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Football

Mondial 2019: les Néerlandaises, combattantes avant tout

Les joueuses néerlandaises célèbrent leur victoire face à la Suède.
Les joueuses néerlandaises célèbrent leur victoire face à la Suède. REUTERS/Denis Balibouse

Les Pays-Bas se sont qualifiés pour la première finale de Coupe du monde féminine de leur histoire face à la Suède. Une qualification acquise dans la douleur, après prolongation, qui met en avant une des plus grandes qualités de cette équipe : la combativité.

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De notre envoyé spécial à Lyon,

Les Pays-Bas, c’est bien connu, possèdent la densité de population la plus élevée d’Europe. Certains se sont servis de ce fait démographique pour expliquer le legs fait par ce pays au monde à la fin des années 1960 : le football-total, basé sur une occupation optimale du terrain et des vagues d’assaut lancées par tout un bloc-équipe sur l’adversaire.

Face à la Suède en demi-finale de la Coupe du monde féminine 2019, à Lyon ce mercredi 3 juillet, les joueuses de la sélectionneure Sarina Wiegman ont pourtant pris le contrepied du modèle déposé jadis par Johan Cruyff et ses camarades, tant sous le maillot de l’Ajax Amsterdam que sous celui de l’équipe nationale.

C’est en effet bien plus une équipe de combattantes que de fines techniciennes capables d’enchanter le match qui a vaincu la Suède (1-0 après prolongation) pour décrocher son premier billet pour une finale mondiale.

C’est son esprit combatif qui a permis de forcer un destin qui semblait bien décidé à emmener les vingt-deux joueuses jusqu’à la loterie des tirs au but au bout d'un match fermé et avare en occasions. « On se bat toujours jusqu'à la dernière minute, on a encore tout donné aujourd'hui, a rappelé la buteuse du jour Jackie Groenen. Notre équipe est un mélange parfait de joueuses aux qualités différentes. »

Une ascension rapide

De fait, si dans le football-total chacun savait tout faire, qu’il s’agisse de défendre, d’attaquer et même de marquer, ces Pays-Bas féminins version 2019 n’en sont pas encore là. Mais de la charnière centrale, qui s’est montrée intraitable, à la milieu de terrain Danielle Van de Donk, qui a usé de tous les artifices pour faire sortir l’adversaire de ses gonds et gagner du temps en fin de match, jusqu’à Shanice Van de Sanden, l’attaquante de l’Olympique lyonnais capable d’enflammer le match par ses accélérations mais incapable de conclure face au but, les Pays-Bas possèdent effectivement un éventail de talents, une complémentarité qui fait les grandes équipes. Car savoir vaincre sans bien jouer, comme ce fut le cas contre la Suède, est bien l’un des signes auxquels on reconnaît les grandes équipes.

A cet esprit combattant, il faut désormais ajouter une confiance à toute épreuve. Inconnues au niveau international il y a seulement quatre ans, les Néerlandaises ont, depuis, décroché un titre de championnes d’Europe en 2017 et, désormais, une place en finale de Coupe du monde. Le plat pays est en pleine... ascension !

► Retrouvez le calendrier et les résultats de la Coupe du monde

 

 

Infographie CDM féminine 2019 chiffres généraux
Infographie CDM féminine 2019 chiffres généraux RFI

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