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Revue de presse française

À la Une la course au vaccin

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Les procédés de fabrication d'un vaccin sont souvent longs et délicats.
Les procédés de fabrication d'un vaccin sont souvent longs et délicats. iStock/Neznam

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Comment se prémunir efficacement contre le Covid-19  ? Comment éviter d’autres vagues de contamination ? Bref, comment contrecarrer ce virus ? Une seule solution : trouver un vaccin…

« Alors que l’épidémie a déjà emporté près de 470 000 vies (sur la planète), l’immunisation de la population contre le SARS-CoV-2 semble être l’une des seules portes de sortie à la crise, constate Le Monde. Selon une modélisation de l’Institut Pasteur, entre 3 % et 7 % de la population aurait été infectée par le coronavirus apparu fin 2019 en Chine. Bien loin des 60 % à 70 % nécessaires selon les experts pour atteindre une "immunité collective". Tous s’accordent sur le fait que "nous allons devoir apprendre à vivre avec le virus". »

Et pour le contrer, il faut un vaccin… « Fin janvier, relate Le Monde, alors que le président chinois, Xi Jinping, admet que la situation est "grave" et que l’épidémie "s’accélère", les scientifiques sont déjà dans les starting-blocks pour un vaccin. Qu’ils appartiennent à de grandes institutions de recherche – l’université d’Oxford au Royaume-Uni, l’Institut Pasteur en France, Harvard aux États-Unis – ou à la R&D des géants pharmaceutiques – Sanofi, Merck, Johnson & Johnson, AstraZeneca –, tous s’interrogent sur la stratégie à adopter face à ce virus dont on ne connaît encore rien. »

Tout le monde accélère

Depuis, poursuit Le Monde, on assiste à une véritable course technologique et financière… « Les États-Unis, l’Europe et la Chine se livrent à une compétition acharnée. Poids-lourds de l’industrie pharmaceutique et start-up misent sur des technologies éprouvées ou sur des innovations, face à ce virus mal connu. (…) Au lieu des cinq à dix ans habituellement nécessaires pour mettre au point un vaccin, on parle de janvier 2021, voire même novembre de cette année. Une ligne d’arrivée presque irréelle. Les laboratoires viennent en effet tout juste de lancer les premiers essais cliniques, précise Le Monde. (…) Mais tout le monde accélère. Car le déclin de l’épidémie complique la tâche.

"S’il n’y a pas assez d’infections, il faudra des mois, explique un scientifique, avant de réussir à accumuler un nombre d’événements suffisant pour montrer une différence statistique entre deux groupes. (…) On essaie de courir le plus vite possible pour attraper la maladie avant qu’elle ne s’éteigne". »

Attention aux apprentis-sorciers…

En tout cas, « pour l’heure, pointe Le Monde, aucun des vaccins testés sur des singes n’a permis de supprimer l’infection, juste d’éviter les atteintes pulmonaires. "Comment réagira le virus si on lui ferme la porte du poumon ?, s’interroge l’infectiologue américain William Haseltine, ancien professeur à l’école de médecine de Harvard. Restera-t-il dans le nez ? Ira-t-il dans le cœur, dans le cerveau ? Nous n’en savons rien". Et si, s’interroge le journal, scénario cauchemar rencontré il n’y a pas si longtemps avec la dengue, le vaccin augmentait le risque d’une infection plus grave ? "L’urgence ne doit surtout pas nous faire jouer aux apprentis sorciers, soutient Christophe d’Enfert, directeur scientifique de l’Institut Pasteur. Il ne faut pas prendre de risques qui pourraient provoquer un échec et baisser encore l’adhésion de la société à la vaccination". »

Nicolas Hulot : « la trouille au ventre »

Autre danger, cette fois provoqué par l’homme : le réchauffement climatique. Nicolas Hulot pousse un nouveau coup de gueule ce matin dans Libération

« Président de la fondation qui porte son nom, Nicolas Hulot salue les travaux "robustes", dit-il, de la Convention citoyenne pour le climat et fustige les adversaires des propositions qui ont été remises à l’exécutif le week-end dernier : "Ils sont souvent, affirme l’ancien ministre, dans le déni et ne proposent rien". »

Pour Nicolas Hulot, il faut « faire preuve de maturité collective : la crise sociale et écologique ne sera pas résolue sans une mutation profonde, dit-il. Nous devons construire un nouveau paradigme, renoncer à certaines habitudes, les modérer et en développer d’autres. Il y aura quelques contraintes, mais elles sont sans commune mesure avec les privations de liberté et les souffrances qui nous attendent si on laisse le climat se dérégler et le vivant disparaître. Regardez, s’exclame Nicolas Hulot, les méga-feux qui ont ravagé l’Amazonie et l’Australie, les 38 degrés en Sibérie… Le monde se délite, quelque chose s’emballe et nous échappe. Je ne veux pas faire peur, mais moi, j’observe cela la trouille au ventre. Nous, les citoyens, devons accepter de changer. »

Macron face à la crise sociale

Et puis l’été sera chaud également, de même que l’automne, sur le font de l’emploi… « Une avalanche de plans sociaux, voire de faillites en cascade, c’est ce qui menace notre pays, s’exclame Sud-Ouest, après plus de deux mois de confinement. L’Unedic anticipe la destruction de 900 000 emplois cette année ; avec une récession de plus de 11 %, la France sera l’un des pays les plus touchés par la crise. »

« Macron tente de prévenir une crise sociale », titre Le Figaro. « Le chef de l’État a reçu hier les partenaires sociaux pour tenter de limiter les destructions d’emplois liées à la crise du coronavirus. (…) Il leur a dévoilé les grands chantiers à mener sur le front de l’emploi : formation professionnelle, emploi des jeunes et assurance-chômage ainsi que les contours du nouveau dispositif de maintien de l’emploi de long terme. L’enjeu de l’activité partielle de longue durée reste le même que sa version ajustée au fil de l’eau durant la crise. À ­savoir : éviter des licenciements massifs dans les entreprises dont la pérennité n’est pas remise en cause mais qui sont confrontées à une réduction d’activité durable. Et ce à l’image de secteurs comme l’automobile ou l’aéronautique, qui peinent à redémarrer et à remplir leur carnet de commandes. »

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