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OMS: le coronavirus appelé «Covid-19» désigné «ennemi public numéro un»

Le coronavirus, désormais appelé Covid-19 par l'OMS a été désigné «ennemi public numéro un», par le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus, à Genève, le 11 février 2020.
Le coronavirus, désormais appelé Covid-19 par l'OMS a été désigné «ennemi public numéro un», par le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus, à Genève, le 11 février 2020. Fabrice COFFRINI / AFP

Partie de Chine, l'épidémie de coronavirus, désormais appelé « Covid-19 » par l'OMS, constitue une « très grave menace pour le reste du monde » et doit être considéré par la communauté internationale comme « l'ennemi public numéro un », a déclaré mardi son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus.

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Avec notre correspondantà Genève,  Jérémie Lanche

S'exprimant lors d'un séminaire réunissant plus de 400 chercheurs et représentants d'autorités sanitaires nationales à Genève, le directeur de l'Organisation mondiale de la santé a appelé à un partage des échantillons du virus et à une accélération de la recherche de traitements et de vaccins.

« Avec 99% des cas recensés en Chine, cela reste essentiellement une urgence pour ce pays mais qui représente une très grave menace pour le reste du monde », a souligné  Tedros Adhanom Ghebreyesus. 

« Nous espérons que l'un des résultats de cette réunion sera une feuille de route sur laquelle chercheurs et donateurs pourront s'aligner », a-t-il déclaré, tout en précisant qu'un vaccin pourrait être découvert d'ici 18 mois.

Au total, l'OMS a activé un réseau de 15 laboratoires de référence et identifié 168 autres laboratoires dans le monde disposant de la technologie nécessaire pour dépister le Covid-19, en accentuant ses efforts sur les pays en développement.

Beaucoup de journalistes me demandent ce qui me réveille la nuit. Et je réponds toujours : une pandémie. Parce qu'il y a des pays qui n'ont pas de système de santé assez fort. C'est notre maillon faible. Et ça peut tous nous affecter. Nous devons investir pour renforcer leurs systèmes de santé. Ma peur, c'est que si ce virus se propage dans ces pays, ce soit le chaos. Les épidémies peuvent provoquer des révoltes. Croyez-moi. Un virus est bien plus capable de créer des bouleversements politiques, économiques et sociaux que n'importe quelle attaque terroriste. Et si le monde ne veut pas se réveiller et considérer le coronavirus comme l'ennemi public numéro un, alors j'ai peur que nous ne retenions pas la leçon. Voilà ce qui me réveille la nuit. Et ça devrait tous nous réveiller.

Le partage d'informations entre États, les mesures de prévention pour la population, l'envoi de matériel de protection et de détection dans les pays considérés à risque : toutes ces actions comptent affirme l'OMS. En tout cas, si tout le monde tire dans le même sens et rapidement.

« Il y a moins de 400 cas en dehors de la Chine, pour un seul décès enregistré. C'est une fenêtre de tir. L'horloge tourne. Et le temps est la clef dans cette épidémie. Le virus ne dort pas, nous ne pouvons pas dormir non plus. Nous devons agir avec un sentiment d'urgence. Et avec un engagement politique fort partout dans le monde. Seulement à ce moment-là, nous pourrons battre l'épidémie », a lancé le patron de l'organisation.

L'OMS qui balance entre optimisme mesuré et déclarations alarmistes depuis plusieurs jours. De sorte qu'il est difficile de savoir vraiment où en est l'épidémie. Le bilan humain a franchi mardi 11 février la barre des 1000 morts en Chine, sur plus de 42 000 cas confirmés de contamination.

 


Les croisiéristes ne désarment pas

En Norvège, pas question d'arrêter les croisières. La compagnie Hurtigruten continue de faire découvrir la mer du Nord à ses clients. Mais seuls les voyageurs qui n'ont pas posé le pied en Chine depuis deux semaines ont le droit d'embarquer. Un simple document à remplir et à signer mais pas une preuve de bonne santé.

« Si le passager nous dit qu'il n'a jamais voyagé en Chine les 14 jours qui précèdent, on a aucune possibilité de le savoir. Après si ce sont des clients à qui, nous, nous avons réservé les vols, on sait très bien d'où ils viennent. Mais après c'est une confiance sur les passagers, tout à fait », explique Christine Bois, directrice générale d'Hurtigruten France.

Pour Erminio Eschena, président de l'association internationale des navires de croisières, les voyageurs ne courrent aucun risque. Notamment grâce au contrôle régulier de la température des croisiéristes.

« Il se fait de partout dans le monde. Dans tous les ports où les grands paquebots de croisière font escale. Et là encore, des embarquants se verront refuser la possibilité d'accéder à bord à partir du moment où la température dépasse les 38 degrés. »

Depuis plus d'une semaine, les croisières ne font plus escale en Chine, à Honk-Kong et Macao.

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