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Revue de presse française

À la Une : le sort des Français de l’étranger, ce vrai casse-tête pour le Quai d’Orsay

Audio 04:47
La devanture du ministère des Affaires étrangères français à Paris.
La devanture du ministère des Affaires étrangères français à Paris. LUDOVIC MARIN / AFP

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Qu’ils soient touristes, hommes ou femmes d’affaires ou binationaux, les Français se trouvant à l’étranger et qui veulent regagner la France posent, à leur corps défendant, une « épineuse question », lance en Une Le Figaro.

Ils sont de 110 à 130 000 répartis dans le monde entier, qui veulent « rentrer » et qui « s’impatientent », pointe le quotidien. Mais comme le souligne dans ses colonnes un « responsable » au ministère des Affaires étrangères, « on n’a jamais vu dans l’histoire un arrêt du trafic aérien international ».

Or, « en quelques heures », une centaine des pays ont « brusquement » décidé de fermer leurs frontières aux ressortissants français, en prévention du risque sanitaire, rappelle Le Figaro.

Alors ? Alors, « en théorie », ce que ce journal appelle la « stratégie » du Quai d’Orsay est certes « simple » - les résidents de longue durée (quelques trois millions de Français) sont invités à rester chez eux, sauf en cas de « problème sanitaire » ; les autres, dont de nombreux vacanciers, à rentrer « s’ils le veulent ». Et le peuvent…

Car « il y a loin de la théorie à la pratique », souligne Le Figaro, et le centre de crise du Quai d’Orsay est « en effervescence », le ministère des Affaires étrangères ayant été renforcé par une équipe supplémentaire « spécialement dédiée au coronavirus ».

Contraint, entre autres, de « négocier au cas par cas » avec chaque pays, le ministère s’active comme jamais pour débloquer de nombreuses et délicates situations. Comme aux Philippines ou en République dominicaine par exemple, signale ce quotidien, en relevant qu’en « dernier recours », la France « se dit prête à affréter des avions spéciaux », pour aller chercher des Français coincés ici ou là, sortes de naufragés du coronavirus qui devront s’armer de patience car l’opération « d’évacuation » risque de durer, prévient Le Figaro.

Dans la presse française également, des mesures de confinement plus strictes tout de suite en France. Plus strictes… en attendant leur prolongation dans le temps :

78 nouveaux décès ont été enregistrés en l'espace de vingt-quatre heures en France, le nombre de morts est à présent de 450 personnes en milieu hospitalier, et celui des malades dépasse les 5 000 cas avérés. Aussi, avec les mesures supplémentaires prises ce vendredi 20 mars par le Conseil de défense à Paris, c’est une « nouvelle sommation » que le gouvernement adresse aux Français, lance Le Parisien, alors que débute cette fin de semaine propice à un possible « relâchement » des comportements. C’est un « nouveau tour de vis » destiné à faire entendre raison à des Français « toujours trop indisciplinés », explique ce journal.

Les Français, justement, à quoi peuvent-ils s’attendre par la suite ? Cité par Le Parisien, un ministre résume : « L'idéal, celui dont personne ne rêve car il faut bien être réaliste, serait que l'épidémie dure un mois et que ce soit fini. Le second (scenario), c'est le confinement pendant quatre mois, mais le pays peut-il tenir ? Et le 3e, qui semble assez crédible : le scénario chinois où on confine pendant un mois, puis on lève un peu les mesures », dit ce ministre au Parisien.

Mesures plus strictement appliquées, donc, mais aussi confinement probablement plus long que les quinze jours initialement annoncés. Le quotidien Libération prévient : en France, « il sera vraisemblablement nécessaire d’interdire les déplacements pendant six semaines au minimum ». Comme le formule ce quotidien au sujet du confinement, « c’est parti pour durer ».

En tout cas, les Français sont inquiets. Le coronavirus les effraie. Et le président Macron les rassure :

Une enquête Ipsos citée par Le Monde indique que, lorsqu’on les interroge, 45 % des Français « donnent une note de 7 à 10 (sur 10) pour qualifier leur niveau de crainte liée au coronavirus ; 84 % estiment que les conséquences de la pandémie sur la santé en France sont « graves », et 47 % les jugent même « très graves », pointe le quotidien du soir. Se référant (sans les citer) à d’autres enquêtes d’opinion, Le Monde souligne toutefois que les propos d’Emmanuel Macron « semblent avoir eu pour effet de faire baisser la peur et la colère au profit de l’espoir ».

Et en effet, « aujourd’hui, une majorité de Français (54 %) se déclare satisfaits de la manière dont le gouvernement gère le dossier du coronavirus, constateLe Monde. C’est à la fois beaucoup, compte tenu du niveau d’impopularité dont souffrait le président de la République avant la crise, et peu, au regard des défis qui l’attendent. Car, pour l’heure, à la différence de ses prédécesseurs en temps de risque majeur, Emmanuel Macron ne parvient pas à réaliser l’union sacrée, même s’il entraîne désormais derrière lui une part non négligeable des Français. La guerre, dans ces conditions, est encore loin d’être gagnée », prédit ce journal.

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