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Il y a 40 ans, Ariane 1, les premiers pas de la conquête spatiale européenne

Le pas de tir de la fusée européenne Ariane 1 à Kourou en Guyane en décembre 1979.
Le pas de tir de la fusée européenne Ariane 1 à Kourou en Guyane en décembre 1979. AFP Photos/CNES

La fusée Ariane a 40 ans ! Le 24 décembre 1979, le lanceur de satellites Ariane 1 s’élançait pour la première fois depuis la base guyanaise de Kourou. Un vol inaugural qui permettait à l’Europe de rivaliser avec les États-Unis et l’ex-URSS dans la conquête spatiale.

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Il est 14h13 en cette veille de Noël 1979. Les équipes du centre spatial de Kourou ont les yeux rivés sur les écrans de contrôle quand Ariane 1 parvient à décoller pour la première fois. C’est un soulagement, car tout le monde a en tête le décollage raté du 15 décembre. Depuis neuf jours, les équipes sont à pied d’œuvre pour remettre la fusée en état. « Il a fallu travailler 24 heures sur 24 ! On avait même installé un petit dortoir dans le centre », se souvient dans l'AFP Guy Dubau, ancien chef des opérations sur le centre de lancement.

► À écouter aussi : 40 ans de la fusée Ariane: « C’était la prise d’indépendance de l’Europe pour l’accès à l’espace »

Le projet Europa lancé dans les années 1960 a également été abandonné six ans plus tôt. C’est donc un évènement extraordinaire pour la conquête spatiale européenne. « J’avais 20 ans à l’époque, j’étais en école d’ingénieur à l’époque, se souvient Jean-Yves Le Gall, actuel président du centre national d’étude spatiale (CNES). J’avais trouvé une télévision pour voir ce premier décollage d’Ariane ».

L’Europe numéro 2 mondial

À cette époque, les États-Unis, qui sont allés sur la Lune dix ans plus tôt, et l’ex-URSS ont la main mise sur la conquête spatiale. « La France avait décidé de prendre le taureau par les cornes après les quelques échecs d’Europa. Le CNES souhaitait donc, à l’époque, que l’on développe Ariane, résume Jean-Yves Le Gall, la décision avait été prise en 1973 à la conférence de Bruxelles, c’est ce qui a permis à Ariane 1 de s’élever dans le ciel ».

C’est de ce premier lancement réussi que découlera l’épopée européenne. « J’ai l’habitude de dire que nous sommes tous des enfants d’Ariane... c’est la vérité parce que nous en sommes aujourd’hui à 250 lancements et cinq générations d’Ariane. La sixième est actuellement en préparation, détaille Jean-Yves Le Gall, l’Europe est désormais numéro 2 mondial avec un intérêt qui va croissant. Lors de la conférence de Séville [en novembre dernier réunissant les pays membres de l’Agence spatiale européenne], les 22 états membres ont mis 14,4 milliards d’euros pour les trois prochaines années. Tout ceci est le résultat de ce qui s’est passé à 14h13 il y a quarante ans sur la base de lancement de Kourou ».

►À lire aussi : Centième lancement pour la fusée Ariane 5

Pour concurrencer le géant américain Space X, le premier vol d’Ariane 6 est prévu en 2020. Une fusée polyvalente dotée d’un moteur réallumable permettant de déposer, au cours d’une même mission, plusieurs charges à des orbites différentes.

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