaires Le Point et L’Obs n’y ont pas résisté et emploient cette formule pour désigner d’un mot d’inspiration anglo-saxonne la chute de Benjamin Griveaux. Il y avait eu le « Watergate », on se souvient du « Benallagate », voici donc à présent le « Griveauxgate ».

Avec, tout d’abord, le choc des photos. La première de Benjamin Griveaux « depuis l’affaire » publiée par le site de Paris-Match, mais aussi les photos de l’arrestation de l’artiste russe Piotr Pavlenski, qui revendique avoir diffusé sur les réseaux sociaux les vidéos du scandale, et de sa compagne en couverture de ce même journal.

De tous les hebdomadaires en kiosque cette semaine, c’est L’Obs qui publie le plus long et le plus documenté des papiers consacrés à cette affaire. Ce magazine va même jusqu’à préciser la date et le lieu de « tournage » intime de ces vidéos par Benjamin Griveaux. La date ? Le « 17 mai 2018 » à Lorient, nord-ouest de la France, alors que, porte-parole du gouvernement à l’époque, il était en déplacement. Le lieu ? La chambre d’hôtel où il a passé la nuit ! Des « informations » placées en tête de gondole de l’enquête de L’Obs, obtenues en une semaine et qui, remarquons-le ici, en disent long sur le monde « Big brotherisé » dans lequel, désormais, nous vivons… George Orwell enfoncé !

Sauf que « 1984 » est un roman, pas le « Griveauxgate ». Dans son enquête, en effet très fouillée, L’Obs va même jusqu’à donner des détails sur la première rencontre intime entre Benjamin Griveaux et la jeune femme qui sera destinataire des vidéos.

Alexandra de Taddeo - c’est son nom - est aujourd’hui la compagne de Piotr Pavlenski. Dans L’Obs, c’est cet artiste russe qui affirme que Benjamin Griveaux a rencontré la belle dans l’appartement de cette dernière, à Paris, 16e arrondissement. « Un rendez-vous dont elle est sortie pas contente », dit Pavlenski à L’Obs.

Alexandra de Taddeo ? Son rôle dans cette affaire « n’est pas encore totalement clair », souligne cet hebdomadaire. Mais au fond, qu’importe… avec son compagnon et l’avocat Juan Branco, ces trois-là forment un trio de « zozos incontrôlables (qui) ont réussi à transformer ce qui aurait dû n’être qu’une boule puante en bombe à fragmentation (…) leur conjuration a fait trembler l’Elysée », s’effare L’Obs.

Et ce travail d’investigation ne s’est pas arrêté là. La presse, en fin de semaine, s’intéressait surtout à cette jeune femme, Alexandra de Taddeo

Mise en examen dans cette affaire pour violation de la vie privée, et placé en garde à vue, elle s’est vu saisir ses quatre téléphones portables et son ordinateur.

Mais, selon Marianne, « un ménage avait été fait ». Autrement dit, explique cet hebdomadaire, « la plupart des vidéos, ainsi que l’ensemble des conversations avec Benjamin Griveaux, ont été effacées. Notamment la ou les vidéos (qu’elle) a, elle, envoyé à l’ex-porte-parole du gouvernement ». Précision qui pourrait éventuellement l’incriminer dans cette affaire. Marianne souligne également son « intérêt » pour la politique et rapporte qu’en novembre 2018, « elle contacte Gaspard Gantzer, un autre (désormais ex) candidat à la Mairie de Paris, via les réseaux sociaux ». Information confirmée dans Marianne par l’intéressé. « Elle m’a demandé mon numéro de portable, je le lui ai donné, comme je le fais avec tout le monde, mais, dans ce genre d’échange, je fais très attention. Elle n’a pas donné suite », déclare donc Gaspard Gantzer à Marianne.

Lequel journal, dans le récit qu’il publie de cette « pantalonnade », est l’un des rares magazines français à se déchaîner contre Benjamin Griveaux. « On ne peut s’empêcher d’être sidéré par la bêtise crasse d’un secrétaire d’État qui envoie des vidéos de ce genre sans avoir conscience du risque qu’il prend, bucheronne Marianne. Il n’y a pas là une faute morale mais une faute professionnelle (…) De tels hommes non pas une seconde le sens de l’État (…) Cet homme-là se voyait en maire de Paris, puis davantage. Parce que certains osent tout » !

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