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Si loin si proche

En retrait du monde, épisode 1: Récits de cabanes et de refuges

Audio 48:30
La cabane au fond des bois est un solide mythe américain qui a inspiré les plus beaux récits mais aussi les voyageurs du monde entier.
La cabane au fond des bois est un solide mythe américain qui a inspiré les plus beaux récits mais aussi les voyageurs du monde entier. Wikimedia commons/Flickr/Emmanuel Huybrechts

À l'heure où la planète et plus de quatre milliards d'individus sont encore confinés, empêchés de sortir loin de chez eux, on va célébrer le voyage différemment : moins dans le mouvement et avec plus de détachement. Car le voyage peut aussi être immobile et solitaire. De nombreux écrivains voyageurs qui, en d'autres circonstances, ont fait le choix de se retirer du monde, pour mieux l'observer, le raconter, le réinventer et lui résister, nous l'ont prouvé.

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Premier épisode cette semaine, de notre série spéciale « En retrait du monde ». Au fil de récits de cabanes et de refuges, en compagnie notamment de la grande voyageuse Alexandra David-Néel partie près de trois ans en ermitage au Sikkim, d'Henry David Thoreau retiré dans sa cabane de Concord près du lac Walden dont l'ouvrage Walden ou la vie dans les bois continue d'inspirer les libres penseurs amoureux de nature, de Sylvain Tesson, l'écrivain voyageur français isolé dans sa cabane dans les forêts de Sibérie à Paolo Rumiz, perché sur un phare en pleine mer Méditerranée, en passant par les écrits de l'ermite japonais du XIIIe siècle Kamo No Chomei ou ceux de l'Indien blanc Grey Owl, ancien trappeur canadien devenu grand défenseur de la nature et des autochtones au début du XXe siècle.

Dans ce voyage littéraire, entre nature et solitude, la cabane se fait tour à tour sanctuaire, arche ou temple. C'est là qu'enfant, on se réfugie loin de la colère des parents, que l'on goûte aussi à la liberté et aux premières aventures. Plus tard, à l'âge adulte, elle permet de renouer avec le vivant et la pleine nature qui nous entourent, et autorise des explorations intérieures, méditatives, parfois spirituelles ou mystiques. S'isoler et se poser donc, pour mieux renaître et résister.

« Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu », Sylvain Tesson.

Une série littéraire en deux épisodes de Céline Develay-Mazurelle et Laure Allary.

Avec Vladimir Cagnolari.

Bibliographie :
- Walden ou la vie dans les bois de Henry David Thoreau (Éditions Gallmeister)
- Un an de cabane d'Olaf Condau (Éditions Paulsen)
- Le Phare: voyage immobile de Paolo Rumiz (Éditions Hoëbeke)
- Récits de la cabane abandonnée de Grey Owl (Éditions Souffles)
- Traité de la cabane solitaire Ma vie dans les monts d'Antoine Marcel (Éditions Arléa)
- Notes de ma cabane de moine de Kamo No Chomei (Éditions Le Bruit du temps)
- Journal de voyage. 11 août 1904 - 27 décembre 1917 d'Alexandra David-Néel (Éditions Plon)
-Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson (Éditions Gallimard)
- Ma vie dans les Appalaches de Thomas Rain Crowe (Éditions Libretto)
La Vie en cabane, Petit discours sur la frugalité et le retour à l'essentiel de David Lefèvre (Éditions Transboréal)

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