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Afrique économie

Centrafrique: renaissance de la filière coton

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Image d'illustration
Image d'illustration ©Stefan HEUNIS/AFP

En juillet 2019, l’Assemblée nationale centrafricaine a voté une loi mettant en place l’Office national du coton pour relancer la filière qui s’est écroulée avec la crise militaro-politique qui a secoué le pays. La production a drastiquement chuté mais les autorités font des efforts pour restructurer le secteur et l’envie des cultivateurs sur le terrain est bien présente.

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Depuis Bossangoa, sur la route qui mène à Nana Bakassa, de grandes panières remplies de coton blanc attendent d’être ramassés dans les villages. Elles bordent la route comme de petits nuages.
« Je suis le meilleur cultivateur de coton du village ! »

Charles Delawane, assis sur le marché de Nana Bakassa devant sa petite échoppe est très fier de parler de sa production de coton.
« Moi j’ai beaucoup profité de l’avantage du coton. J’ai quitté jeune l’école pour cultiver le coton. Et maintenant j’ai construit cinq maisons en tôles dans le village grâce à cet argent. Même le bâtiment où nous sommes assis actuellement est à moi. »

Célestin Youfegan est le secrétaire général de la mairie de Nana Bakassa. Il confirme la motivation dans la région à produire.
« Le coton nous donne un peu de la richesse. Ça rapporte. Je pense que cette année on va progresser encore pour doubler ça. »

Aujourd’hui l’État a récupéré la gestion de la filière. Ce qui n’est pas toujours simple dans l’organisation quotidienne explique Célestin Youfegan
« Nous préférons que la société revienne ici pour acheter notre coton. La société elle paie rapidement par rapport au gouvernement. Le gouvernement donne les graines, les engrais, les intrants, mais ce sont les retards de paiement qui font défaut. »

Les difficultés d’accès au crédit font que l’Office national paye les cultivateurs lorsque le coton a été vendu sur le marché international. Mais le gouvernement a récemment payé des années d’arriérés. 1,4 milliard de francs CFA. Pour le ministre de l’Agriculture Honoré Feizoure, il est primordial pour l’économie centrafricaine que le secteur soit de nouveau sur les rails.
« Au niveau national, c’est le coton aussi qui permet au pays de se connecter à l’international. Parce qu’il faut vendre sur le marché international pour faire rentrer des devises. En situation normale nous sommes entre 45 et 50 000 tonnes de coton. Ce n’est pas grand-chose, mais pour le pays. Et là aujourd’hui on est inférieur à 3 000 tonnes c’est donc dans ce sens qu’on est en état de convalescence. Il y a un gap énorme qu’il faut très rapidement atteindre. »

Aujourd’hui le secteur commence seulement à se relever. Une première usine d’égrainage a été relancée dans le pays.

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