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Rendez-vous culture

Les sorcières à Hollywood ou comment la sorcière a envahi le cinéma américain

Audio 02:23
Hollywood.
Hollywood. Flickr/Sörn

En France, les salles de cinéma réouvrent le 22 juin. Mais avant, on peut toujours déguster fictions et documentaires sur les plateformes de streaming. À voir en ce moment sur OCS, un formidable documentaire. Dans Les sorcières d’Hollywood, la réalisatrice Sophie Piérard examine la représentation de la sorcière, à travers un panel d’images d’archives qui donnent envie de replonger dans les classiques du genre.

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Que ce soit une adorable voisine de pallier, une experte en arts occultes ou une élève de Poudlard, qu’elle ait le teint vert et le nez crochu, ou soit à l’inverse sexy et manipulatrices, la sorcière est une figure incontournable du septième art. Sa représentation, dit-elle quelque chose de la place des femmes dans la société ? C’est ce que pense Clara Kuperberg, la productrice du film.  

« C’est vrai, aujourd’hui, on voit beaucoup de séries et de films avec des sorcières. C’est vrai, à chaque époque, elles représentent quelque chose : la femme au foyer, la femme féminine, elle est diabolisée, instrumentalisée... Et elle évolue, comme la figure de la femme, à l’image de la figure de la femme. »  

► À lire aussi : «I Am Not a Witch» de R. Nyoni: «Les camps de sorcières existent en Afrique»

Comment la sorcière est-elle apparue à l’écran ? Comment sa représentation a-t-elle évolué au fil de l’histoire du cinéma ? C’est ce qu’examine le documentaire avec un panel d’historiennes et de critiques de cinéma.  

Aux débuts du cinéma, la sorcière se résume à son balai volant, comme dans Le Magicien d’Oz. Les années 1930 l’imaginent femme fatale et redoutable séductrice. Tandis que l’après-guerre et les Trente Glorieuses la réinvente dans une version très domestique, comme dans Ma sorcière bien-aimée.  

L'incarnation du renouveau

Aujourd’hui, la sorcière est aussi montrée queer, racisée ou handicapée pour montrer qu’elle peut être n’importe quelle femme se battant contre les normes. Bref, être une sorcière est à nouveau revendiqué. « Elle a évoluée, en contact des sorcières bien-aimées ou femme au foyer, aujourd’hui, elle renvoie finalement cette évolution de la femme dans la société. » 

Ainsi, dans Maléfique, Angelina Jolie fait quasiment de la sorcière une pasionaria féministe. Le documentaire le montre bien : la sorcière sera toujours une figure de la transgression. Pour ses détracteurs, elle est affreuse et dangereuse, mais pour toutes celles qu’elle représente, elle reste l’incarnation de l’espoir et du renouveau.

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