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MMA

Ciryl Gane, nouveau phénomène français du MMA

Le Français Ciryl Gane dit "Bon Gamin".
Le Français Ciryl Gane dit "Bon Gamin". Photo: UFC

Après une solide carrière en muay-thaï, Ciryl Gane a décidé de faire la transition vers le MMA. Le voilà désormais dans la cour des grands, au sein de l'Ultimate Fighting Championship (UFC), la plus grosse organisation américaine d'arts martiaux mixtes (MMA). Son nouveau combat aura lieu le 26 octobre à Singapour. Rencontre.

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Ciryl Gane a fait ses débuts en MMA en août 2019 à Montevideo en Uruguay, face au Brésilien Raphael Pessoa qu’il a battu par soumission. Un très bon début pour le « Bon Gamin », son surnom de combattant.

Avec son physique impressionnant (1.95m, 115kg), samedi 26 octobre à Singapour, Ciryl Gane fera déjà son retour. Il sera face à  l’Américain Don’Tales « Kong » Mayes, qui lui fera ses débuts dans l’organisation. « Cela va être intéressant pour moi, car c’est quelqu’un de polyvalent. Il va falloir être vigilant, il fait 2 mètres et pèse 118 kilos. C’est un gros bébé. Je vais montrer ce que je sais faire et tenter d‘imposer mon rythme. » Don’Tales « Kong » Mayes devrait être l’adversaire le plus sérieux du tricolore depuis ses débuts en MMA. 

Le MMA par hasard

Pour Ciryl Gane, sa venue dans arts martiaux mixtes relève du pur hasard. Double champion de France de muay-thaï en 2016 et 2017, il a franchi le pas au MMA Factory à Paris, à la recherche de sparrings et par curiosité. « En région parisienne, je manquais de poids lourds pour m’entraîner. Comme j’habite à côté, je suis venu voir », précise-t-il. Là, il fait la rencontre de Fernand Lopez, qui a notamment entraîné la superstar camerounaise Francis Ngannou.

Les deux hommes tombent d’accord sur un plan de carrière et Ciryl Gane fait la transition sans hésiter. « Je n’ai pas regretté mon choix. Dans le MMA, l’ascenseur social est plus important. Cela a été un pari gagnant, car en à peine une année, j’ai signé avec l’UFC », se félicite Ciryl Gane.

Au tout début, « Bon Gamin » devait apprendre à gérer les phases au sol, spécifique au judo ou encore au jujitsu brésilien. « Très vite mon cerveau s’est adapté. J’ai la chance de comprendre assez rapidement ce qu’il faut faire. J’adore recommencer à zéro, apprendre de nouvelles choses. C’est génial de découvrir un nouveau sport, il y avait une forme de lassitude avec la boxe », dit Ciryl Gane.

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« C‘est dur de vivre du sport de combat en France »

L’arrivée prochaine du MMA en France ravit évidemment Ciryl Gane. « Pour le moment, notre sport est caricaturé par ceux qui le combattent. Mais le MMA, c’est avant tout du calcul. Les gens voient des vidéos qui combinent les moments les plus violents. Mais parfois, vous pouvez assister à une soirée entière où il ne se passe pas grand-chose, explique-t-il. C‘est dur de vivre du sport de combat en France. J’espère que derrière, il y a aura des sponsors pour que l’on puisse gagner notre vie ici aussi. »

À 29 ans, Ciryl Gane se donne encore beaucoup de temps pour se faire un nom. Singapour ne sera qu’un passage dans cette nouvelle carrière qu’il espère fructueuse.

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