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Basket NBA: la belle histoire américaine du Gabonais Chris Silva

Le Gabonais Chris Silva, en action.
Le Gabonais Chris Silva, en action. Issac Baldizon / NBAE / Getty Images / AFP

Chris Silva Obame Correia vit un rêve éveillé en NBA. Le Gabonais a signé un contrat de trois ans avec le Heat de Miami, alors qu’aucune équipe n’avait voulu de lui avant cette saison 2019-2020. L’intérieur âgé de 23 ans a suffisamment marqué les esprits, sur en-dehors des parquets, pour avoir sa chance dans la plus prestigieuse ligue de basket-ball au monde.

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Cette saison 2019-2020, en NBA, deux Africains se disputent le titre de plus belle histoire de l’année : le Sénégalais Tacko Fall et le Gabonais Chris Silva. Si le premier, pensionnaire des Celtics de Boston, génère un énorme buzz et beaucoup de sympathie depuis quelques mois, le deuxième, lui, a suscité beaucoup d’émotions et un respect grandissant, aux États-Unis.

D’émouvantes retrouvailles avec sa mère

Fin décembre, Chris Silva Obame Correia avait en effet été au centre de retrouvailles émouvantes avec sa mère. Le genre de scène (filmée) dont raffolent les Américains. Son équipe, le Heat de Miami, et la NBA, avaient fait venir sa maman en Floride. Les deux ne s’étaient plus vus depuis trois ans. Larmes du joueur, de ses coéquipiers et des fans, garanties.

Le natif de Libreville était ensuite allé remercier les dirigeants de sa franchise et de la ligue nord-américaine de basket-ball pour cet instant exceptionnel.

Retrouvailles émouvantes entre le basketteur gabonais Chris Silva et sa mère.

Des prestations convaincantes

Mais résumer les débuts de Chris Silva en NBA à cet événement serait réducteur. Si le Heat lui a offert un contrat régulier de trois ans, ce 15 janvier 2020, c’est aussi et surtout parce que l’intérieur âgé de 23 ans s’est montré convaincant depuis le mois d’octobre.

Ses statistiques – 3,5 points marqués et 3,1 rebonds captés en moyenne, par match – n’ont certes rien de renversantes. Mais l’intéressé se montre efficace quasiment à chaque fois qu’il entre en jeu. Son adresse au tir (69%) en atteste. Et ses qualités défensives se montrent précieuses.

Un éventail des aptitudes de Chris Silva.

Ce n’était pas gagné

Chris Silva aurait pu pourtant connaître le même sort que la plupart des joueurs passés par les universités américaines : poursuivre sa carrière ailleurs qu’aux États-Unis ou carrément laisser tomber le basket-ball. Et il y avait de quoi se décourager. Car en juin dernier, aucune équipe NBA n’avait voulu le recruter lors de la draft, cette session annuelle durant laquelle les franchises choisissent à tour de rôle de jeunes recrues.

Celui qui a quitté le Gabon à l’âge de 15 ans a alors effectué une série d’entretiens avec différents clubs : Bucks de Milwaukee, Knicks de New York, Spurs de San Antonio… Mais le Heat s'est montre le plus intéressé. Et, grâce à un camp d’été et une présaison convaincante, Miami a décidé de faire signer au jeune Africain un two-way contract. Une sorte de contrat précaire. Alors, lorsque les Floridiens lui ont proposé un bail en bonne et due forme, Chris Silva n’a pu cacher sa joie : « Je veux remercier tous ceux qui ont été présents et qui m’ont soutenu jusqu’à ce moment. » La belle histoire de la « Panthère » en NBA ne fait peut-être que commencer.

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