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Revue de presse française

À la Une: Joe Biden contre Bernie Sanders

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Les candidats à l'investiture démocrate américaine Bernie Sanders et Joe Biden, lors du dixième débat à Charleston, Caroline du Sud, le 25 février 2020.
Les candidats à l'investiture démocrate américaine Bernie Sanders et Joe Biden, lors du dixième débat à Charleston, Caroline du Sud, le 25 février 2020. REUTERS/Jonathan Ernst

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« Joe Biden remporte le Super Tuesday », pointe Le Monde. « L’ex-vice-président de Barack Obama a créé la surprise mardi, en remportant de nombreux États, dont le Texas. La course à la primaire démocrate se joue désormais entre Bernie Sanders et lui. »

En effet, constate également Sud-Ouest, « la primaire démocrate est en train de virer au duel entre Joe Biden et Bernie Sanders. Duel qui s’annonce aussi serré que passionnant, entre ces deux septuagénaires madrés aux orientations politiques bien différentes. Les électeurs démocrates sont désormais confrontés à un choix simple : opter pour la "révolution politique" que leur propose Bernie Sanders, socialiste revendiqué, ce qui n’est pas banal outre-Atlantique. Ou bien mettre toutes les chances de leur côté pour débarrasser leur pays (et le reste du monde) de Donald Trump. Ils peuvent renverser la table avec le vieux sénateur du Vermont qui séduit les jeunes, comme ils peuvent choisir la sécurité avec l’ancien vice-président de Barack Obama, qui bénéficie désormais d’une véritable dynamique. »

Délicate synthèse…

Alors, « le combat promet d’être rude dans les prochains mois, relève La Croix, avec le risque de creuser un fossé entre les deux factions qui affaiblirait le candidat retenu à l’heure de la bataille contre Donald Trump. S’il veut l’emporter en novembre, le Parti démocrate devra réussir une délicate synthèse entre son socle réformiste et son aile progressiste, tout en attirant les nombreux électeurs indépendants de toute étiquette partisane. L’hostilité au président sortant sera assurément un puissant ciment. Mais, prévient le quotidien catholique, ce ne sera pas suffisant pour entrer à la Maison-Blanche. »

En attendant, pointe Libération, « plus de trente États doivent encore voter d’ici au mois de juin, et 60 % du total des délégués n’a pas encore été attribué. (…) Dans les prochains scrutins, Biden profitera d’une nouvelle défection, celle du multimilliardaire et ancien maire de New York Michael Bloomberg, qui a jeté l’éponge hier et lui a apporté son soutien. La majorité absolue (1 991 délégués), nécessaire pour emporter la nomination du parti au premier tour de la convention, en juillet à Milwaukee (Wisconsin), est encore lointaine pour les deux candidats. Promettant de faire durer le suspense pour départager ce duel incertain. »

Coronavirus : bientôt le stade 3 en France ?

À la Une également, le coronavirus poursuit sa progression en France : « Avec quatre décès, 285 cas confirmés (73 de plus en 24 heures) et 13 régions concernées, la France se prépare à une intensification de l’épidémie de coronavirus, pointe Le Figaro. Un premier cas a été détecté en outre-mer, en Guyane. Un Conseil de défense consacré au Covid-19 s’est tenu hier à l’Élysée, mais l’heure n’est pas à l’alarmisme. Le pays reste au "stade 2" du plan de gestion de l’épidémie, a expliqué le ministre de la Santé Olivier Véran. » Mais , « interrogée sur la possibilité que la France échappe au "stade 3", le plus sérieux de ce plan de gestion, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, l’a toutefois ­admis : "Cela me semble peu probable malheureusement". »

Pourquoi l’Afrique est-elle épargnée pour l’instant ?

On reste avec Le Figaro, qui s’intéresse à l’Afrique, « un continent qui semble bizarrement épargné par le virus. » En effet, « pour l’heure, la situation est surtout marquée par l’étrange absence de cas sur le continent, et particulièrement dans la zone subsaharienne. Si le Maroc, la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte ont des malades confirmés, ils restent très rares ailleurs et toujours extérieurs. » Alors, « plusieurs hypothèses sont avancées, sans convaincre, relève Le Figaro. La première est que les malades, dans des États à la surveillance défaillante, ne seraient simplement pas détectés. "Cela me semble assez improbable. Nous manquons de moyens, c’est vrai, mais les épidémies ont toujours été repérées", souligne un haut fonctionnaire du ministère de la Santé guinéen. Certains avancent des facteurs endogènes. Le climat, chaud, ne conviendrait pas au virus. Seulement, la grippe classique, qui redoute la chaleur, n’épargne pas totalement l’Afrique. La théorie que les Africains seraient plus résistants que les Européens, est aussi très contestée. Elle n’a jamais été démontrée nulle part, et encore moins sur l’ensemble de populations vastes et diverses qu’abrite le continent. "La vérité est que l’on ne sait pas", reconnaît un médecin français travaillant à Conakry. »

Reste que l’épidémie peut exploser à tout moment… L’année dernière, rappelle Le Figaro, « une épidémie de rougeole, dont le vaccin est portant bien connu, a contaminé plus de 300 000 enfants en République démocratique du Congo, faisant 6 000 morts. Si on ajoute à la faiblesse des structures de santé celle des habitants, souvent atteints de pathologies récurrentes et mal soignées, voire simplement pour les enfants de malnutrition, l’émergence du Covid-19 en Afrique pourrait avoir des conséquences dramatiques. »

Migrants : le chantage de la Turquie

Et « pendant que le coronavirus prospère, les mauvaises affaires du monde continuent », remarque La Nouvelle République.

En effet, « à Vienne, l’OPEP serre le robinet pétrolier. Depuis Ankara, Recep Tayyip Erdogan ouvre celui des migrants. Il s’obstine à les appeler réfugiés. Il y a débat, ce n’est pas chaque fois prouvé. Le président turc s’en moque, il n’est en général pas regardant sur ces détails. Seul lui importe l’effet culpabilisant produit auprès des opinions et des gouvernements européens. Le maître de la Turquie, sultan fantasmé, en connaît l’incommensurable lâcheté. Elle a un prix. Comme au bazar d’Istanbul tout se négocie, s’achète et se vend en matière de relations internationales. Et tant pis pour la Grèce qui en fait une fois encore les frais (…). »

Enfin, Le Monde hausse le ton : « le chantage aux migrants qu’exerce sur l’Union européenne Recep Tayyip Erdogan dépasse en cynisme, mais aussi en potentiel de déstabilisation, la plupart des précédents récents. Les réfugiés que le président turc menace de faire déferler sur l’Europe fuient une guerre, celle menée autour d’Idlib, dernier bastion rebelle en Syrie, qu’il s’emploie lui-même à prolonger. »

Alors, « plutôt que de céder à une quelconque panique, l’UE, estime Le Monde, doit faire montre à la fois de solidarité, de fermeté, de réalisme et d’humanité. Solidarité financière et politique avec la Grèce et la Bulgarie, pays situés en première ligne. Fermeté, à l’égard du chantage de la Turquie (…). Réalisme : la géographie et l’histoire font de la Turquie un partenaire obligé de l’UE. Humanité enfin, pointe Le Monde, car l’Union européenne ne mériterait plus son nom si elle ne prenait pas sa part dans l’accueil des réfugiés. Jamais la nécessité, pour la pérennité de l’UE, d’un partage de la charge de la demande d’asile et d’une stratégie commune en matière d’immigration n’a été aussi impérieuse. »

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