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Décryptage

Ouverture des frontières par la Turquie: la Grèce, «bouclier de l’Europe» ou symbole d’une nouvelle crise migratoire?

Audio 19:30
Des migrants bloqués à la frontière à Pazarkule, dans le district d'Edirne, le 29 février 2020.
Des migrants bloqués à la frontière à Pazarkule, dans le district d'Edirne, le 29 février 2020. BULENT KILIC/ AFP

On a assisté à des affrontements aujourd’hui (4 mars 2020) encore entre forces de l’ordre grecques et réfugiés. Athènes est bien décidée à empêcher toute entrée massive sur son sol, et elle bénéficie sur ce point de l’appui de l’Union européenne.

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Face aux policiers et aux militaires, des milliers de personnes sont bloquées dans une sortie de no-man’s land à la frontière entre la Grèce et la Turquie. Elles s’y étaient précipitées après avoir entendu le président turc, la semaine dernière, annoncer qu’il ouvrait les frontières de son pays. Problème pour ces réfugiés : si la Turquie ouvre ses frontières, cela ne veut pas dire que la Grèce fait de même. Cela semble d’autant moins à l’ordre du jour que le pays est déjà débordé. Non seulement, les autorités n’arrivent pas à fournir des conditions de vie décentes aux migrants qui vivent sur les îles de la mer Egée, par exemple mais, en plus, la population de ces îles refuse catégoriquement d’accueillir davantage de réfugiés. La Grèce est-elle le bouclier de l’Europe, comme l’a dit la présidente de la Commission européenne ? Ou le symbole d’une nouvelle crise migratoire ?

 

Nos invités :
- Claire Rodier, juriste experte des migrations et de la politique européenne, membre du Groupe d’Information et de Soutien des Immigrés (GISTI) et du réseau migr’Europe
- Ahmet Insel, politologue et éditeur.

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