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Revue de presse française

À la Une : la prolongation du confinement jusqu’au 15 avril au moins en France

Audio 05:07
Le Premier ministre français Edouard Philippe prend la parole après la réunion hebdomadaire du cabinet, pour annoncer la prolongation du confinement lié au coronavirus jusqu'au 15 avril, à Paris le 27 mars 2020.
Le Premier ministre français Edouard Philippe prend la parole après la réunion hebdomadaire du cabinet, pour annoncer la prolongation du confinement lié au coronavirus jusqu'au 15 avril, à Paris le 27 mars 2020. Christophe Ena / Pool via REUTERS

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Annoncée cette fois-ci, non pas par le président mais par le Premier ministre, cette décision est tout sauf une surprise. C’est « jeudi midi » qu’elle a été prise à l'Élysée, lors d'un déjeuner en « tête-à-tête » entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe, signale Le Parisien. « Puis ils l'ont communiquée juste après aux membres du gouvernement lors du Conseil des ministres ».

Lesquels ministres, hier, ont eu droit, de la part du chef du gouvernement à une vraie mise au point, vécue par certains d’entre eux comme un « recadrage », signale Le Parisien, Edouard Philippe voulant resserrer la communication gouvernementale après que certains ministres se soient laissés aller à de malencontreuses déclarations. « Charge » qui visait « particulièrement » le ministre de l'Agriculture, explique Le Parisien, étant rappelé que Didier Guillaume, ledit ministre, avait appelé les Français à aller « travailler dans les champs » pour soutenir les agriculteurs !

Selon Le Figaro, le Premier ministre Edouard Philippe a demandé à ses ministres, à l'exception d'Olivier Véran, en charge de la Santé, de « ne pas s'exprimer sur les sujets sanitaires ». Comme le dit à ce quotidien l’un des participants à cette visio-conférence gouvernementale, « on ne peut pas parler de santé si on n’est pas ministre de la Santé ».

Le Figaro signale encore que le chef du gouvernement a demandé à ses troupes de « veiller à ne pas envoyer de messages contradictoires », de faire attention à ne pas « faire des annonces qui ne sont pas arbitrées en amont » et de « ne pas communiquer sur des sujets non-essentiels dans les médias grand public », afin de ne pas « parasiter » les consignes de l’exécutif.

En Inde, c’est au quatrième jour qu’en est le confinement pour quelques 1,3 milliard d’habitants. Record mondial :

Alors que plus de trois milliards de personnes sont désormais entrées en confinement dans le monde – non loin d’un humain sur deux, donc – c’est en effet en Inde que, depuis mercredi, vivent pas loin de la moitié de ces confinés !

Désertée de ses foules habituelles, la rue en Inde est désormais laissée aux vaches sacrées. Reportage de Libérationà Kotla, agglomération de New Delhi, où « seules les vaches errent, nouvelles reines d’un quartier presque désert ».

Le confinement en Inde ? C’est « une gageure, car ce pays compte l’une des plus fortes densités de population du monde - trois fois supérieure à celle de la Chine », pointe Libé, les statistiques nationales indiquent que « 30 % des urbains vivaient en 2008 dans un espace d’environ 6m2 par personne, soit moins que ce qui est recommandé pour un prisonnier français » !

Densité propice à la contagion, donc, et précarité aussi. En Inde, « 90 % des travailleurs sont employés de manière informelle ». Ceux-là se retrouvent « dénués de tout », alerte Libé. Lequel journal signale ainsi que « des milliers de journaliers, sans travail ni revenu de subsistance, quittent les villes dans un exode dramatique », rapportant ainsi l’histoire d’un groupe d’ouvriers du bâtiment, dont le chantier est arrêté pour cause de confinement, et qui « entament une marche de 500 kilomètres pour rejoindre leur village dans le centre du pays », car ils préfèrent quitter cette « ville fantôme » qu’est devenue la capitale.

Alors Libération craint le pire, car « si la contagion se répand, l’Inde est mal préparée : le pays compte sept lits d’hôpital pour 10 000 habitants, soit neuf fois moins qu’en France. C’est l’un des taux les plus bas du monde ».

Et que dire de l’Europe, qui, de toute son existence, n’a jamais été menacée par une tourmente d’une telle violence :

Le choc économique en Europe s’annonce comme « le plus violent que l’Union européenne ait connu depuis sa création », souligne Le Monde. Le cap des 15 000 morts venant d’être franchi en Europe, le quotidien français du soir estime que ces circonstances exceptionnelles doivent inciter les dirigeants européens à jeter rapidement les bases d’une « nouvelle cohésion » passant par « une mutualisation des efforts qui devront être consentis pour absorber le choc ».

Et ce journal approuve l’idée d’une émission d’obligations européennes. Appelées « coronabonds », ces obligations permettraient aux pays n’ayant déjà plus aucune marge de manœuvre pour emprunter de s’endetter à moindre coût, grâce à la garantie des États les plus solides, comme l’Allemagne, les Pays-Bas ou l’Autriche, explique Le Monde.

Mais tous les pays européens ne sont pas sur cette ligne, certains trouvant que « le prix de la solidarité » est trop élevé. Ceux-là sont invités par le quotidien du soir à se poser la question du coût d’une « probable dislocation de l’Union. Dans cette crise du coronavirus, l’UE, elle aussi, joue sa survie », prévient Le Monde.

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