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Tennis

Pollution et intempéries mettent à mal l'Open d'Australie

Après la pollution liée aux incendies, c'est la pluie qui perturbe le début de l'Open d'Australie 2020.
Après la pollution liée aux incendies, c'est la pluie qui perturbe le début de l'Open d'Australie 2020. Hannah McKay/Reuters

Le début de l'Open d'Australie 2020 est très compliqué à Melbourne. La semaine de qualifications a été perturbée par la pollution liée aux terribles incendies qui sévissent dans le pays. Et ce lundi 20 janvier, 32 matches ont dû être reportés à cause de la pluie intense.

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Rarement un événement sportif aura été autant au cœur des problématiques environnementales. Malgré lui, l'Open d'Australie, premier rendez-vous majeur de la saison de tennis, est une loupe sur les maux qui tourmentent le pays : les incendies gigantesques qui sévissent depuis septembre et ont déjà brûlé 10 millions d'hectares, causé au moins 29 pertes humaines et tué peut-être plus d'un milliard d'animaux d'après une étude.

Le circuit en colère après une semaine éprouvante

Réputé pour son caractère éruptif, Nick Kyrgios, l'une des stars du tennis australien, n'a pu retenir ses larmes le 3 janvier après un match d'ATP Cup. Les incendies en Australie l'ont meurtri lui aussi. Sa ville natale, Canberra, n'a pas échappé aux flammes. « Canberra doit avoir l'air le plus toxique du monde en ce moment, c'est très triste. C'est dur », avait lâché Kyrgios.

L'air intoxiqué par les feux a, justement, fait beaucoup parler toute la semaine dernière, pendant les qualifications pour le tournoi. Alors que le niveau de pollution était classé « dangereux » et qu'il était conseillé aux habitants de rester calfeutrés chez eux, les tennismen et tenniswomen, eux, jouaient. Une hérésie pour certains, un calvaire pour d'autres. La Canadienne Eugénie Bouchard, éliminée au 3e tour des qualifications du Grand Chelem australien, a souffert de douleurs dans la poitrine. L'Australien Bernard Tomic, également battu, a demandé à ce qu'on installe un ventilateur tant il avait du mal à respirer.

Plus choquante encore fut l'image de Dalila Jakupovic à genoux, suffocante et en pleurs. La Slovène, qui menait dans son match, a dû abandonner, prise de violentes quintes de toux sur le court. Plusieurs joueurs et joueuses ont dû utiliser des inhalateurs pour se remettre. La colère est alors montée. « Plus je pense aux conditions dans lesquelles nous avons joué, plus j'enrage. (...) Où est la protection des joueurs, des hommes comme des femmes ? » a explosé le Britannique Liam Broady sur Twitter.

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Ready for my 1st round @australianopen #letsplay

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Le Français Nicolas Mahut s'est voulu plus ironique en apparaissant sur Instagram avec un masque de protection et le message « Prêt pour mon premier tour ». Dans les colonnes de L'Équipe, il a tout de même fustigé : « Je n'aurais pas laissé mon fils ramasser des balles dans ces conditions. » Même Roger Federer s'est interrogé : « Où en est-on avec le seuil pour savoir si on joue ou pas ? »

La pluie s'en mêle, les première surprises tombent

Finalement, la direction de l'Open d'Australie a érigé deux mesures de pollution de l'air : une à partir de laquelle les organisateurs et médecins débattront de la poursuite ou non des matches, et une autre qui entraînera la suspension systématique des matches. Et ce lundi 20 janvier, pour la première journée du tournoi, les indicateurs étaient positifs à Melbourne : la qualité de l'air était « bonne » et on pouvait jouer sans crainte. Seulement voilà, un autre facteur est venu gripper le plan établi.

La pluie tant attendue pour lutter contre les incendies est arrivée jeudi 16 janvier en Australie. Une bonne nouvelle sur un front, mais une mauvaise aussi dans certaines zones de l'est du pays où les intempéries ont provoqué des inondations. A Melbourne, au sud, les premières gouttes sont arrivées en début d'après-midi. Seulement trois courts étant dotés d'un toit rétractable, les organisateurs ont dû annuler beaucoup de rencontres. 32 ont été reportées à mardi. La situation n'est pas aussi problématique qu'une semaine plus tôt, mais décidément, cet Open d'Australie est un casse-tête.

Quelques surprises ont quand même rythmé cette première journée. Chez les hommes, les principales têtes de série qui ont pu jouer n'ont pas eu de souci. Roger Federer et Stefanos Tsitsipas sont passés sans encombre. Le tenant du titre et septuple vainqueur, le Serbe Novak Djokovic, a lui lâché un set face à l'Allemand Jan-Lennard Struff avant de glaner la 900e victoire de sa carrière (seuls Jimmy Connors, Roger Federer, Ivan Lendl, Rafael Nadal et Guillermo Vilas font mieux). Le flop du jour est pour le Canadien Denis Shapovalov : tête de série n°13, il a pris la porte d'entrée face au modeste hongrois Marton Fucsovics.

Chez les dames, la tenante du titre, la Japonaise Naomi Osaka, a passé le premier tour sereinement, tout comme l'Américaine Serena Williams, 38 ans et toujours en quête d'un 24e Grand Chelem qui lui permettrait d'égaler le record en la matière de Margaret Court. Sa grande sœur Venus, en revanche, a été éliminée. La double-finaliste de l'Open d'Australie (2003 et 2017), âgée de 39 ans et demi, a mordu la poussière contre sa compatriote Cori Gauff, âgée de 15 ans. Pour sa première apparition en Australie, l'adolescente signe une belle performance contre l'une de ses idoles. La suite dès mardi... si les éléments le veulent bien.

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