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Cyclisme

Astana sous surveillance

Vicenzo Nibali lors de sa victoire d'étape à Sheffield dans le Tour de France, le 6 juin 2014.
Vicenzo Nibali lors de sa victoire d'étape à Sheffield dans le Tour de France, le 6 juin 2014. REUTERS/Christian Hartmann

L'équipe Astana, dont le chef de file est l'Italien Vincenzo Nibali, a finalement reçu la licence WorldTour qui donne accès à toutes les grandes épreuves cyclistes. Mais avec une épée de Damoclès liée aux récentes affaires de dopage de l'équipe kazakh. L'Union cycliste internationale (UCI) a octroyé ce sésame en précisant que la formation d'Alexandre Vinokourov était «sous surveillance».

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Secouée par plusieurs cas de dopage ces derniers mois, l’équipe Astana était dans l’attente et son chef de file, Vicenzo Nibali, devait se poser bien des questions. Le dernier vainqueur du Tour de France est désormais soulagé. Sauf qu'il devra croiser les doigts pour qu’aucune autre affaire ne vienne définitivement l’écarter de la prochaine Grande Boucle où il défendra son titre.

Une licence WorldTour sous conditions

Astana a reçu, sous conditions, la licence WorldTour donnant accès à toutes les grandes épreuves. Un fameux sésame que seules dix-huit équipes peuvent avoir. Ce qui ne nécessite pas d’invitation de la part des organisateurs pour courir les classiques - courses d'un jour les plus prestigieuses du calendrier international de cyclisme sur route - et les trois Grands Tours (Italie, France et Espagne). Mais l'Union cycliste internationale a précisé qu’Astana était « sous surveillance ».

La formation kazakhe devra se soumettre à un audit de l'institut spécialisé de Lausanne (Suisse), chargé de vérifier la responsabilité de l'encadrement dans les récents cas de dopage, et aussi observer un strict respect du cahier des charges relatif notamment à la préparation et à la charge de travail des coureurs. « En cas de conclusions défavorables de l'audit ou d'exécution défectueuse du cahier des charges, ou encore si l'équipe devait connaître un nouveau cas de dopage durant la saison 2015, il appartiendra à l'UCI de saisir la commission des licences pour qu'elle statue sur un éventuel retrait de la licence », indique la fédération internationale.

Le rapport de Padoue comme épée de Damoclès !

Un autre danger guette l’équipe de Nibali. En effet, la justice italienne enquête actuellement dans l'affaire dite « de Padoue » du préparateur Michele Ferrari. Et c’est une réelle menace pour l’équipe Astana. Selon des médias italiens, des membres actuels de l'équipe Astana auraient entretenu des rapports étroits avec Michele Ferrari (pas Nibali). Ces informations seraient sorties du rapport du procureur de Padoue. Un document de 500 pages qui retrace plus de cinq années d’enquête sur le sulfureux Michele Ferrari. En 2007, Alexandre Vinokourov avait admis avoir travaillé avec Michele Ferrari. A cette époque, il est contrôlé positif à la transfusion sanguine pendant le Tour de France. L'UCI, qui attend la transmission du volet du dossier concernant le cyclisme, n'a pu utiliser les éléments rapportés par les médias italiens.

« Le cas de l'équipe Astana demeure très sérieux pour notre sport », estime Brian Cookson, le président de l’UCI. L'équipe financée par le riche Kazakhstan n’a plus droit au faux pas. Depuis 2007, elle a défrayé la chronique à maintes reprises. Exemple: en 2010, Alberto Contador, était suspendu après un contrôle positif. Il se voit retirer sa victoire dans le Tour de France.

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