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Athlétisme

Marathon: le Kényan Eliud Kipchoge effleure la barre mythique des deux heures

Le Kényan Eliud Kipchoge (en rouge) a échoué de peu dans sa tentative de courir le marathon en moins e deux heures.
Le Kényan Eliud Kipchoge (en rouge) a échoué de peu dans sa tentative de courir le marathon en moins e deux heures. Alessandro Garofalo / Reuters

Eliud Kipchoge, le champion olympique du marathon, et l’équipementier américain Nike ont manqué de peu leur pari de briser la barre des deux heures sur la distance. Tout était réuni pour aider le Kényan à y parvenir, mais les derniers kilomètres étaient trop difficiles. Néanmoins, la performance de Kipchoge ouvre la porte à l’exploit rêvé. « Peut-être la prochaine fois… », glisse Kipchoge.

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Il l’a presque fait, mais le chronomètre n’a pas cédé. Ce samedi 6 mai 2017, Eliud Kipchoge a failli entrer dans la légende de l’athlétisme. Le Kényan a tenté de passer sous la barre très symbolique des deux heures sur le marathon. Résultat ? Le record du monde est officieusement (et largement) tombé, mais la barre des deux heures a tenu bon… pour 25 secondes.

Une préparation scientifique pour tenter l’impossible

Eliud Kipchoge et l’équipementier Nike avaient tout préparé scientifiquement pour briser ce chronomètre. L’athlète s’est préparé pendant des semaines en altitude chez lui, au Kenya, pour être dans la meilleure forme possible ce samedi sur l’autodrome de Monza, en Italie. Le circuit automobile d’habitude réservé aux F1 était idéal : parcours plat et conditions météorologiques quasi optimales au moment de s’élancer à 5h45.

Nike avait aussi sélectionné plusieurs lièvres de haut niveau (dont l’Ethiopien Lelisa Desisa et l’Erythréen Zernesay Tadese), chargés d’imprimer le rythme, de protéger Kipchoge du vent et de le ravitailler efficacement. Tous étaient dotés de vêtements et de chaussures estampillés de la marque à la virgule.

De vrais bijoux technologiques conçus pour aider le Kényan à boucler les 42,195 km en moins de deux heures. Et tous ces fondeurs étaient précédés sur la piste par une voiture, dont le but était de donner l’allure requise pour descendre sous les deux heures et de provoquer un effet d’aspiration.

Kipchoge a tenu bon pendant longtemps

L’ensemble de ces paramètres faisait que le temps d’Eliud Kipchoge ne pourrait être homologué par la Fédération internationale d’athlétisme, rigoureuse quant à l’établissement des records du monde. Mais le défi était avant tout scientifique : il s’agissait de montrer que l’Homme pouvait courir plus de 42 kilomètres en moins de deux heures.

Comme prévu, le champion olympique 2016 s’est élancé très tôt ce samedi, secondé par une armée de lièvres, de physiologistes, de psychologues et toute la technologie nécessaire pour réussir l’exploit. Tous y ont cru en constatant la forme du champion de 32 ans. Mais Desisa et Tadese ont fini par craquer à mi-course, laissant Kipchoge seul en piste, seul face au défi. Après 30 kilomètres, le Kényan était encore dans le rythme, à la seconde près.

Tout proche des deux heures, Kipchoge ouvre une nouvelle ère

Puis, après 35 kilomètres, Eliud Kipchoge a commencé à fatiguer. Tout doucement, les secondes de retard ont commencé à s’égrener. La foulée est devenue moins régulière. Et les encouragements de tous n’ont pas permis à Kipchoge d’aller chercher le chronomètre rêvé dans la dernière ligne droite. Son temps final : 2 heures et 25 secondes. C’est bien mieux que son précédent record personnel (officiel) de 2 heures 3 minutes et 5 secondes. C’est aussi mieux que le record du monde (officiel), établi en 2014 par le Kényan Dennis Kimetto en 2 heures 2 minutes et 57 secondes.

« Au marathon, tout se joue dans les 20 dernières minutes », avait confié à L’Equipe Jos Hermens. Le manager d’Eliud Kipchoge juge que « l’humidité était trop forte » à Monza. « Elle était de 80%. A 60%, c’était bon. Les 25 secondes sont sûrement là », poursuit-il. A l’issue de sa course, Kipchoge s’est montré optimiste : « Peut-être la prochaine fois… Je peux désormais dire qu’il est possible pour un humain de courir en dessous des deux heures ». Une nouvelle ère est ouverte dans le monde du marathon.

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