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Revue de presse française

À la Une: la phase 3 de l’alerte coronavirus en ligne de mire en France

Audio 06:07
Un masque facial FFP2, un masque chirurgical et un gel hydroalcoolique sont visibles sur cette photo d'illustration, France, 5 mars 2020.
Un masque facial FFP2, un masque chirurgical et un gel hydroalcoolique sont visibles sur cette photo d'illustration, France, 5 mars 2020. REUTERS/Eric Gaillard

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Déjà sept morts et plus de quatre cents cas de contamination en France, dont un député hospitalisé. « Il y a un moment où, nous le savons tous (…) une épidémie est inexorable », a dit hier Emmanuel Macron.

Inexorable ? Comme le souligne le quotidien Le Parisien, l’adjectif choisi hier par le président de la République n’est « pas anodin » et suggère la « dureté » des semaines, voire « des mois à venir ».

Et ce matin, à la Une de Libération, le ministre français de la Santé Olivier Véran prévient : « La phase 3, on n’y est pas, mais on se prépare ».

Oui, confirme Le Journal de la Haute-Marne, le coronavirus poursuit « l'inexorable invasion de notre territoire ». Le gouvernement et le monde médical s'y préparent. L'idée n'est plus de stopper le processus, mais d'en atténuer les effets. En clair, il s'agit d'éviter une évolution à l'italienne.

L’Italie, pays le plus touché en Europe

« 148 morts en moins de quinze jours », dénombre Libération, l’Italie vit des heures « fébriles », car depuis avant-hier, tous les cours des écoles et universités y ont été suspendus.

Résultat, là-bas comme ici, avec son cortège de porteurs en augmentation constante, ses malades soignés à la maison, ceux qui développent une pathologie grave et ceux qu'on ne peut sauver, « l'épidémie due au coronavirus finit par occuper tous les esprits, admet La Presse de la Manche. De manière excessive quant à la crainte suscitée, mais à prendre au sérieux tout de même. »

À lire aussi : L’ensemble de l'Italie frappée par l’épidémie de coronavirus, les écoles fermées

Le coronavirus, faut-il continuer à autant en parler ?

Un quotidien français, La Voix du Nord, ce matin, médite sur « la saturation médiatique » servie au public, « cette lancinante litanie quotidienne de la vigilance nécessaire, mais également le décompte en continu du nombre de personnes infectées, des urgences débordées, des personnes confinées. Et l'angoissante impression que cette épidémie, qui a fait pour l'instant un peu plus de 3 000 morts dans le monde (contre près de 600 000 chaque année pour la seule grippe saisonnière), pourrait devenir le mal absolu. »

Alors ? Alors pour faire contre mauvaise fortune bon cœur, Libération préfère avec optimisme mettre ce matin l’accent sur ce qu’il appelle les « bienfaits » de cette crise du coronavirus. Exemple l’hôpital. « Aujourd’hui, l’hôpital est en première ligne, il prouve jour après jour ce que des personnels dévoués et professionnels sont capables de faire en période de crise. Démontrant ainsi à quel point il est crucial de renforcer cet outil clé dans la bonne marche de la société. Idem pour les vaccins » et… « le savon dans les toilettes des écoles », complète ce journal.

En Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara a annoncé qu’il ne se représenterait pas à la prochaine élection présidentielle

Selon le quotidien L’Opinion, cette annonce est « du pain bénit pour l’Élysée », un « conseiller élyséen » allant même jusqu’à déclarer à ce journal que « toutes nos visites et réunions de travail ont visé à consolider cette trajectoire positive », L’Opinion rapportant que le président français privilégie les « actions discrètes » pour promouvoir une démocratisation à « géométrie variable » sur le continent. Emmanuel Macron est à la « manœuvre » pour la démocratie en Afrique, lance ce journal.

En Côte d’Ivoire, en tout cas, « un front anti-Ouattara commençait à se dessiner », souligne le site Internet du journal Le Monde. Selon ce quotidien, l’annonce faite par Alassane Ouattara ouvre la voie au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, dont Le Monde souligne tout à la fois les « capacités à gérer les dossiers », mais aussi les « soucis cardiaques », avant de pointer « les interrogations (qui) demeurent sur la capacité de rassemblement de cet héritier désigné ».

À écouter aussi : Retrait d'Alassane Ouattara : « Cette annonce fera sortir certains acteurs de l’ombre »

Sale temps pour les plates-formes Internet de services en France. Après Uber, c’est au tour du livreur Deliveroo d’avoir maille à partir avec la justice française

Avant-hier, c’était la plate-forme de VTC Uber qui se voyait mise en échec par la Cour de cassation, laquelle a requalifié le contrat de travail de ses chauffeurs de taxi, reconnus désormais comme des salariés et non plus comme des autos-entrepreneurs - ça change tout au niveau des charges sociales pesant sur l’employeur et des droits des intéressés. Voilà maintenant le livreur Deliveroo qui s’est vu saisir trois millions d’euros à titre conservatoire, en attendant les conclusions de l’enquête pénale dont cette plate-forme britannique de livraison fait l’objet en France.

C’est le journal Le Parisien qui le révèle, en mai 2019, la justice, qui enquête sur un présumé délit de « travail dissimulé » et « recours abusif à des CDD », des contrats à durée déterminée, a donc saisi trois millions d’euros sur le compte bancaire parisien de Deliveroo, somme qui correspond à une partie des cotisations sociales que cette entreprise est « suspectée de ne pas avoir réglées entre 2015 et 2016 ».

À ce stade, certes, la société britannique Deliveroo est présumée innocente d’un tel délit, toutefois Le Parisien pointe que la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, envisage de clarifier les règles du marché par une loi et souligne que « Uber, Deliveroo... des systèmes dans le collimateur de la justice ».

Un « tournant » salué par le journal La République des Pyrénées, qui dénonce ce matin le sort de ces « nouveaux exploités » que sont les « auto-entrepreneurs »

Le Télégramme de Brest n’écrit pas autre chose, qui se réjouit de cette décision à l’encontre d’Uber prise par la Cour de cassation. Laquelle décision pourrait bien mettre « en péril le modèle économique (…) des plates-formes électroniques », prédit, sans toutefois en être sûr, ce quotidien de l’extrême ouest de la France.

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