Accéder au contenu principal
VOILE

Voile: Loïck Peyron, nouveau roi du Rhum

Loïc Peyron célèbre sa première victoire sur la Route du Rhum lundi 10 novembre 2014.
Loïc Peyron célèbre sa première victoire sur la Route du Rhum lundi 10 novembre 2014. AFP PHOTO / NICOLAS DERNE

Vainqueur lundi 10 novembre au matin de la dixième édition de la Route du Rhum, Loïck Peyron ajoute un nouvel exploit à sa longue liste de succès. A 54 ans, le navigateur, qui vient de battre le record de l’épreuve, est un véritable surdoué de la voile.

Publicité

Après 7 jours, 15 heures et 8 minutes passés sur son maxi trimaran Banque Populaire VII, Loïck Peyron a encore le sens de la formule. « Le record, c'est anecdotique, c'est la cerise sur le bateau ! », a-t-il lancé lors de son arrivée ce lundi matin à 00h08 heure locale (04h08 GMT) à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe après avoir largement dominé cette dixième Route du Rhum, tout en réalisant un nouveau temps de référence de l’épreuve, améliorant de plus de deux heures le chrono de Lionel Lemonchois (7 j 17 h et 19 min) établi en 2006.

Pourtant, ce record n’a rien d’anecdotique. A 54 ans, Loïck Peyron ajoute tout simplement un nouvel exploit à son long palmarès. Trois victoires dans la Transat anglaise (1992 /1999 /2008), deux dans la Transat Jacques-Vabre, avec Franck Proffit (1999) et Jean-Pierre Dick (2005), un succès dans la Barcelona World Race, avec Jean-Pierre Dick (2011), un Trophée Jules-Verne en équipage (2012) ou encore, cinq titres de champion du monde Orma (trimarans de 18,28 m). Et bien sûr, cette première Route du Rhum, après six participations. Dire qu’en 2002, après, son abandon, il avait juré de plus jamais rééditer l’expérience en solitaire.

Un couteau suisse

« Jamais dire jamais, non ? », assurait-il avec malice avant le départ, dimanche 2 novembre à Saint-Malo. Un départ presque surprise pour le skipper qui a remplacé au pied levé Armel Le Cléac’h, blessé au poignet droit, à peine deux mois et demi avant cette Route du Rhum. « La dernière journée a été difficile. Depuis le début de la course, je me suis fait peur en permanence et (...), une fois, j'ai failli me retourner, je me suis endormi à la barre », a-t-il révélé à l’arrivée.

« Loïck est un couteau suisse, il peut tout faire sur un bateau ». Ernesto Bertarelli, le patron du défi suisse Alinghi, qui avait engagé le navigateur français lors de la 33e Coupe de l’America en 2010, avait trouvé le mot juste. Véritable touche-à-tout, Loïck Peyron, qui vient de boucler la 49e traversée de l’Atlantique de sa carrière, est un authentique surdoué. Co-barreur encore lors de la dernière Coupe de l’America l’an passé à San Fransisco, à bord du trimaran AC72 Artemis, ce père de quatre enfants cultive et entretient sa polyvalence. Et ce n’est pas ce nouveau succès qui contredira Ernesto Bertarelli.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.