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Revue de presse Afrique

À la Une: nouveau report électoral en Guinée

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Le président guinéen Alpha Condé lors de l'annonce du report de deux semaines.
Le président guinéen Alpha Condé lors de l'annonce du report de deux semaines. WU HONG / POOL / AFP

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Le 28 février, le président Alpha Condé avait annoncé un report de deux semaines du référendum constitutionnel et des législatives prévus le 1er mars, dans un contexte de vive contestation de la part de l’opposition et de critiques émanant de la communauté internationale. Finalement, le scrutin n’aura pas lieu non plus ce dimanche 15 mars. C’est ce qu’a indiqué le président de la Commission électorale.

La raison ? Les critiques internationales se multiplient à propos du fichier électoral bancal… Après l’OIF, la Francophonie, c’est en effet au tour de la CEDEAO d’exprimer des réserves sur ce fameux fichier.

« La CEDEAO a recommandé de retirer du fichier électoral guinéen plus de 2 millions 400 mille électeurs, s’exclame le site d’information Guinée 7, qui sont 'sans pièces' justificatives. Soit près du tiers des électeurs sans aucune base légale. Ce qui n’est pas sans conséquences… »

D’ailleurs, remarque Ledjely, autre site d’information guinéen, « c’est à se demander si un chiffre aussi élevé n’est justement pas à l’origine de l’enrôlement massif de mineurs que l’opposition avait dénoncé lors des dernières opérations d’enregistrement. »

Et on revient à Guinée 7 qui s’interroge : « que se passerait-il si un citoyen, muni de sa carte d’électeur, ne retrouvait pas son nom dans un bureau de vote le jour du scrutin ? Lui qui vote depuis des années ? Il faut craindre un tohu-bohu généralisé. Car, la zone de Conakry, à elle seule, contient près d’un quart des 'électeurs sans pièces'. »

Par ailleurs, poursuit Guinée 7, « si certains parmi les électeurs extirpés réussissaient à voter, cela pourrait décrédibiliser le vote. Dans le sens qu’on pourrait se retrouver avec plus de votants que d’inscrits dans certains bureaux de vote. »

Bref comment tenir des élections justes et équitables dans ces conditions ?

Vers une remise à plat du fichier ?

Il faut donc s’atteler, estime L’Observateur Paalga à Ouagadougou, à « un véritable travail d’essorage du fichier corrompu, qui en réalité devrait nécessiter une véritable remise à plat pour assainir le document avant de convoquer les électeurs. Une entreprise qui va forcément nécessiter et de l’argent et du temps. Or, pointe le quotidien burkinabé, le temps, c’est tout ce dont Alpha Condé ne dispose pas, engagé comme il est dans une marche forcée pour la révision de la Constitution qui devrait lui permettre de s’ouvrir la voie à un 3e mandat. »

En effet, précise L’Observateur Paalga, « en vertu de la Charte de l’Union africaine et de celle de la CEDEAO, qui proscrivent toutes deux la révision des textes fondamentaux (Constitution, Code électoral), Alpha Conté a jusqu’au 21 avril au plus tard pour fourguer son machin constitutionnel ou bien… renoncer. »

Coronavirus : l’Afrique entre confiance et confinement

À la Une également, l’épidémie de coronavirus, avec un premier cas en Côte d’Ivoire…

« Il s’agit, précise L’Intelligent à Abidjan, d’un homme de nationalité ivoirienne âgé de 45 ans qui a séjourné en Italie. Le malade a été rapidement pris en charge au CHU de Treichville au service des maladies in­fectieuses et tropicales. Son état clinique est stable et rassurant. »

L’Intelligent qui rappelle les consignes à respecter pour éviter la maladie : se laver les mains le plus souvent possible, tousser ou éternuer dans le pli de son coude et éviter toute poignée de main et embrassade…

Pour sa part, Le Monde Afrique fait le point sur les différentes mesures mises en place sur le continent pour tenter de contrer l’extension de la maladie : « entre confiance et confinement, comment l’Afrique fait barrage à l’épidémie », titre Le Monde Afrique. « Mise en quarantaine systématique au Congo, auto-isolement en Côte d’Ivoire… D’un pays à l’autre, le degré de filtrage des voyageurs venus de zones à risques est différent. »

Enfin, interrogé par Jeune Afrique, le docteur Michel Yao, responsable des opérations d’urgence de l’Organisation mondiale de la santé en Afrique, affiche ses craintes : « si on passait à l’étape suivante, l’Afrique serait vite dépassée. (…) Le problème c’est la contamination rapide, par voie aérienne. Notre crainte majeure, c’est que des cas se déclarent dans un quartier d’habitat précaire et fortement peuplé. Dans ce genre de scénario, si la capacité de prise en charge n’est pas à la hauteur, le bilan pourrait être très lourd. »

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