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BASKET

Pape Sy: «Je privilégie la sélection française»

Pape Sy avec le trophée de la Leaders Cup remportée le 16 février 2014 avec son club du Mans.
Pape Sy avec le trophée de la Leaders Cup remportée le 16 février 2014 avec son club du Mans. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Sélectionné pour la première fois au All Star Game de Pro A qui se déroule samedi 3 janvier au Zénith de Paris, Pape Sy réalise la meilleure saison de sa carrière (15,4 points et 5,1 rebonds en moyenne) sous les couleurs de Gravelines. Après un court passage en NBA entre 2010 et 2011, le Franco-Sénégalais de 26 ans rêve d’intégrer enfin l’équipe de France. Même si le Sénégal lui fait les yeux doux…

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RFI : Après deux saisons au Mans, vous avez signé cet été à Gravelines et vous réalisez, de loin, la meilleure saison de votre carrière. Comment expliquez-vous cette renaissance à 26 ans ?

Pape Sy : J’ai déjà connu quelques belles années, notamment au Mans, mais à Gravelines, je me sens très bien physiquement et le coach me fait confiance. J’ai davantage de responsabilités en attaque, je suis en confiance. C’est un engrenage. Plus on m’en donne, plus j’en veux.

Vous avez même réalisé quelques cartons offensifs avec 26, 29 puis 30 points. L’attaque n’était pourtant pas votre marque de fabrique par le passé…

(Il rit) Je joue au feeling ! Je peux être hargneux et décisif. Je me pose moins de questions, je tente plus de trucs et j’ai, logiquement, plus de réussite.

Votre nom, à mi-saison, est même cité comme candidat potentiel au titre de MVP de Pro A. Y pensez-vous ?

Je ne peux pas le nier, lire cela me fait plaisir. C’est vrai, c’est l’année de mon éclosion. Je réalise ma première grosse saison, mais être MVP n’est pas un objectif. Après, si je continue avec cette même mentalité, si je poursuis ma progression et si l’équipe gagne…

Et un retour en NBA, l’envisagez-vous ? Votre passage chez les Hawks d’Atlanta fut un peu court (il a été drafté en 53e position en juin 2010, mais a régulièrement été envoyé en ligue mineure par son club)...

A l’époque, je n’étais pas forcément prêt pour la NBA. Mais comment refuser une telle opportunité ? D’un point de vue individuel, il me manquait du temps pour affiner mon jeu, pour me connaître davantage. C’est le cas aujourd’hui. Forcément, j’y repense. J’y ai déjà goûté et j’aimerais vraiment y retourner. Mais il va falloir disputer une année complète à ce niveau.

Des recruteurs NBA ont-ils déjà contacté votre agent  ?

Je n’ai aucun écho à ce sujet. Je préfère me concentrer sur ma saison et développer un jeu plus abouti.
 

« Voir le Sénégal en huitièmes de finale du Mondial, c'était une fierté ! »

Vous avez signé en début de saison un contrat de trois ans avec Gravelines (8e de Pro A actuellement). Quelles sont vos ambitions ?

Notre groupe reste jeune. Après un très bon début de saison, on a traversé une période difficile (6 défaites en 7 matchs). On se forme, on se cherche encore. Mais je ne suis pas inquiet, l’effectif est pétri de talent. On manque de constance, mais on travaille beaucoup. On pourra rivaliser bientôt avec les meilleures équipes du championnat.

L’an passé, vous faisiez partie d’une liste élargie du sélectionneur Vincent Collet pour participer à la Coupe du monde avec l’équipe de France. Rejoindre les Bleus, est-ce un rêve ?

C’est clairement mon objectif ! Ma sœur a déjà eu cet honneur et n’a cessé de m’en parler. J’ai déjà eu la chance de rejoindre l’équipe de France chez les jeunes et lorsque je vois les dernières magnifiques performances des Bleus (champions d’Europe 2013 et médaillés de bronze au Mondial 2014), ça me donne envie.

Vos deux parents sont Sénégalais. Avez-vous suivi le parcours des Lions lors de la Coupe du monde (éliminés en huitièmes de finale par l’Espagne) ?

Evidemment ! Le Sénégal, ce sont mes racines. Une partie de ma famille y vit toujours et je m’y rends de temps en temps. Les voir jusqu’en huitièmes de finale, c’était une fierté ! J’étais à fond derrière eux, j’appelais certains joueurs après les matchs. Leur parcours est historique.

Différents sélectionneurs ont déjà tenté de vous convaincre de jouer pour le Sénégal. Pourriez-vous franchir le pas ?

Pour l’instant, sincèrement, je privilégie la sélection française. Je suis né en France, j’ai toujours grandi ici. La France reste ma priorité, mon objectif. J’espère que je l’atteindrais. En fin de carrière ? Je ne sais pas encore. Il me reste encore quelques années…

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