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Monde / Trisomie 21

[Reportage] Journée mondiale de la trisomie 21: accueil dans une crèche à Paris

Une enfant trisomique dessine, lors d'une réunion à Paris, en 2001, contre l'handiphobie.
Une enfant trisomique dessine, lors d'une réunion à Paris, en 2001, contre l'handiphobie. ERIC FEFERBERG / AFP

Ce lundi 21 mars se tient la onzième journée mondiale de la trisomie 21, l'occasion pour les associations de sensibiliser le public sur ce handicap mais aussi d'alerter sur les lacunes qui existent en France dans l'accompagnement, notamment des enfants porteurs de trisomie 21. Aujourd'hui, moins de 2% des enfants handicapés ou en cours de diagnostic sont intégrés dans des structures collectives de la petite enfance. Pourtant il existe une loi. Depuis 2005, les structures de l'enfance sont obligées d'accueillir les enfants porteurs d'un handicap. Dans les faits, très peu le font. Mais certaines d'entre elles se battent pour l'accueil des enfants trisomiques ou porteurs de handicap. C'est le cas de la crèche Charivari dans le 9e arrondissement de Paris. Ici, tous les enfants sont accueillis.

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A première vue, rien d'inhabituel à la crèche Charivari : les enfants discutent, jouent, écoutent des histoires... Sauf qu'ici, sur les 30 enfants accueillis, une dizaine est porteuse d'un handicap. La crèche Charivari fait figure d'exception en France.

Pourtant, pour la directrice Sandrine Delpeut, accueillir un enfant handicapé ou valide ne change rien : « Ici, chaque enfant bénéficie d’un projet individuel. Quand il y a la problématique du handicap, évidemment, l’équipe y est formée, y est sensibilisée, sachant que l’accueil d’un enfant handicapé ne nécessite pas un travail supplémentaire mais un regard singulier. »

Parmi ces enfants, Noah, 2 ans, porteur de la trisomie 21. Pour Marine, aide-éducatrice, il faut s'adapter, comme avec tous les enfants : « Il y a effectivement des spécificités à prendre en compte par rapport à son handicap. Il a un touché peut-être un peu plus particulier. Du coup, ça va mettre peut-être un peu plus de temps à venir à la patouille. Je travaille avec ses capacités, ses qualités, comme avec les autres enfants et je ne travaille pas avec ses déficiences ».

Et cette mixité profite à tous les enfants : « Ils ne sont pas du tout choqués comme pourrait l’être un adulte. Ils ne voient pas du tout le handicap », assure Marine. Pas de problème, donc, du côté des enfants. Ce sont bien les adultes qu'il faut sensibiliser.

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