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Cyclisme / Tour de France 2012

Bradley Wiggins du rêve à la réalité

Bradley Wiggins est allé au bout de son rêve en reportant son premier Tour de France, le 22 juillet 2012.
Bradley Wiggins est allé au bout de son rêve en reportant son premier Tour de France, le 22 juillet 2012. REUTERS / Stephane Mahe

Après avoir porté le maillot jaune pendant près de deux semaines, Bradley Wiggins a enfin touché du doigt un rêve de gamin : gagner le Tour de France. Sous un soleil radieux et devant un nombre important de compatriotes, « Wiggo », l’enfant de Kilburn, devient le premier Britannique à remporter la Grande Boucle.

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De notre envoyé spécial sur le Tour de France,

La mondialisation du cyclisme est bel et bien en marche. Si Cadel Evans avait été il y a un an le premier coureur australien à gagner le Tour de France, Bradley Wiggins devient le premier Britannique à s'imposer sur les Champs-Elysées. A 32 ans, le triple champion olympique a fait vibrer les sujets de Sa Majesté massés tout au long de la grande avenue parisienne. Le coureur vedette de l’équipe Sky sort enfin de l’ombre, après des années de travail.

« J’ai toujours voulu être coureur cycliste professionnel »

Bradley Wiggins et son fils sur l'Avenue des Champs-Elysées, le 22 juillet 2012.
Bradley Wiggins et son fils sur l'Avenue des Champs-Elysées, le 22 juillet 2012. REUTERS/Stephane Mahe

Né à Gand en Belgique, sacro-sainte patrie du vélo, Bradley Wiggins connaît tout du cyclisme. Piqué par un rayon de vélo à l’âge de neuf ans, le fils de Gary Wiggins, excellent coureur de six jours qui a délaissé sa famille pour rentrer en Australie, a suivi la même route. « J’ai toujours dit que je voulais être coureur cycliste professionnel, j’ai grandi avec des posters de Miguel Indurain ou de Musseuw dans ma chambre », avoue Bradley Wiggins qui a passé son enfance dans le quartier de Kilburn à Londres. Alors que tous ses camarades ne pensaient qu’au football, lui voulait être leader au moins une journée sur le Tour de France. Un rêve qui est devenu plus que réalité, loin du HLM de son enfance où il s’était construit une détermination sans faille.

Pourtant, l'héritier de Tom Simpson, Robert Millar ou encore Chris Boardman n'était pas programmé pour gagner un jour la plus grande course cycliste du monde. Formé à l'école de la piste, Bradley Wiggins a décroché ses premières grandes victoires entre 2000 et 2008 : six titres de champion du monde et six médailles olympiques dont trois d'or en trois olympiades (Sydney en 2000, Athènes en 2004 et Pékin en 2008).

« Bradley Wiggins est quelqu’un de très cultivé »

Bradley Wiggins et son train bleu, le 8 juillet 2012.
Bradley Wiggins et son train bleu, le 8 juillet 2012. REUTERS/Bogdan Cristel

Repéré par Marc Madiot en 2001, il signe un contrat de deux années avec l’équipe Française des Jeux. En 2004, il rejoint son compatriote Chris Boardman dans la formation Gan. Il se consacre à la piste et devient champion olympique de poursuite individuelle et par équipe à Athènes. C'est à l’issue de ces deux titres que Bradley Wiggins se consacre à la route. Il signe chez Cofidis pour deux saisons.

Yann Huguet (Argos-Shimano) qui l’a côtoyé à ce moment là, déclare : « C’est un beau maillot jaune. J’ai couru avec lui et je l’apprécie beaucoup. C’est un sacré bosseur. Chez Cofidis, on n’a pas beaucoup cru en lui et il est parti chez Garmin. Il prouve qu’il avait du talent et qu’avec du travail, tout est possible. » Il ajoute : « Il a transféré ses qualités de pistard sur la route avec un travail sur l’aérodynamisme, il est en train de montrer que c’est une nouvelle façon d’aborder le cyclisme et cela à marché ». Selon Yann Huguet : « Bradley Wiggins est quelqu’un de très cultivé qui adore et connaît bien le vélo. On peut lui poser n’importe quelle question, il saura répondre. » Comme le précise Yann Huguet, Bradley Wiggins « a évolué avec son temps et a réussi un joli truc ».

« Il a un mental phénoménal »

Bradley Wiggins salue ses compatriotes venus nombreux assister à son triomphe, le 22 juillet 2012.
Bradley Wiggins salue ses compatriotes venus nombreux assister à son triomphe, le 22 juillet 2012. REUTERS/Stephane Mahe

En 2007 Bradley Wiggins participe à son premier Tour de France dont le départ est donné à Londres. Il est contraint de quitter la course après le contrôle positif de Christian Moreni. L’équipe Cofidis décide de se retirer de la course.

En juillet 2009, il fait son retour sur la grande boucle avec la formation Garmin. Il termine quatrième et dès lors, il prend conscience de son potentiel. Le Britannique David Millar, vainqueur d'une étape cette année, apprécie son ancien coéquipier. « Il a un mental phénoménal. Lorsqu’il a un objectif, il met tout le professionnalisme nécessaire pour l’atteindre ». 

En 2010 Bradley Wiggins s'engage avec le Team Sky. Créée à l'initiative de la fédération britannique de cyclisme, la formation dirigée par Dave Brailsford mise beaucoup sur lui. Il remporte notamment la première étape du Tour d'Italie 2010, avant de se muer en potentiel vainqueur d'un Grand Tour grâce à ses progrès effectués en montagne. Mais «Wiggo» ne confirmera pas sa belle pretastion de l'année précédente et prendra la 24e place.

Pire, en 2011, il se brisera la clavicule. « On a besoin de déceptions pour être plus fort. J'avais fait une bonne année 2009 (4e du Tour). Puis il y a eu les déceptions de 2010 (24e) et de l'an dernier (clavicule cassée). J'ai fait le point. On a revu l'entraînement, le style de vie, je crois qu'on a fait de bons choix. L'an dernier, j'avais passé la dernière semaine à regarder la télé. J'avais vu le bonheur de Cadel Evans après la victoire et ça m'avait donné envie de vivre la même chose », a déclaré Bradley Wiggins la veille de son sacre.

Aujourd’hui, sous le soleil parisien et devant un grand nombre de Britanniques , Bradley Wiggins a enfin réalisé son rêve de gamin. Il a su tirer parti d’un parcours taillé à sa mesure et confirme une année exceptionnelle.

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