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Coronavirus: les moyens développés en France pour prévenir l'épidémie

Le fabricant de masques de protection Kolmi-Hopen à Saint-Barthelemy-d'Anjou est assailli par les commandes.
Le fabricant de masques de protection Kolmi-Hopen à Saint-Barthelemy-d'Anjou est assailli par les commandes. REUTERS/Stephane Mahe

La France se prépare à une possible « épidémie » du coronavirus. Des mesures de précaution ont été prises pour les personnes revenant du nord de l'Italie où sévit le virus et les moyens ont été renforcés sur le territoire.

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La France est en alerte face à la situation très évolutive dans le nord de l'Italie. Un car en provenance de Milan, arrivé en gare routière de Perrache à Lyon a été isolé quelques heures ce 24 février en raison de soupçons sur l'état de santé d'un passager italien. Un commissariat parisien a également brièvement fermé ses portes après le malaise d'une ressortissante chinoise.

Un dispositif sensible pour détecter des cas possibles

Les autorités françaises ont émis une série de recommandations pour les personnes revenant des deux régions italiennes touchées par le nouveau coronavirus, la Lombardie et la Vénétie, viennent d'être émises. Il leur est demandé d'éviter « toute sortie non indispensable ». Les travailleurs et les étudiants doivent, « privilégier le télétravail et éviter les contacts proches ». Elles doivent prendre leur température deux fois par jour et surveiller l'apparition de symptômes d'infection respiratoire.

De plus la liste des pays où circule le virus a été modifiée avec l'ajout de la Corée du Sud, la Lombardie et la Vénétie en Italie. Les cliniciens ont donc pour consigne d'appeler le 15 pour un classement de patient présentant des difficultés respiratoires venant de ces régions-là. Le site du ministère des Affaires étrangères de conseils aux voyageurs évalue au cas par cas avec des messages sanitaires pour savoir quoi faire en cas de voyage dans ces zones-là.

Les moyens hospitaliers renforcés

De plus une surveillance syndromique, c'est-à-dire la surveillance de cas graves de patients se trouvant en réanimation en détresse respiratoire aiguë avec des bilans négatifs (c'est-à-dire pour lesquels on ne trouve pas de cause) est mise en place dans les centres hospitaliers. Lors d'un point avec la presse, sur la situation en France, le nouveau ministre de la Santé, Olivier Véran, avait en effet hier détaillé la stratégie mise en place pour préparer le pays. Jusqu'à présent, pour accueillir les éventuels malades, 38 établissements de santé étaient prévus. 108 établissements seront désormais activés avec chambres d'isolement, de sorte que tous les départements de métropole disposeront d'un centre hospitalier au moins pour prendre en charge les malades. Il a notamment évoqué l'augmentation du « nombre de laboratoires équipés en tests de diagnostic » pour atteindre une capacité de plusieurs milliers d'analyses par jour et sur tout le territoire, contre 400 aujourd'hui.

Des masques adaptés

Il faut également prévoir un équipement suffisant en masques. Mais les masques sont-ils efficaces ? « Le masque chirurgical qui n'englobe pas totalement la sphère respiratoire, la bouche ou le nez, car sur les côtés ce n'est pas étanche peut profiter aux personnes malades pour éviter une diffusion des postillons lorsqu'une personne tousse par exemple », explique Vincent Enouf, chercheur à l'Institut Pasteur.

« Il y a les masques FFP2, FFP3, moins répandus, utilisés en laboratoire qui ferment complètement la sphère respiratoire et protège des particules qui pourraient se retrouver dans l'air lorsque quelqu'un tousse. En effet, le masque chirurgical ne protège pas les personnes qui ne sont pas malades. Mais en revanche, il est à utiliser par les personnes qui se sentent malades pour éviter une diffusion directe des particules virales », ajoute-t-il.

« Le mieux est toutefois que la personne reste chez elle. C'est très important », souligne à RFI, Vincent Enouf, chercheur à l'Institut Pasteur.

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