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Revue de presse française

À la Une: le coronavirus s'étend en France

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Des personnes portant des masques quittent l'hôpital de Creil, où des patients testés positifs au coronavirus ont été hospitalisés, le 27 février 2020.
Des personnes portant des masques quittent l'hôpital de Creil, où des patients testés positifs au coronavirus ont été hospitalisés, le 27 février 2020. REUTERS/Christian Hartmann

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La contagion progresse en effet. Le nombre de cas de contamination au coronavirus parti de Chine avait hier soir plus que doublé en France. Et à en croire les prédictions de certains journaux français, tels que La Presse de la Manche, par exemple, l'épidémie est « devant nous ». Attention, prévient ce quotidien du nord-ouest du pays, « ce qui se passe en Italie où il faut carrément isoler certaines villes, peut nous conduire à mettre en quarantaine des régions entières ».

Oui, confirme le journal Le Courrier Picard, la lente contagion du Covid-19 à travers le monde semble « inéluctable ». Et ce quotidien du centre-nord de la France souligne « l’urgence » du moment, celle de « la gestion d'une accélération de la maladie en France. Particulièrement pour ce gouvernement au bilan de santé inquiétant », remarque au passage Le Courrier Picard.

Tous les continents étant à présent touchés, cette propagation du virus conduit le quotidien Le Figaro à pointer « le risque d’une crise économique mondiale ». C’est ce que les économistes appellent « un cygne noir », signale ce journal, c’est-à-dire « un événement imprévisible, qui bouleverse l'ordre établi, aux conséquences incalculables. Tombé comme la foudre sur la Chine, le coronavirus a déjà fait mettre un genou à terre au géant asiatique, que l'on croyait invulnérable, s’inquiète Le Figaro. Il sème désormais la panique aux quatre coins de la planète, où il diffuse le poison de l'incertitude. »

Et puis, c’était prévisible, cette « contagion » anxiogène pousse certaines personnalités à dire publiquement leurs craintes :

Témoin Florent Manaudou. Champion olympique sur 50m nage libre au JO de Londres en 2012, le nageur français, coronavirus oblige, se demande s’il va ou non participer aux prochains Jeux olympiques de Tokyo cet été. « Je pense à ma santé d’abord, dit-il au journal L’Équipe. […] Un événement comme les Jeux, c’est l’occasion rêvée pour que le virus se propage. […] Je ne suis pas sûr qu’organiser les Jeux soit la meilleure solution pour éradiquer le virus », déclare Florent Manaudou au quotidien sportif français.

Comme le souligne le journal L'Est républicain, le coronavirus a « envahi les esprits. […] On passe ainsi des Dents de la mer ou de SOS Fantômes à Alien, voire à l'Exorciste. »

La cérémonie des César sous tension

Si c'était un film, son titre pourrait être Les nerfs à vifs. La remise des récompenses du cinéma français, Salle Pleyel à Paris, est loin de se présenter comme une fête.

Comme le résume Le Parisien, « entre l'affaire Polanski, les polémiques sur la parité ou la diversité à l'écran et sa propre crise de gouvernance, la 45e cérémonie des César cristallise toutes les tensions du moment au sein du cinéma français ».

Hélas oui, soupire Libération, la grande famille du cinéma français est « décomposée », après une « campagne de grand lessive dégagiste » au sein de ses instances dirigeantes. Accusé de viol, le cinéaste Roman Polanski, qui nie ces accusations, et dont le film J'accuse, est une douzaine de fois en course pour les César 2020, a annoncé qu’il ne viendrait pas, se disant victime d’un « lynchage public » de la part d’un « tribunal d’opinion autoproclamé ».

Certes, « on peut aussi trouver qu'Adèle Haenel exagère quelque peu en disant que remettre une distinction à Polanski », « reviendrait à cracher à la figure de toutes les victimes », estime le journal L'Alsace. Mais on voit bien sur quelle pente dangereuse ce raisonnement peut nous faire glisser : « si on commence à brûler les œuvres de tous les artistes qui se sont mal comportés dans leur vie personnelle, nos bibliothèques et nos cinémathèques vont se retrouver bien vides et on se retrouvera privés de bien des chefs-d'œuvre », prévient ce quotidien de l’est du pays.

Alors, qui va gagner ce soir ? Le journal Le Midi Libre se prend à rêver que le « winner is » Roman Polanski ! « Si le génial réalisateur rafle la mise sur les douze nominations du film J'accuse, imaginez la fureur ambiante ! Sur les réseaux sociaux féministes, on va déborder d'insultes », prédit-il.

Mais il n’y a pas que Polanski, la crise va « bien au-delà, souligne L'Humanité. Adèle Haenel, elle-même nommée au César de la meilleure actrice. […] a rompu en France la chaîne du silence en révélant ce qu'elle avait subi de la part du réalisateur Christophe Ruggia. Depuis, le monde du cinéma est en ébullition », relève le bouillant quotidien communiste.

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