Accéder au contenu principal
Cyclisme

Tropicale Amissa Bongo: Youcef Reguigui, désormais le vélo plaisir

L'Algérien Youcef Reguigui lors de la première étape de la Tropicale Amissa Bongo, le 20 janvier 2020.
L'Algérien Youcef Reguigui lors de la première étape de la Tropicale Amissa Bongo, le 20 janvier 2020. Photo: Farid Achache

L’Algérien Youcef Reguigui fait partie du peloton de la Tropicale Amissa Bongo 2020. Celui qui a passé cinq années au plus haut niveau avec l’équipe MTN-Qhubeka, puis Dimension Data, est le coureur le plus important de l’histoire du cyclisme algérien.

Publicité

De notre envoyé spécial à Oyem,

L’après-midi touche à sa fin et Youcef Reguigui a profité de ce dimanche, à la veille du grand départ, pour trouver un peu de repos avant d’attaquer sa troisième Tropicale d’affilée, le lundi 20 janvier. Le lendemain, il terminera la première étape à la 9e place dans les rues d'Ebolowa au Cameroun où la course faisait une incursion.

« J’ai fait beaucoup de sacrifices pendant des années »

En 2020, le coureur algérien compte bien gagner au moins une étape, lui qui est souvent passé à côté. Souriant, l'athlète de l’ancienne formation sud-africaine Dimension Data savoure sa nouvelle vie de cycliste loin de la pression qu’il a connue au plus haut niveau, durant cinq années.

« J’apprécie ma nouvelle équipe [Teregganu cycling team en Malaisie]. J’ai fait beaucoup de sacrifices pendant des années et je remercie mon épouse et ma famille de m’avoir soutenu. J’ai passé beaucoup de temps seul en Europe, j’ai fait mon maximum. Maintenant, je passe plus de temps à la maison », dit-il simplement.

Youcef Reguigui, 30 ans, était jusqu’en 2017 le fer de lance du cyclisme algérien. Au pays, on espérait le voir parcourir les routes du Tour de France. Il aurait été pionnier en la matière. Mais Youcef Reguigui n’en garde aucune amertume. « C’est le rêve de chaque coureur professionnel, mais je ne l’ai pas vécu. C’est comme ça, c’est la vie, on ne peut pas toujours avoir ce que l’on veut », lâche le vainqueur de la course sur route des Jeux africains à Rabat en 2019.

Fier de ses années au plus haut niveau

Celui qui devrait disputer les Jeux olympiques de Tokyo au Japon l’été prochain, comme en 2016 à Rio au Brésil, vit désormais sa vie de coureur cycliste avec plus de distance, mais avec toujours autant de motivation.

Youcef Reguigui ne sait pas si un jour il retournera dans une équipe World Tour, les 18 équipes les plus importantes sur le plan mondial. Mais il fait partie des rares coureurs africains à avoir participé au Tour d’Espagne, au Dauphiné libéré, au Tour de Romandie, au Paris-Nice ou encore à La Flèche Wallonne.

Reguigui se remémore une anecdote qui le rend fier. Au départ d’une étape de la Vuelta, l'Espagnol Alejandro Valverde, champion du monde sur route en 2018, lui avait confié que le Tour d’Espagne était « une des épreuves les plus difficiles du calendrier mondial ». « J’ai ressenti une forme de fierté d’être à côté d’un champion pareil et qui n’hésitait pas à me valoriser. J’étais tellement heureux d’arriver jusqu’à Madrid », avoue celui qui fut aussi l’ancien vainqueur du Tour de Langakawi en Malaisie. « Avoir passé cinq saisons au plus haut niveau reste pour moi une performance. C’est un truc exceptionnel pour un coureur africain. Sans MTN-Qhubeka, peu d’Africains auraient eu leur chance. » Reguigui fait partie de ceux qui ont brisé le plafond de verre ces dernières années.

« Youcef Reguigui a apporté son expérience à notre sélection algérienne, raconte volontiers son compatriote Azzedine Lagab. Je le connais depuis sa plus jeune enfance et il n’a fait que progresser. Quand il était petit, personne n’aurait imaginé qu’il puisse fait carrière. Il méritait largement sa place au Tour de France. Je le trouve plus fort qu’avant. »

NewsletterAvec la Newsletter Quotidienne, retrouvez les infos à la une directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.