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Revue de presse Afrique

À la une: ils sont mesurés, les diplomates en poste au Burundi

Audio 05:17
Evariste Ndayishimiye, élu président du Burundi, ici à Gitega, lors du vote le 20 mai 2020.
Evariste Ndayishimiye, élu président du Burundi, ici à Gitega, lors du vote le 20 mai 2020. REUTERS/Evrard Ngendakumana

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En premier, lieu explique le site d’informations burundais IWACU : « Ces chefs de missions diplomatiques accrédités au Burundi, "encouragent tous les acteurs du processus électoral à préserver un climat pacifique" ». Il faut dire que depuis lundi, date de la publication des résultats provisoires de la présidentielle et des législatives par la Céni, opposition ou encore Église catholique protestent contre le processus électoral, celui qui a débouché sur la victoire du général Évariste Ndayishimié du CNDD-FDD à la présidentielle. Dans un communiqué publié hier mercredi, les chefs de missions diplomatiques, accrédités au Burundi, tempèrent. Alors si on doit les décrire, ils sont par exemple les ambassadeurs : du Canada, d’Égypte, du Japon, de France ou encore de République démocratique du Congo entre-autres, mais aussi le secrétaire exécutif de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs et le Résident Coordonnateur des Nations unies.

Un communiqué pour l'intérêt collectif

Dans l’article d'IWACU, on peut lire qu’ils « mettent en avant l’intérêt collectif et "exhortent tous les acteurs nationaux à faire preuve de responsabilité et à résoudre les différends pouvant résulter du processus électoral à travers les procédures légales existantes". En résumé, ils ne démentent rien, mais ils appellent tout le monde à reprendre son souffle et souhaitent ». Toujours dans IWACU : « accompagner le peuple burundais dans son progrès vers la stabilité, la démocratie et la justice ». Concernant les réactions, IWACU précise que le pouvoir a accueilli ces mots, sans beaucoup d’enthousiasme et du côté de l’opposition on dénonce le côté trop « soft »de cette prise de parole : « Nous aurions préféré une déclaration plus forte par rapport aux plaintes exprimées ». Interrogé par le journal, un expert dit comprendre cette retenue employée par les diplomates. Pour lui : « L’appel vient d’une large palette de diplomates africains, américains, chinois et européens. Difficile de faire plus avec un groupe comme ça. Dans ce contexte c’est déjà beaucoup ».

Dans l’actualité également, la République démocratique du Congo où la mort d’un juge hier interroge

Raphaël Yanyi, lui qui présidait la chambre du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, dans l’affaire de détournement des fonds du programme de 100 jours. Vaste dossier où se trouve notamment le procès de Vital Kaméré, le directeur du cabinet du président Félix Tshisekedi. Le décès de Raphaël Yanyi est donc qualifié de mystérieux notamment par le site d’informations politico.cd. CAS-info de son côté nous raconte, via le témoignage d’un membre de la famille que Raphaël Yanyi, a « ressenti des malaises. On l’a amené à l’hôpital Nganda vers 23 heures et c’est là que nous avons appris sa mort ». Sur l’article publié à ce sujet par Radio Okapi, on peut lire que le syndicat autonome des magistrats du Congo, comme la famille et l’association congolaise pour l’accès à la justice, demandent une autopsie du corps. Le président du Syndicat, dont les propos sont rapportés dans l’article  : « Afin que nous puissions être fixés sur les causes réelles de sa mort. Et cela nous amènera à lever beaucoup d’équivoques parce qu’il y a beaucoup de choses qui se racontent. Cela va aussi sécuriser les autres magistrats ». Aucune piste n’est à écarter écrit pour sa part le site d’informations Bourkinabè Le Pays. Mais la procédure judiciaire va certainement traîner en longueur selon les mots du Pays et ce décès ne vient que le confirmer.

Et enfin, la décision est tombée hier : Félicien Kabouga reste en prison

Celui qui est accusé d’être le financier du génocide des tutsis au Rwanda en 1994 a été présenté hier devant la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris… et cette dernière a rejeté sa demande de remise en liberté sous contrôle judiciaire. Le Monde Afrique raconte : « La chambre d’instruction (...) a justifié sa décision par un risque "de trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public" ». Pour cette chambre : « le risque était trop important de voir s’enfuir cet homme de 87 ans "qui a organisé sa fuite grâce à sa famille pendant vingt-cinq années après avoir échappé à des arrestations en Suisse, en Allemagne ou au Kenya", comme l’a rappelé Clarisse Taron, avocate générale. » Le quotidien français du soir raconte l’arrivée à la barre de Félicien Kabouga « en fauteuil roulant, chaussons, jean et chemise violette escorté par deux gendarmes ».

Après avoir écouté les chefs d’accusation, dont celui de génocide, il s’est défendu, en kinyarwanda, imperturbable peut-on lire dans l’article : « Je n’ai rien fait (...) a-t'il déclaré, Ce sont des mensonges ». Le site d’informations rwandais The New Times raconte que les avocats de Félicien Kabouga ont pointé la santé plus que fragile de leur client, en vain. Pour le moment, la décision concernant sa remise à la justice internationale et notamment son transfert vers Arousha en Tanzanie ou vers La Haye aux Pays-Bas, a été mis en délibéré au 3 juin.

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