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Afrique économie

MainOne enrichit le réseau des câbles sous-marins qui connectent la Côte d’Ivoire

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Des travaux sur le point d'atterrissement d'un câble sous-marin. (Image d'illustration)
Des travaux sur le point d'atterrissement d'un câble sous-marin. (Image d'illustration) ©creative commons/Timo Noko

L’interconnexion numérique de l’Afrique avec le reste du monde s’améliore de plus en plus. Il y aurait aujourd’hui 30 à 40 câbles sous-marins qui relient le continent à l’Europe, à l’Asie et à l’Amérique, le plus grand nœud étant Djibouti dans l’est, où atterrissent plus de cinq câbles sous-marins. L’un des derniers câbles, dénommé MainOne, relie Londres à l’Afrique de l’Ouest. Il est arrivé en Côte d’Ivoire. Le point d’atterrissement est Grand-Bassam, à une trentaine de km d’Abidjan.

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Avec une longueur de 7 000 km entre Londres et Lagos, MainOne se connecte directement aux pays côtiers, dont la Côte d’Ivoire. Ce câble sous-marin est venu enrichir un écosystème qui compte d’autres opérateurs de câble en Afrique, pour une connectivité avec le monde, essentielle aujourd’hui à l’activité économique et à tous les usagers d’appareils électroniques.

Etienne Kouadio Doh, directeur général, Afrique de l’Ouest francophone MainOne.
« Nous sommes interconnectés à plusieurs opérateurs globaux, on crée cette connectivité immédiate qui donne la force à l’internet. Donc, nous multiplions les points d’interconnexion avec différents opérateurs pour apporter de la vitesse et de la fiabilité à nos partenaires. »

L’impact de l’atterrissage de MainOne à Grand-Bassam sur l’économie ivoirienne et de la sous-région n’est pas immédiat, selon Jean-Michel Huet, associé de BearingPoint.
« C’est un enjeu absolument essentiel, ces câbles sous-marins. C’est par là que passent toute l’information et toutes les données échangées avec le continent américain, les continents européen, asiatique ou océanique. Ça peut générer un impact, mais pas dans l’immédiat. Le tout n’est pas d’avoir le câble qui sort de l’eau, il faut qu’il soit connecté au réseau de fibre optique, au réseau terrestre du pays concerné ou des pays enclavés derrière. »

Les câbles sous-marins offrent une grande capacité de transport des données numériques. C’est important pour attirer les investisseurs, précise Jean-Michel Huet.
« Quand un grand groupe international, Africain mais également Européen, américain décide de s’installer dans un pays, un des critères qu’il regarde, c’est la connectivité sur internet. Donc ça a un impact direct sur l’investissement et l’emploi pour ce pays. »

À Grand-Bassam se trouve les installations, notamment un data center, ou centre de données, pour exploiter l’autoroute des données qu’est MainOne. Il a commencé à fournir ses services à partir de décembre 2019, ce qui fait un gestionnaire de câble sous-marin de plus en Côte d’Ivoire, explique Etienne Kouadio Doh.
« Nous fournissons de grosses capacités aux opérateurs mobiles, aux fournisseurs d’accès à internet, qui à leur tour distribuent à la population. Nous apportons également l’ouverture aux entreprises qui ont besoin par moment des solutions dédiées et spécialisées, des petits opérateurs. Mais MainOne n’a pas de réseau de distribution au grand public. »

Secteur des technologies de l’information et de la communication représente 8% du PIB ivoirien contre plus de 10% au Ghana ou encore au Nigeria. La Côte d’Ivoire veut porter cette contribution à 15% en 2023.

MainOne est un opérateur de câble sous-marin qui apporte des solutions de connectivité et de communication aux entreprises publiques et privées. Fin 2019 et début 2020, MainOne emploie directement dix personnes en Côte d’Ivoire. Un nombre qui pourrait rapidement tripler. La société générera alors indirectement entre 300 et 400 emplois.

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