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Climat

À Paris, la marche pour le climat permet aussi la convergence des luttes

Des manifestants lors de la marche pour le climat à Paris, le 8 décembre 2019
Des manifestants lors de la marche pour le climat à Paris, le 8 décembre 2019 THOMAS SAMSON / AFP

Une centaine de personnes ont participé ce dimanche8 décembre, à Paris, à une marche pour marquer la journée mondiale pour le climat et interpeller les dirigeants sur l'urgence à agir, alors que la COP25 se déroule en ce moment à Madrid. 

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Parmi les manifestants déterminés à braver la pluie et la grève à Paris, Sophie Ixère est venue avec ses deux garçons. Elle n'attend aucune avancée de la COP25 mais estime de son devoir de se mobiliser, ne serait-ce que pour l'avenir de ses enfants.

« Toutes les COP se sont succédé, mais les pays ne prennent aucune décision viable. Ils nous font croire qu’ils prennent des décisions, mais rien n’est mis en place. C’est pour ça qu’il fallait vraiment manifester aujourd’hui ! »

Trouver des solutions concrètes 

Pour cette mère de deux enfants, c’est en manifestant que les choses peuvent changer. « Si nous n’agissons pas maintenant, dans les prochains mois, nous nous dirigerons droit vers l’extinction de l’humanité ». Pour éviter cela, elle en est persuadée : « Il faut convaincre une partie de la population que la politique en place ne répond pas à l’urgence climatique afin de trouver de vraies solutions comme des assemblées citoyennes ».

François Dubreuil, administrateur d'Unis pour le climat, un des collectifs organisateurs, s'attendait, vu le contexte, à une faible mobilisation. Pour lui, il s'agissait surtout de maintenir le sujet du dérèglement climatique sur la place publique, en vue des combats à venir. « Ce que l’on vise c’est de faire lien, il faut cesser d’être seul et se dire que chacun peut agir ».

L’une des priorités pour François Dubreuil ce sont les municipales. « Il faut que chaque personne dans sa ville se dise qu’elle peut faire quelque chose au niveau des transports, des jardins partagés ou pour l’isolement des logements. Car on ne peut rien attendre du gouvernement, c’est certain ! »

Vers une convergence des luttes

Parmi les manifestants il y a aussi Sophie Tissier, membre de l'initiative citoyenne contre le réchauffement climatique Extinction rébellion, mais aussi du mouvement féministe #NousToutes et des « gilets jaunes ». Une militante qui incarne la convergence des luttes. Pour elle, ces trois causes sont liées car la population a de moins en moins le pouvoir de s’exprimer, pour s’opposer à la « doxa ultra libérale ».

« Les féministes demandent depuis plusieurs années des moyens pour protéger les femmes des violences, pour l’égalité réelle et il n’y a aucun moyen donné. Pour le climat, il y a eu plusieurs grandes marches et des centaines de milliers de manifestants dans le monde, mais il n’y a aucune action politique réelle mise en place pour stopper les attaques envers notre environnement ».

Face à cette crise sociale grandissante, et quelle que soit la lutte, Sophie Tissier estime que les « Gens n’en peuvent plus. Les pouvoirs en place n’écoutent personne et c’est systémique, c’est tout le système qu’il faut remettre en place ».

D’où une organisation pour faire converger les luttes: « Il faut que les gens comprennent que passer à l’action citoyenne c’est primordial aujourd’hui, il faut arrêter d’être passif sur son canapé et avoir peur. Cessons d’avoir peur et agissons ! », précise-t-elle.

Des marches similaires ont eu lieu partout en France, comme à Montpellier où 1000 personnes se sont mobilisées.

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