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Politique, le choix de la semaine

France: les enjeux des élections municipales

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Une affiche électorale de la candidate sortante Anne Hidalgo à Paris, le 5 mars 2020.
Une affiche électorale de la candidate sortante Anne Hidalgo à Paris, le 5 mars 2020. AFP/Philippe Lopez

À une semaine du 1er tour, les 900 000 candidats battent la campagne malgré l'épidémie de coronavirus. Un scrutin crucial pour les principales formations politiques à deux ans de la présidentielle.

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Les élections municipales sont une étape clef pour les partis qui préparent déjà l’élection présidentielle de 2022. Même si les résultats vont être sans doute difficiles à lire en raison de la recomposition du paysage politique. Le fameux « en même temps » de la Macronie qui fait que la moitié des candidats investis et soutenus par La République en Marche appartiennent à d'autres partis, à la droite LR surtout, mais également à la gauche socialiste.

Sans ancrage local, le tout jeune parti présidentiel compte sur cette « stratégie du coucou » pour bénéficier de la prime habituelle aux maires sortants et tenter d'éviter la raclée électorale que lui prédisent les sondages. LREM a d'ailleurs revu ses ambitions à la baisse : objectif 10 000 conseillers municipaux, sur un total de 400 000 en France.

Le RN de Marine Le Pen espère de son côté conserver la dizaine de villes gagnées en 2014
Les municipales ne sont pas les élections qui lui sont le plus favorable. Alors le RN espère conforter ses bastions, les neuf villes qu'il gère depuis 2014 de Hénin-Beaumont dans le nord à Fréjus dans le sud. Avec peut-être quelques nouvelles conquêtes, notamment Perpignan, ville de plus de 100 000 habitants où Louis Aliot, le vice-président du parti, fait la course la tête. Dans l'entre-deux-tours du scrutin, le RN tentera également de passer des alliances avec la droite et de prendre ainsi date pour 2022.

LR à droite et le PS à gauche tenteront eux de rebondir
Question de survie pour les partis traditionnels laminés depuis l’élection d’Emmanuel Macron. À droite, les Républicains tenteront de préserver leur solide implantation locale, née de la vague bleue du précédent scrutin. Et peut-être même décrocher un totem : la capitale, Paris, où Rachida Dati crée la surprise en tête des sondages devant la candidate et maire sortante socialiste Anne Hidalgo.

De son côté, le PS va tenter de conserver les milliers de communes et les grandes métropoles qu'il dirige, Lille, Nantes et bien sûr Paris. Mais il va devoir composer avec les appétits croissants d'Europe écologie-les Verts (EELV). Portés par leurs bons résultats aux élections européennes et en dynamique pour ces municipales, les écolos ambitionnent de devenir la première force de gauche en prenant le leadership sur leurs alliés socialistes. Ils pourraient gagner plusieurs grandes villes, de Bordeaux à Montpellier en passant par Besançon.

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