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Covid-19: un vaccin serait-il la seule solution pour endiguer la pandémie?

Audio 04:13
Un chercheur de l'université de Pittsburgh aux États-Unis travaille sur un candidat vaccin COVID-19, un patch de la taille d'un doigt avec des aiguilles microscopiques solubles.
Un chercheur de l'université de Pittsburgh aux États-Unis travaille sur un candidat vaccin COVID-19, un patch de la taille d'un doigt avec des aiguilles microscopiques solubles. UPMC/REUTERS

Notre rendez-vous quotidien pour mieux comprendre l'épidémie de Covid-19, une maladie dont il n'existe toujours pas de traitement, ni curatif, ni préventif. Sur ce volet, la recherche d'un vaccin progresse même si on le sait, il faudra encore attendre avant qu'il soit disponible. Le besoin de trouver rapidement un vaccin se fait, en tout cas, de plus en plus criant.

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Avec certains pays, de plus en plus nombreux à mettre en place le déconfinement ou à y réfléchir, l’opération inédite est risquée car la crainte d’une deuxième vague épidémique est bien là.

En l'absence de vaccin, on compte beaucoup sur le concept d'immunité de la population

Pour l'obtenir, il faut deux choses : des personnes qui ont été malades et des malades dont l'organisme a appris à combattre le virus. Il reste cependant beaucoup d’interrogations sur ces deux points.

On estime tout d'abord qu'entre 70 et 80% de la population d'un pays doit avoir été en contact avec la maladie pour constituer une telle immunité collective. Les dernières indications semblent doucher cette stratégie. En France par exemple, on est très loin de ces chiffres. Selon une étude de l'institut Pasteur, seuls 6% des Français auront été infectés par le coronavirus le 11 mai, date prévue du déconfinement.

Il y a des doutes également sur la mémoire immunitaire de nos organismes. Combien de temps notre corps se souvient-il de la façon de combattre le Covid-19 ? on ne le sait pas encore, probablement pas aussi longtemps que l'on pourrait l’espérer.

Si cette immunité de population n'est pas garantie, le vaccin est la seule solution pour éviter de nouvelles vagues épidémiques, si on ne veut pas multiplier les séquences de confinement.

Développer un vaccin prend beaucoup de temps

Le but d'un vaccin est d'apprendre à notre corps à combattre une maladie pour qu’il soit prêt le jour où il entre en contact avec le virus. Il s'agit donc de mimer une attaque pour que notre organisme y réponde et s'entraîne.

Le problème, c'est que pour mimer une attaque, il faut vraiment comprendre comment la maladie s'y prend : il faut la connaître en détail et pour un virus émergent comme ce nouveau coronavirus, cela prend du temps.

Les essais cliniques, l'industrialisation prennent également de longs mois. Il faut ainsi une dizaine d'années au total pour créer un vaccin en partant de zéro. Cette fois heureusement cela pourrait aller plus vite, en adoptant une procédure accélérée comme cela a été le cas pour l'épidémie d'Ebola qui a frappé l'Afrique de l'ouest. Dans le meilleur des cas, si tout fonctionne, cela nous emmènerait au milieu de l'année prochaine.

Cela dit, une autre piste est envisagée, une autre façon de faire un vaccin : c'est Moderna, une société américaine qui est derrière, avec le soutien de l'institut national des États-Unis pour la santé. Des essais sur l'homme ont déjà commencé. Plutôt que d'utiliser un virus qu'on a rendu inoffensif pour entraîner le système immunitaire, on fait appel à ce qu'on appelle l'ARN messager.

C'est un peu technique, mais cela part du principe qu'on a déjà décodé depuis le mois de janvier le code génétique du virus. L'idée, c'est de prendre un bout de ce code caractéristique du coronavirus, et donc inoffensif puisque ce n'est qu'une partie de son génome, et de le greffer sur cet ARN messager. Celui-ci pourra alors apporter ce fragment de code auprès des cellules de notre système immunitaire. Ce dernier va croire qu'il est attaqué et va donc apprendre à se défendre.

Cette technique a donc l'avantage d'être beaucoup plus rapide à mettre en place mais reste encore très expérimentale. Si ces essais sont concluants, il s'agirait en effet du premier vaccin de ce type à être développé.

 

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