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Revue de presse Afrique

À la Une: un premier cas de coronavirus en Algérie

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Jusqu'ici épargnée, l'Algérie se retrouve avec son premier cas de coronavirus (Photo d'illustration).
Jusqu'ici épargnée, l'Algérie se retrouve avec son premier cas de coronavirus (Photo d'illustration). REUTERS/Ramzi Boudina

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Certains scientifiques s’étonnaient encore récemment que l’Afrique ne soit pas plus touchée par le coronavirus, en raison notamment de ses échanges importants avec la Chine. Eh bien, un deuxième cas de contamination a été enregistré hier sur le continent. Après l’Égypte, c’est l’Algérie qui est donc touchée. L’annonce en a été faite hier soir à la télévision publique par Abderrahmane Benbouzid, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

« Selon le ministre, précise Le Matin d’Algérie, il s’agit d’un ressortissant italien, arrivé en Algérie le 17 février dernier. Le patient a été transféré à l’Institut Pasteur. Les analyses ont confirmé que ce citoyen italien était bien porteur du coronavirus. Il a été placé d’urgence en isolement médical. Il est manifeste que ce cas n’a pas été détecté à son arrivée à l’aéroport, déplore Le Matin, puisqu’au niveau des arrivées internationales aucune mesure n’a été prise jusqu’à aujourd'hui. À la lumière de ces informations officielles, cet Italien a été en contact avec des personnes durant toute cette semaine qui a suivi son arrivée. Ce qui pourrait conduire à se demander, s’alarme le quotidien algérien, combien de personnes ont été en contact avec cet Italien ? Et combien seraient contaminées depuis ? L’Italie a enregistré 10 morts des suites du coronavirus. Il faut souligner, précise encore Le Matin, qu’au moment où toute l’Europe a déployé un cordon sanitaire et a établi des contrôles au niveau des aéroports, l’Algérie n’a jusqu’à présent montré aucun empressement à tirer une quelconque sonnette d’alarme. »

L’Afrique mal équipée

Le Monde Afrique rappelle pour sa part l’avertissement lancé ce week-end par l’OMS : « L’Organisation mondiale de la santé a averti que les systèmes de santé en Afrique étaient mal équipés pour affronter l’épidémie de coronavirus si des cas de contamination apparaissaient et se multipliaient sur le continent. […] Jusqu’à présent, l’Égypte était le seul pays d’Afrique à avoir officiellement enregistré un cas confirmé de contamination, le 14 février. »

L’OMS note encore, précise Le Monde Afrique, que « si le coronavirus commençait à se répandre sur le continent, les systèmes de santé devraient prendre en charge des patients atteints de symptômes comme des défaillances respiratoires, des chocs septiques ou la défaillance simultanée de plusieurs organes. Et ces patients auraient besoin de soins intensifs nécessitant des équipements comme des appareils d’assistance respiratoire qui manquent dans de nombreux pays africains. C’est une source de préoccupation. »

Pour sa part, pointe encore Le Monde Afrique, « le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a appelé les responsables africains à "prendre des mesures drastiques de prévention et de contrôle", car, a-t-il dit, l’Afrique est particulièrement vulnérable "en raison de ses systèmes de santé relativement précaires". »

G5-Sahel : « Les présidents passent, les terroristes restent… »

À la Une également, le changement de président à la tête du G5-Sahel. Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, a passé le témoin à son homologue mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani. « Les présidents passent, les terroristes restent !, s’exclame le site burkinabé WakatSéra. 5 civils tués dans la nuit du lundi à mardi dans le Centre-Nord du Burkina Faso. La veille, et dans la même région, une patrouille de la police nationale tombait dans une embuscade. Bilan, 4 personnes tuées, dont 3 policiers et 5 blessés. Dans le même temps, le président du Faso passait le témoin au chef de l’État mauritanien. C’était l’un des temps forts de la 6e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État du G5 Sahel hier à Nouakchott en Mauritanie. Ainsi se passe la vie des institutions, pointe WakatSéra. Et c’est l’occasion pour les sortants de présenter leur bilan, qui, est toujours "satisfaisant". »

« Les chiffres de ces derniers mois sont bons, mais, bémolisés par les tueries de civils, reconnaît Aujourd’hui, toujours au Burkina. Attaques multipliées par dix contre les populations avec une violence inouïe. Les groupes armés terroristes sont de plus en plus rampants dans cette bande des trois frontières. Ils essaient de faire la loi. Les forces militaires rendent coup pour coup, mais les chiffres restent toujours en deçà des attentes. »

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