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BASKET

Mickaël Gelabale: «Le Mondial ? Un truc énorme»

Les basketteurs français Mickael Gelabale (à gauche) et Joffrey Lauvergne s'enlacent, avec leur médaille de bronze au cou décroché lors de la Coupe du monde 2014 en Espagne.
Les basketteurs français Mickael Gelabale (à gauche) et Joffrey Lauvergne s'enlacent, avec leur médaille de bronze au cou décroché lors de la Coupe du monde 2014 en Espagne. REUTERS/Susana Vera

Après l’or décroché au championnat d’Europe 2013, Mickaël Gelabale a conquis le bronze en septembre 2014 avec l’équipe de France lors de la Coupe du monde. A quelques mois de l’Euro 2015 en France, le nouvel ailier de Strasbourg (31 ans, 123 sélections) revient sur cette très belle année pour le basket français et évoque ses futures ambitions.

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RFI : Quels souvenirs gardez-vous de cette première médaille de bronze au Mondial 2014 ?

Mickaël Gelabale : J’ai vécu un truc énorme, quelque chose que je n’avais encore jamais vu avec l’équipe de France, surtout lors d’une Coupe du monde. On avait un groupe super sympa, soudé, avec des coéquipiers sur la même longueur d’onde qui voulaient la même chose que moi. Au final, on a réussi à chercher cette médaille, une première pour la France.

En quart de finale, vous avez dominé l’Espagne, à domicile, le grand favori. Cette victoire, surprise, est-elle encore plus forte que celle réalisée en demi-finale de l’Euro 2013 ?

Oui, c’était plus fort ! On affrontait les Espagnols chez eux, devant leur public. L’envie ne manquait pas. Depuis plusieurs années, il y a pas mal de rancœur entre nos deux équipes. On a perdu à de nombreuses reprises avant de les dominer, enfin. Un truc s’est installé. Les battre chez eux, pour nous, c’était inimaginable !

Ne reste-t-il pas une pointe de déception après votre défaite en demi-finale face à la Serbie ? Vous auriez pu disputer une finale face aux Etats-Unis…

Bien sûr, même quelques mois après, il me reste un gout amer, même si une médaille a couronné notre parcours. Mais j’aurais aimé affronter les Etats-Unis et aller au bout de cette Coupe du monde.

La France championne du monde, était-ce réellement envisageable ?

Réalisable ? Oui. Même si beaucoup de gens disaient que notre équipe était incomplète, nous avions des armes pour lutter. Sur un match, on ne sait jamais. Peut-être qu’on aurait pu le faire. Malheureusement, on ne le saura jamais.

Au sein de ce groupe, en l’absence de votre leader Tony Parker, une personne s’est affirmée sur la scène internationale : Vincent Collet, votre sélectionneur. Décrivez-nous sa méthode.

Il est très pointilleux. Vincent, c’est un coach qui s’arrête sur chaque petit détail. Il insiste. C’est sa force par rapport à d’autres entraîneurs, français notamment. Tout le monde a envie de bien faire et de jouer pour lui. Chaque joueur, sur le terrain et sur le banc, a une mission. Il y a un vrai esprit collectif. Il arrive à mettre tout le monde sur le même piédestal et c’est notre force.

« Atteindre la finale de l’Euro 2015, c’est le minimum »

L’Euro 2015, qui se tiendra en septembre prochain en France, approche et vous allez y défendre votre titre. Etes-vous impatient  ?

Evidemment ! Depuis longtemps, nous attendions une telle compétition chez nous. C’est une première pour nous tous, pour tous les anciens. C’est une récompense méritée, mais ce sera dur. Les Espagnols, lors de la Coupe du monde, ont vécu cette situation. On n’aura pas le droit à l’erreur. On connaît les difficultés, mais on veut s’imposer devant notre public.

Le tirage au sort a été plutôt clément, avec la Finlande, la Pologne, Israël, la Bosnie-Herzégovine et la Russie au premier tour. Comment jugez-vous cette poule ?

Ce sera une nouveauté. D’habitude, nous tombons toujours dans une poule forte. Cette fois-ci, elle nous est favorable, c’est vrai, mais il va falloir tout gagner. Ensuite, en huitièmes de finale, on ne contrôlera plus rien. Peu importe notre adversaire, il faudra être à 100%, ne pas lâcher. Atteindre la finale, c’est le minimum.

Une finale justement vous qualifierait pour les JO 2016, la dernière compétition pour votre génération puisque Tony Parker, Florent Piétrus et vous-même avez déjà annoncé leur retraite internationale après Rio…

C’est justement une motivation supplémentaire pour nous. Si on veut rêver d’une médaille olympique, on se doit d’être finaliste de l’Euro. Seuls les deux finalistes iront directement au Brésil. On a déjà gagné l’Euro et une médaille en Coupe du monde. Mais il nous manque quelque chose. J’espère qu’on aura une grosse équipe pour se qualifier aux JO.

Vous avez rejoint cette saison Strasbourg, l’équipe entraînée justement par Vincent Collet, après trois saisons à l’étranger. Quel premier bilan tirez-vous de ce retour en Pro A ?

Je l’avoue, c’est un petit peu bizarre. Mais je prends beaucoup de plaisir ici, surtout en jouant avec Antoine (Diot) et Ali (Traoré), que je retrouvais l’été chez les Bleus. Strasbourg est une très bonne équipe, beaucoup de joueurs français brillent. C’est rare en France et j’y prends goût. La preuve que les Français ont leur place en Pro A. On n’a pas forcément besoin d’avoir cinq étrangers sur le parquet.

A 31 ans, rêvez-vous encore d’un retour en NBA, après des passages à Seattle (2006-2008) et Minnesota (2012-2013)  ?

La NBA reste la plus grande ligue et un rêve de gosse. Même si je l’ai déjà réalisé, je reste un compétiteur et j’aime jouer au plus haut niveau. Si l’opportunité se représente, pourquoi pas. Mais honnêtement, j’ai envie de passer du bon temps sur un terrain et de gagner des titres. J’espère vivre une année plus stable en 2015. J’envisage un retour à long terme, sur deux ou trois ans, en France.

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