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Santé

Santé: les perturbateurs endocriniens s'invitent dans le champ politique

Les perturbateurs endocriniens sont présents dans les produits de consommation courante comme les produits d'entretien ménager, les produits de beauté ou les emballages plastiques.
Les perturbateurs endocriniens sont présents dans les produits de consommation courante comme les produits d'entretien ménager, les produits de beauté ou les emballages plastiques. Jacobs Stock Photography

Les promoteurs de l’écologie ne sont pas épargnés par les substances chimiques. C’est ce que révèle un rapport rendu public par l’ONG Générations futures qui a analysé les mèches de cheveux de sept figures de la défense de l’environnement. Et toutes sont contaminées par des perturbateurs endocriniens.

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Le candidat écologiste à l’élection présidentielle Yannick Jadot, l’ex-ministre de l'Ecologie Delphine Batho ou encore la présidente du WWF France et célèbre navigatrice Isabelle Autissier… Si leurs idées et leurs actions œuvrent pour l’écologie, sur leurs têtes, c’est un véritable cocktail de perturbateurs endocriniens qui dort.

Ces substances chimiques présentes dans l’eau, l’alimentation, les médicaments ou encore les cosmétiques, perturbent le système hormonal et seraient à l’origine de certains cancers notamment. L’étude de Générations futures s’est concentrée sur quatre familles de perturbateurs endocriniens dont le bisphénol ou les pesticides.

Au total 200 molécules ont été recherchées et le constat est sans appel, tous les échantillons de cheveux analysés sont contaminés. Mais à divers degrés cependant. En haut de l’échelle, on retrouve Isabelle Autissier avec 68 de ces molécules, presque 20 fois plus que Delphine Batho, la moins touchée, avec 36 substances chimiques présentes dans sa chevelure blonde…

► à (ré)écouter : Un plan de bataille contre les perturbateurs endocriniens  

« Il faut se mobiliser collectivement »

Isabelle Autissier: il faut changer nos pratiques et nos habitudes de consommation

Pour Générations futures, l’idée est de mettre une nouvelle fois en lumière les effets des perturbateurs endocriniens sur la santé. Une campagne choc, qui intervient alors que l'interdiction de ces substances fait partie de l'accord de ralliement négocié entre les candidats à la présidentielle socialiste et écologiste, Benoît Hamon et Yannick Jadot, et à quelques jours d’un vote de l’Union européenne sur le sujet. Une nouvelle réunion de la Commission européenne est prévue le 28 février pour arrêter une définition des perturbateurs endocriniens, un débat aux enjeux industriels et de santé publique importants d'où la difficulté à règlementer. 

« Il faut bien se rendre compte que ce que l'on utilise comme produit aujourd'hui sont des choses que l'on va garder dans le corps à tout jamais et que l'on va transmettre à nos héritiers, explique à RFI Isabelle Autissier. Ce sont des produits non seulement très dangereux mais aussi très rémanents, qui durent très longtemps dans l'organisme. Il va y avoir des échéances européennes, il faut se mobiliser collectivement..

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